samedi 30 mai 2009

Commencer à lire :

Sur FNAC.COM le premier chapitre d'un roman d'Alexis Aubenque en E-pub : Un automne à River Falls, édité par Calmann-Levy.
No comment sur le roman, je n'en lis plus depuis longtemps, ça commence mal c'est tout.
Un couple est dans une super baraque d'un super quartier d'un super pays, ils baisent, il jouit elle non.
Plus sérieusement la mise en page e-pub sur PRS c'est vraiment de la merde. Je ne comprends pas comment les éditeurs peuvent accepter cela ?

vendredi 29 mai 2009

En attendant

Le seul évènement intéressant cette semaine, à mes yeux, est l'annonce par la commission européenne d'une baisse de la TVA à 5,5% (via KotKot) sur les livres électroniques. On verra bien si cette baisse est répercutée. Pour ma part ça m'emmerde car le prix des guides sur Léonard et Michel-Ange sont ...leur année de naissance 1452 et 1475. Je vais changer et choisir celle de leur mort en ajoutant des rubriques (1519 et 1564). Fallait pas me chercher ;-))))

mercredi 20 mai 2009

Quid de la distribution ?

En attendant Amazon, il existe déjà sur notre territoire un certain nombre de plate-forme de diffusion de livreN. Je ne connaissais pas IziBook avant d'avoir cliqué sur un bandeau proposé sur Teleread. Il s'agit d'une solution 100 % marque blanche dédiée aux éditeurs qui souhaitent, et Eyrolles en fait partie semble-t-il, une certaine autonomie pour la diffusion de leur catalogue numérique. Impossible de savoir si elle est plus ou moins performante qu'E-pagine, Immatériel ou I-Kiosque mais chacun propose son propre modèle de distribution du livre numérique avec ou sans intermédiaire, c'est à dire avec ou sans le libraire et sa marge de 35 %.
Pour Eyrolles sur IziBook cette dernière se partage en partie avec le concepteur du logiciel et en partie pour l'éditeur, si j'ai bien compris. En résumé le client ne gagne rien, le libraire perd tout, et l'auteur ne gagne pas plus. C'est trop cool. Mais pourquoi pas, la suppression d'un intermédiare n'est pas synonyme de baisse des prix, la grande distribution nous le démontre tous les jours.
Si le client veut un prix plus bas il se tournera vers d'autres sources , et je vois mal comment nos distributeurs français pourront avec un prix du livre encadré sur notre sol, lutter contre un site ou une remise dépassant 5 % est autorisée.
Difficile d'imaginer les éditeurs refuser de travailler avec Amazon.com.
Dans tous les cas le prix du LivreN devrait ne pas tarder à baisser.

mardi 19 mai 2009

Héraclite

Je vous ai parlé d'Edgar Morin et de la Complexité (confer plus bas). En ouvrant, je dois être le premier des abonnés des bibliothèques de B-B à le faire, le Colloque de Cerisy sur l'Intelligence de la complexité je tombe sur Héraclite : "Joignez ce qui est complet et ce qui ne l'est pas, ce qui concorde et ce qui discorde ce qui est en harmonie et en désaccord; de toutes choses une et d'une, toutes choses." (De la nature, Fragments 10)
Cette phrase je la fais mienne. Elle illustre ma démarche, elle renforce mes convictions de ce que doit être un ouvrage du 21ème siècle.

samedi 16 mai 2009

Argent / Amazon /Auteurs

A 9$99 pour un livren, Amazon perd de l'argent sur chaque titre vendu.
Alors pourquoi tirer sur l'ambulance ?
Si les éditeurs ne jouent pas le jeu du concepteur du Kindle et si celui-ci communique assez mal ou pas du tout sur cet aspect des choses, les consommateurs devraient quand même réfléchir un peu avant de le vouer aux gémonies quand il augmente le prix des livrels.
Je rappelle par exemple qu'il est interdit en France de vendre à perte, ce qui semble être le cas du distributeur de Seattle. Mais il faut peut-être aller plus loin, savoir s'il n'existe pas des marges arrières, des contrats de coopération etc..Pour commencer à en savoir plus http://www.publishersweekly.com/article/CA6657272.html
Encore une fois la valeur d'un livre numérique peut s'évaluer de plusieurs manières, mais raisonner en comparant papier et fichier conduit à des erreurs. Si il n' y avait pas ( ou plus) de papier comment ferait-on ?
Les auteurs devraient profiter de cette période de grand trouble qui pointe son nez pour renégocier leur part du gâteau, notamment sur la version numérique. 7 ou 10 % pour le géniteur d'une œuvre c'est pas beaucoup, ils valent mieux.

vendredi 15 mai 2009

Bibliothèques et lectorat sédentaire.

Il est peut être urgent d'attendre avant de s'équiper en livrel pour les bibliothèques (j'ai changé d'opinion au passage) . La nouvelle gamme avec écran 10" est vraiment bien adaptée, in my opinion, pour le lectorat sédentaire.
Celui qui vient lire chaque jour un quotidien, chaque semaine un magazine, et un livre de temps en temps, car au moins ici (à la biblio) on est pas emmerdé par son conjoint ou les mômes.
Avoir un dizaine ou plus (j'en sais rien) de DX ou RS1000 en local, c'est plus malin peut-être qu'une prise de tête avec des appareils dont le prêt pose problème. De plus les économies sautent aux yeux : - abonnements moins chers, ou bien a budget égal plus de titres
- mobilier récupérer pour les livres ou les vidéos.
- Les spécialistes en trouveront d'autres ;-)
Seul hic, il faut une machine capable de gérer le lecteur (son abonnement, ses lectures, son historiques etc.) Mais c'est loin d'être insurmontable.
Concernant les romans ou les guides, notamment les miens, rien ne s'oppose techniquement à l'installation d'une borne de chargement de livres en prêt "éphémère" sur un livrel acheté par le lecteur. Pourquoi s'emmerder à gérér un parc de machines dont l'obsolescence va s'accélérer ?

jeudi 14 mai 2009

Les Guides MAF au rayon des vieux livres

Après Xavier Cazin, Immatériel, rencontre avec Frédéric Douin, I-Kiosque. Le café est bon et la boutique pleine de livres anciens. Sa plate-forme existe depuis pas mal de temps, temps numérique il s'entend, et le monsieur sait de quoi il parle (il a bcp travaillé sur un format pour PC: Flipbook. C'est propre son truc). 3 machines : un PRS, un Cybook et le dernier de chez Irex (l'écran 9'' c'est vraiment sympa). Il numérise du livre à tour de bras et il en vend..un peu, bcp ? Je sais pas mais il aime le livre. Ancien ou nouveau, papier ou livrel, le livre reste un livre. Il n'a pas envie de voir son travail piraté, il est partisan des DRM, c'est son choix, je respecte.
Présentation des Guides MAF (PDF) sur mon MAC, transfert sur l'Irex 1000. C'est bien, mais il ne sait pas lire le MP3, ni les vidéos, évidemment ( le NYT sur le 1000 c'est une version appauvrie du journal (celle du web) ). Après 1h30 de discussion on trouvera les Guides MAF sur I-Kiosque, un jour, quand je serais prêt avec une nlle version et quand le marché sera mûr pour une "démarche élitiste". Les Guides MAF c'est un peu comme les sermons de Savonarole édition Giunti 1500 ou édition moderne : destinées à des gens qui y croit. Et le public n'a pas lu les sermons de Savonarole, il préfère les contes à dormir debout de Dan Brown avec les iluminatii, honte aux public ;-)

mercredi 13 mai 2009

Edgar Morin et moi ;-)

Le Monde de ce jour un interview d'Edgar Morin :" Non seulement on ne peut pas s'en passer [de la culture] mais il faut la régénérer parce qu'elle est elle-même victime du mal principal qui frappe les connaissances, c'est-à-dire la compartimentation et la fermeture. Si, comme on l'a toujours fait, on veut réfléchir sur l'être humain, la nature, la réalité et l'univers, on a besoin d'incorporer les acquis qui viennent des sciences. Je crois qu'il faut régénérer la culture générale parce que chacun a besoin, pour savoir ce qu'il est en tant qu'être humain, de se référer à sa situation dans le monde...De plus, la culture ne peut pas se réduire aux savoirs transmis par le langage. La musique, par exemple, nous transmet des messages affectifs que nous traduisons très mal en mots. Mais il y a une pensée derrière la musique. Il y a une pensée derrière les œuvres de Beethoven. Il y a aussi une pensée derrière Rembrandt et Michel-Ange. Quant à la poésie, elle emploie les mots non pas dans un sens de dénotation instrumentale mais dans un sens d'évocation que le langage dénotatif ne peut pas dire. La culture inclut tous les arts."
Cette approche qualifiée de complexe, je ne sais pas pourquoi mais quand j'aurai lu un ouvrage du monsieur peut-être, est l'image théorique d'une écriture hypermédia.
Il dit plus loin : "Dans L'Homme et la mort (Seuil, 1951), j'ai fait appel à l'ethnographie, à la préhistoire, aux sciences religieuses, à la poésie, à la littérature... Mon problème était de ne pas juxtaposer ni empiler ces connaissances mais de les relier en leur donnant un sens."
C'est effectivement un problème. Ne pas utiliser la musique ou l'image comme une simple illustration mais comme comme substitut des mots.
Si j'osais je lui demanderai d'écrire une préface à mes guides, en plus il faudrait connaître son adresse. Si quelqu'un la connaît je suis preneur. D'avance merci.

Position dominante d’Amazon ? Non d’E-ink

Ebouquin et Engadget dans le sillage du patron du Dallas Morning s'inquiètent des conditions imposées par Amazon pour la diffusion des journaux sur le Kindle DX. 70 % du montant de l'abonnement serait perçu. Et alors ? il reste aux titres la pub et 30% de marge. Si le deal n'est pas intéressant rien n'empêche nos patrons de presse de refuser et d'aller voir ailleurs. C'est tout benef pour la concurrence. La position dominante sur ce marché n'est pas le fait d'Amazon mais d'E-ink. Pour le moment ils font la pluie et le beau temps. S'ils décident d'augmenter leur marge, de baisser leur production , de retarder l'introduction de la couleur pour capitaliser sur le noir et blanc, personne ne peut les en dissuader, un peu comme Intel en son temps. Si les equipes de Bezos sont plus malignes que celles de Sony ou Irex ce n'est pas vraiment gênant, une équipe ça se change. Mais il viendra un jour ou toutes les machines se ressembleront car la vraie innovation de ce marché c'est le e-paper et s'il n'existe qu'un seul acteur ou quasiment ce n'est pas forcément bon.

mardi 12 mai 2009

Etre copié pourquoi pas ?

Un article sur le NYT concernant la copie des livres numériques. Deux types d'auteurs deux opinions divergentes. Les premiers sont connus, il sont irrités, mais pas ruinés, pas encore peut-être (d'ailleurs en musique les gens les plus piratés sont aussi les plus riches, mais ils ont un avantage sur l'écrivain : les concerts). Le second se fout du piratage, lui son problème c'est la reconnaissance de son travail, si être piraté peut l'y aider, pourquoi pas. Mais jusqu'à quand et dans quelles proportions ?
Campagne de pub VS pirates en campagne. Faust est aussi par là.

dimanche 10 mai 2009

Le DX sauveur de quoi ?

Le Dx sauveur de la presse ? Ou exprimer autrement: le numérique sauvera-t-il ce qu'il détruit dans un premier temps (en admettant que la presse ne se détruise pas elle même avec les couacs du genre Wikipédia/Jarre, ou les fausses découvertes : l'oreille de Van Gogh coupée par Gauguin, on en parlait déjà il y a dix ans) ?
Ce qui vaut pour la presse, vaut pour la musique (- 18 % de ventes au 1er trimestre et quasi stagnation des téléchargements légaux qui sont en grande majorité des sonneries pour portables) et demain le livre. A ce stade sans avoir les chiffres entre les mains on en est réduit aux hypothèses.
Combien faut-il vendre de DX et d'abonnements pour sauver le NYT ? La réponse est sûrement connue, mais pas de moi.
Combien d'emplois seront-ils détruits avant un retour à l'équilibre ?
Idem pour le livre. Si le nombre de livrels vendus augmentent, celui des versions papier diminue forcément, et la marge également. Et par les temps qui courent , sur un TB pour compenser une diminution de la marge on ajuste les frais de salaire en augmentant le nombre de demandeurs d'emploi.
Quels sont les métiers qui vont disparaître (RV qui connaît bien le secteur a peut-être une réponse) et ceux qui vont apparaître ? Libraires VS Plate-forme, e-pub agencie VS imprimeurs, PVI VS Chapelle d'Arblay etc (Pourquoi les papetiers n'investissent-ils pas dans le e-paper?)
On glose sur les nouveautés, moi le premier, mais quels en sont les impacts ?
Les éditeurs sont sur la défensive, on les comprend. Il semble bien aujourd'hui que le livre électronique et numérique soient sur la bonne rampe de lancement, même si la France est un peu frileuse.
Cette créativité de l'électronique, le conteneur, sera accompagnée d'une créativité du contenu. La question est: qui en seront les acteurs ? Le NYT, ou le E-NYT (Amazon comme actionnaire majoritaire), Hachette ou France Télécom, les guides Michelin ou les Guides MAF ;-) sans oublier Google, Apple et les asiatiques (Samsung et les chinois).
La numérisation redistribue les cartes, Itunes en est le meilleur exemple. On a , je n'ai pas, encore très bien mesuré l'accord Google/Sony, premiers coups de semonce pour une guerre où les acteurs traditionnels, les éditeurs, les imprimeurs risquent d'être ravalés au rang de spectateurs.

vendredi 8 mai 2009

Pressions "amazoniennes"

En navigant sur Teleread mon attention se porte sur le prix d'un ouvrage de Balzac 299 $. Fichtre, je ne sais pas pourquoi cet ouvrage est aussi cher, une erreur ?
Je vais sur le site d'Amazon pour vérifier. Non c'est bien le prix, une édition "Pléiade" en quelque sorte, mais je ne suis pas au bout de mes surprises. En bas à gauche un pavé m'invite à faire pression sur l'éditeur pour une version Kindle de l'ouvrage. Je clic et Amazon me remercie.
J'en reviens pas.
Quand mes idées seront plus claires j'y reviendrai. En attendant si vous avez un opinion n'hésitez pas.

Refaire une place à la poésie

La poésie n'est pas forcément liée à de bons souvenirs, récitations et autre épreuve de français sont là pour en témoigner. Seulement parfois un recueil, l'anthologie de Pompidou, une interview, un marcheur fou sur Europe1 liseur de poèmes pour se reposer le soir venu (des livrels au rayon sac à dos chez Décathlon, pourquoi pas quand on chasse le gramme?), vous amènent à un questionnement : ne suis-je pas passé à côté ?
Oui et non! La poésie peut être rébarbative, à l'instar des musiques antérieures au baroque (les tirages sont sensiblement équivalents : environ 3 000 exemplaires). Mais dans un contexte , une ambiance, un poème peut être lu sans aucune difficulté, apprécié. J'ai découvert cette faculté avec Michel-Ange. Le sculpteur du David est aussi un des plus grands poètes italiens. Il manie la plume aussi facilement que la gradine, une feuille l'inspire autant qu'un bloc de marbre, ils sont même parfois étroitement liés, l'un prolongeant l'autre. Il réconcilie les arts plastiques et l'art par excellence (selon nos anciens en tous cas). Sans parler de la musique, les plus grands compositeurs de son époque plaquèrent des notes sur ses sonnets, idem pour Laurent le Magnifique (ballade et chansons de carnaval) .
C'est une opportunité hypermédia sans équivalent.
Le poème n'est plus livré à lui-même, il ne sert plus d'illustration (cas de la biographie de François 1er par G. St Bris par exemple), il devient le fil conducteur d'un ouvrage, en l'occurrence un guide.
Les rimes sont autant d'indices historiques , psychologiques et artistiques pour cerner au plus près notre homosexuel tourmenté et mystique, son époque.

jeudi 7 mai 2009

E-book enrichi ?

Le terme fait florès depuis quelques temps sur la blogosphère. Il me dérange. Si un ouvrage est enrichi on peut estimer, par déduction, sa pauvreté dans une phase précédente. C'est peut-être vrai mais dans le cas contraire on ramène quand même la chose écrite à un niveau inférieur. C'est pas cool. On peut toutefois distinguer un ouvrage "documenté" d'un ouvrage hypermédia.
Le premier utilise l'illustration pour renforcer les mots, le second explose les cloisons entre mots, sons, images etc. L'écriture fait appelle alors à toutes les ressources numériques, non pour une approche marketing ( Apache via Ebouquin) mais pour offrir au lecteur un nouvel univers....appauvri diront certains ;-)

mardi 5 mai 2009

Pourquoi Irex merde ?

En regardant chez nos lointains voisins, Amazon, on se dit qu'ils n'inventent pas grand chose, mais font mieux. Irex le pionnier battave nous proposait son Iliad, avec son astucieux flip bar, bien avant la firme de Seattle et récidivait avec son DR1000. On ne connaît pas les chiffres d'Eindhoven, mais ils sont certainement à des années lumières de ceux de Seattle. Dommage.
Quelles sont les erreurs commises par Irex ?
1) Le positionnement.
Pour l'Iliad les néerlandais ce sont d'abord focalisés vers le BtoB, d'où le choix d'un partenaire comme 4D Concept, avant de s'orienter, trop tardivement sans doute, vers le BtoC. Ils ont perdu du temps et laissé la place à la concurrence avec des produits adaptés aux livres. Le relookage du Book Edition ne trompe personne.
Pour le DR1000 dédié à la lecture presse, disons que l'on a jamais raison tout seul. Il faut donc attendre. La nlle machine d'Amazon est une excellente nouvelle pour eux.
2) Les prix
C'est le principal handicap de la firme. Un prix très élevé qui n'a jamais baissé. Pas d'effet d'échelle (c'est gênant), pas de réaction face à la concurrence, pas d'écoute du marché. Ils sont persuadés d'offrir la meilleur machine, sur le papier c'est incontestable, et veulent en tirer profit. Vendre cher un bon produit n'est pas stupide, sauf quand le marché ne veut pas l'entendre de cette oreille. Combien faut-il de livrels pour rentabiliser mon BE? Trop, je n'aurai pas le temps de tous les lire que déjà ma machine sera caduque. Le chaland n'est pas stupide lui non plus et les freins à l'achat sont plus nombreux aujourd'hui que les accélérateurs.
3) La com
Bezos est un vendeur. Dès le début il a fait bcp de bruit (il fut l'homme de l'année pour Time aux temps de la bulle internet). Il sait se vendre et vendre ses produits.
Chez Irex on est plutôt silencieux. Le site frémit de temps en temps d'annonces très rares. Le blog est en létargie et la communauté des développeurs est quasiment muette.
Sur notre territoire deux coups de pub : le partenariat avec Les Echos, un flop, et Read&Go avec Orange, un pschittt.
La blogosphère les oublie, ils sont has been, un peu comme leur design.
Face à des géants il faut, soit être autant bruyant, c'est pas facile, soit être plus malins (comme Bookeen). Visiblement ils ne sont ni l'un ni l'autre.
C'est leur choix.
La question est : Ont-ils assez de cash pour continuer longtemps comme celà ?

lundi 4 mai 2009

Nomadisme

TV mobile, livres numériques même combat ?
En lisant sur Le Monde.fr l'étude relative aux usages et comportements de l'offre TV sur les téléphones portables, impossible de ne pas établir un parallèle avec le livrel.
Si en Europe et aux US ce type de service a du mal à décoller, et peut être ne décollera-t-il jamais, les raisons en sont :
1) L'ergonomie et la convivialité
2) L'attente de nx services.
En gros et sans être certain de ce que j'écris : des écrans inadaptés à notre vue seront rejetés d'emblée par les plus sages (ce que confirme la pyramide des âges du Kindle).
Pour les moins sages on verra. Les casques HI-FI remplaçant les oreillettes laissent entrevoir un espoir. Confort, qualité et santé auront peut-être le dernier mot.
Pour ceux qui pensent Iphone et e-books en lisant ces lignes, j'attire votre attention sur un fait: aucune application e-books n'est entrée au top 10.
Les nouveaux appareils engendrent de nouvelles attentes. La transposition pure et simple d'un contenu existant vers un autre périphérique n'est pas forcément bien accueillie.
La TV sur un grand écran, un livre sur le papier...sans oublier une bonne bière (depuis Gran Torino je bois des buds :-)) on aime, pas de raison que ça change.
Trouvez-nous autre chose pour nous séduire, semblent dire les sondés. Ils ont raison.

vendredi 1 mai 2009

Ils sont moins cons Joachim

"Celui qui veut faire œuvre d'immortalité, doit longtemps demeurer seul dans sa chambre" Vieille de 5 siècles cette maxime du grand Joachim n'a pas pris une ride.
Le clavier a remplacé la plume, l'écran la rare feuille de papier et le net la missive. Mais l'auteur, celui d'un blog, d'un roman etc. reste toujours confronté à lui même. Le curseur clignote en attente des mots, de l'inventivité, de la créativité c'est du bonheur, jamais de l'angoisse.
La postérité Joachim tout le monde l'espère, mais en ces temps modernes (notion très conne) la célébrité lui est préférée. On souhaite être lu, commenté, apostrophé, reconnu, voir le nombre de pages vues explosé. Pas facile. Le nombre de visiteur unique fluctue sans toujours une explication cohérente. 230 un jour, 10 trois jours après, c'est fou, seul le temps passé reste constant 1 minute 20 en moyenne. C'est le temps d'un benjamin ou un minime sur 100 mètres brasse, à mon époque, enfin je crois. C'était l'époque ou je demandais à Alex Jany, un colosse, recordman du monde des 100, 200, 400 et 1500 mètres nage libre (Phelps est peut-être le seul capable de refaire ça) ce qu'il prenait avant une course. Réponse : de la confiture. Je rigolais, nous on était tous dopés et pas recordmen du monde. Je ferme la parenthèse.
Depuis des mois, seul dans ma chambre, je tente sur plusieurs fronts, l'écriture de guides, la rédaction de posts, le démarchage, de sensibiliser le plus grand nombre au livre numérique (l'oeuvre). Impossible. Le plus grand nombre ce sont des centaines de milliers de lecteurs, pas un ou deux milliers.
J'ai encore de l'espoir pourtant. Quand je regarde la nouvelle pub d'Apple pour l'Iphone, le hard cède sa place aux applications. La richesse du téléphone de Cupertino c'est ce que les gens en font quand ils ne téléphone pas, plus. C'est le modèle gagnant, celui qu'il faut copier et adapter au livre électronique (le support).
J'essaie de séduire qui un distributeur, qui un fabriquant pour une bundle : votre machine plus un guide hypermédia sur Léonard De Vinci. C'est unique au monde.
Résultat choux blanc. Ma proposition n'est peut-être pas la plus géniale du monde mais elle n'a pas encore été proposée, tentée, sur notre sol. Syndrôme du NIH ? Les grands ne parle qu'aux grands c'est bien connu, et les petits veulent jouer aux grands. Je m'en sors pas ;-))
Depuis deux ans, reprenez les premiers posts d'Aldus, on parle des mêmes machines, ou presque, on utilise les mêmes méthodes de commercialisation, on écrit les mêmes articles oui les mêmes, et moi je rumine. Résultats on se réjouit des ventes du Kindle (vous savez cette plate-forme, conteneur-contenu, une solution finie, aboutie en quelque sorte) , sauf que c'est pas ici que ça se passe.
Je ne suis pas un génie du marketing mais quand une manière de faire ne marche pas, on se pause, on réfléchit et on change son fusil d'épaule, non ? (C'est valable pour moi aussi sûrement).
Non pas chez nous. On regarde chez le voisin, on le félicite et on retourne à nos petites affaires.
Je commence à croire que les américains, les vieux comme moi (voir étude Kindle owner's qui sera reprise quand la France rentrera de WE), sont moins cons que nous.