mardi 31 mars 2009

De quoi le livre numérique est-il le nom ?




De quoi le livre numérique est-il le nom ?
Première partie : L'œuvre avant le support

1) DE LA LIBERTÉ D'ECRIRE ET DE PUBLIER
Jean Pic de la Mirandole gagne à être connu. Il enleva sur son destrier sa bien-aimée, fréquenta les geôles de Vincennes, fit traduire à ses frais des ouvrages de la kabbale juive pour être le promoteur de sa version chrétienne et pour soutenir ses 900 propositions, orchestra lui même sa promotion en placardant sur les murs de Rome une invitation à débattre à qui le souhaitait, tous frais payés.
L'aristocrate est emblématique de la "fortune", bonne ou mauvaise d'un auteur. Il suffit après chaque item énuméré ci-dessous de penser à son contraire pour enrichir le propos et toucher du doigt les vicissitudes de l'homme de plume.
A) Riche, il ne rencontra aucun problème pour être édité à compte d'auteur.
B) Talentueux, son Discours de la dignité de l’homme reste un monument de la littérature de la Renaissance, mais pas seulement.
C) Cultivé, ses propos visent à réformer son temps.
D) Ambitieux mais dérangeant, son maître ouvrage, Neuf cents thèses philosophiques, théologiques et cabalistiques finit dans les registres de l'Index.
Malgré cette "consécration" nous connaissons Pic, nous connaissons aussi le scribe sumérien de la "tablette du Déluge", les auteurs de l'AT, les Esséniens du scriptorium de Qumran, le copiste du palimpseste d'Archimède et les milliers d'auteurs qui un jour eurent l'heur via l'écriture d'enrichir la connaissance, la mémoire des hommes. Pour ses milliers ou millions d'auteurs, je ne sais, combien d'autres n'eurent pas cette chance et manquent à la bibliothèque de Babel ? Il n'y en aurait qu'un seul que ce serait déjà de trop. On peut estimer qualitativement cette perte en se remémorant les travaux d'anatomie de Léonard ignorés pendant 5 siècles, les écrits apocryphes, cachés par définition, plus longtemps encore. Idem pour le Codex C d'Archimède, son Stomachion, sa notion d'infini méconnue pour des siècles et des siècles.
La tablette, le parchemin, le papyrus, le papier, l'encre sont par essence périssables. Si l'oubli est acceptable, car partagé par tous et non définitif, l'outrage du temps ne l'est pas. L'écriture électronique, sauf catastrophe, ne souffre plus de ce mal.
N'est pas plus acceptable la censure, et notre monde occidental est loin d'en être à l'abri. Censure économique dont souffre l'écrivain sans moyen pour publier à compte d'auteur un ouvrage unique qui ne sortira de son tiroir que pour rejoindre une poubelle, comme celle, culturelle, dont souffre l'auteur dérangeant.
La non-disponibilité, pour une raison ou une autre, est en contradiction avec la Déclaration universelle des droits de l'homme, accéder ou produire : même combat. Empêcher le créateur d'avoir UNE chance de porter à la mémoire de l'humanité sa création n'est plus de mise grâce aux nouvelles technologies. Le Net est notamment au premier rang des médiums pour faire entendre sa voix sans bourse déliée (ou presque), sans censure, notamment dans notre monde occidental. Dans ce schéma, qu'elle est la place d'une ardoise de lecture ? Notre livrel n'est en rien un périphérique autonome, il est une interface du net, au même titre qu'un micro-ordinateur, une planche à repasser pilotée par Java :-)
Ce périphérique, dont le prix sera plus abordable qu'un micro ou net-ordinateur dans quelques mois, bouleversera un schéma vieux de milliers d'années, encore une fois dans nos sociétés occidentales. Le facteur pécuniaire n'est pas le seul en jeu. Les concepteurs doivent voir en la lecture un processus complexe (prises de notes, fiches de lecture et indexations, définitions, accessions/téléchargement à des titres hypermédia en référence, nouvelles versions). Si l'on compte aujourd’hui plus d'un milliard de micro-ordinateurs de par le monde, l'ardoise de lecture côtoiera les mêmes sommets.
Si l'auteur laisse de côté l'aspect cupide de la démarche, « je veux être lu un point c'est tout », l'énergie et la créativité de celui-ci sont amplement suffisantes. Il n'a même pas besoin de savoir "écrire", il dispose de nombreux moyens pour produire un fichier/livre. J'ajoute livre au terme de fichier pour distinguer l'œuvre du blog, de l'article, de la lettre. Notre auteur entreprend consciemment une démarche littéraire. Le succès de celle-ci est d'une autre nature, la suite d'octets mise sur le réseau est disponible à jamais pour n'importe qui. Si la censure frappe, il est certain qu'une communauté se mobilisera pour "protéger" l'œuvre (j'ai vécu cette expérience). Oui, il y aura des horreurs, des erreurs, des "sans intérêt" pour le plus grand nombre mais pas pour tous, des perles et des joyaux. Ils seront disponibles mais pas forcément lus tout de suite. Certains seront gratuits, d'autres payants, mais moins chers qu'une version papier, sauf quand la comparaison n'aura plus raison d'être.
Demain la part du lion du prix d'un livre numérique sera dévolue à l'auteur. Il fixera ou vous laissera fixer le montant de sa valeur. Combien vaux-je moi Dante21, Shaekespear23, Victor-Hugo22, Machin ou Bidule ? Intéressante question. On peut parier que nombre d'auteurs verront là un moyen de vivre de leur plume, un leurre peut-être, ce qui n'est possible aujourd'hui que pour moins de 6% des écrivains. Lecture de masse VS net-affinité à voir.
Mais, direz-vous, en quoi l'ardoise de lecture se distingue-t-elle des autres périphériques ? Parions sur la tripartition : technologie des écrans, ergonomie et fonctionnalités dédiées (le livre n'est pas seulement un roman), prix.

DE LA CREATIVITÉ SANS LIMITE
Dans la mouvance de R. Chartier nous retiendrons du mot livre son acceptation première à savoir l'œuvre. Celle-ci est une production intellectuelle, dématérialisée, dont les frontières ne sont bornées que par l'imagination de l'auteur, ses connaissances. Depuis des siècles, le mot n'est pas le seul outil dont dispose l'écrivain pour illustrer sa pensée. L'image, le diagramme, la couleur et le graphisme de la lettre sont en renfort de son propos. Codex ou volumen lui importent peu, la trame se dessine en fonction de stances, strophes, paragraphes, chapitres, ou rien comme du temps de la Grèce classique.
Chaque auteur n'a en fait qu'un seul objectif : être lu. Par le plus grand nombre ? Pas forcément, si la cupidité n'entre pas en ligne de compte (de mémoire Béatrix Beck, Prix Goncourt 1952, déclarait ne pas vouloir toucher un large public, car chaque membre était susceptible d’une interprétation étrangère à son idée ; Archimède ne condescendait à s’adresser qu’à des lecteurs avertis).
En fait, le livre est un médium lui permettant de transférer une pensée matérialisée par une écriture, écriture conceptuelle, pour la partager avec des inconnus.
Il s'agit d'une démarche unilatérale. Si nous ôtons le mot livre de la phrase précédente, l'auteur n'a seulement besoin que d'un médium capable de... vous imaginez la suite sans peine.
Au vingt-et-unième siècle la meilleure réponse à cette définition "cruciverbiste" est : fichier. Mais il ne s'agit pas encore d'une règle.

Les bornes de l'imagination :
Si nous regardons du côté des grands de l'espèce humaine, deux de leurs représentants attirent notre, mon, attention : Dante et Léonard.
Le premier, avant que sa « Comédie » ne devienne divine, écrit des chants, définition à prendre au pied de la lettre. Si l'Enfer, obscur, n'est peuplé que de râles, plaintes et gémissements, le Paradis n'est que lumière et harmonies dont les troubadours et musiciens "religieux" sont les compositeurs. Il n'est pas difficile d'imaginer notre exilé florentin mobiliser une partie des capacités de son cerveau pour coucher sur le papier le nom d'un morceaux de musique précédemment "chantonné" et convoqué pour la circonstance d'un épisode. Sa pensée ne s'exprime pas uniquement en mots, mais en la conceptualisant il l'emprisonne. Si le lecteur possède la clé dantesque il en ouvre les portes, sinon, et c'est certainement le cas aujourd'hui, celles-ci filtrent une composante essentielle de son propos.
Le maître de la Joconde créateur du Paragone, une comparaison hiérarchique des arts, fait du dessin le vecteur des arts plastiques mais aussi celui des lettres et par extension de l'écriture. Pour son Traité d'anatomie il fusionne en un seul "corps" l'illustration et le propos. Illustration n'étant pas le meilleur terme qui soit car la valeur du dessin est informative et non illustrative. Il rejoint en cela les diagrammes des mathématiciens grecs, notamment Archimède qu'il appréciait. Ce n'est donc pas nouveau mais notre technologue, conscient des limites de l'imprimerie, voulut faire évoluer la technique de Gutenberg, sans succès.
Ce n'est pas nouveau mais cela illustre la place de la musique dans le Paragone (loin derrière la peinture) et le cloisonnement entre les disciplines artistiques occidentales. Partition autant sociale que disciplinaire. Léonard, grand frustré des technologies de son temps, devait partager cet état d'esprit avec Ange Politien quand celui-ci écrivit son Orphée, prémices de l'Opéra un siècle avant Monteverdi. Si vous mélangez portée musicale et texte, votre écriture hautement conceptuelle n'est abordable que par une minorité de personnes. La lecture devient interprétation, et celle-ci n'est pas très loin d'une trahison, à l'image d'une traduction.
Les uns et les autres prisonniers des mots et des supports ne peuvent franchir une limite dont s'est affranchi T. Berners Lee dans son document fondateur du WEB, voir ci-dessus.
En bas à gauche de celui-ci, le terme hypermédia, et non richmédia, apparaît. L'anglais ne condescend aucune limite au binaire.
Ce qui est vrai pour le WEB l'est pour tout médium basé sur le même principe : le numérique. Et si le terme reste ouvert, seul l'auteur sera porteur d'une limite, d'un bornage.
Toute information numérisable est à la disposition d'une composition dont la qualification de littéraire devient caduque. Nous pouvons réaliser les rêves de Léonard.

Je comprends pas tout

Ce matin dans le Figaro, je vous rappelle la gratuité de l'édition numérique, une interview de R Donnedieu de Vabres et Marin Karmitz sur la culture. Ce dernier aborde le livre numérique de manière plutôt énigmatique pour le vulgaire " Dans le domaine du livre aussi nous pouvons grâce au numérique reconquérir des marchés étrangers, notamment dans les sciences humaines" ???
C'est la magie du numérique ! Si en mode papier l'auteur de sciences humaines ne capte pas un public étranger, étranger à sa science notamment, il bascule dans le numérique. Là sa courbe des ventes atteint les sommets de l'Hymalaya, grâce notamment aux habitants du Bouthan qui auront le bonheur de le lire, et de voire leur indice du BNB gagner un point. C'est ce qu'on appelle un miracle :-)))

dimanche 29 mars 2009

Ecran 5"

Ainsi donc l'écran 5" serait l'instrument d'évangélisation du livre électronique. Samsung et Bookeen précèdent d'autres assembleurs qui ne manqueront pas de prendre le train en marche. En fait la locomotive s'appelle PVI, le fabricant d'écran. 1"pouce de moins pour combien d'€ en moins ? Telle est la question. S'il faut passer par ce nouveau format, qui reste lisible, pour imposer l'ardoise de lecture pourquoi pas !Une fois converti la lectrice ou le lecteur viendra sans trop de problème vers la couleur, l'hypermédia. Pour les auteurs c'est une autre paire de manches, il faut peut être revoir la mise en page, la taille des images, des caractères etc. Visiblement c'est pas bon pour Irex et ses grands écrans. A priori ce format de poche est une bonne solution nomade, Sony ne devrait pas tarder à réagir et moi d'y installer mes guides....si on m'en prête un ;-)

samedi 28 mars 2009

Plastic Logiq, pas encore prêt



Q: When will publishers receive information on content creation, format and DRM protection?
A: In the second half of 2009 Plastic Logic will provide publishing information on supported document formats, common layout conventions, style guides, and the use of content DRM. The information is intended to allow providers to create content that can be viewed on the Plastic Logic Reader

vendredi 20 mars 2009

La vraie vie ?

Le compte rendu de Livre hebdo est pour le moins surprenant il oppose le numérique à la vraie vie, les vrais livres et les vrais visiteurs, il manque les vrais cons qui écrivent de vraies conneries... quoique je partage parfois leur opinion quand ils n'oublient pas de citer un libraire "on a jamais discuté du numérique et si peu travaillé dessus" ou encore "Il est vrai que le carré de salon consacré à "Librairie de dem@in" pouvait apparaître inquiétant : il est resté vide." pondérer par " Mais ce n'était pas un symbole, juste un aléa d'organisation…" pas sûr.
Travailler sur le numérique en voilà une bonne idée Mr Kermarec de la librairie Dialogues, vous commencez quand sur votre site ?

Immatériel/Guides MAF

On avance doucement. Dans 2 ou 3 semaines, au plus, la Toscane et la France de Léonard...De Vinci (avec un D majuscule pour le De SVP) seront disponibles sur la plate-forme d'Immatériel avec des ouvrages O'Reilly et des gratuits. Ce choix me permet pour une commission raisonnable de ne pas m'emmerder avec des problèmes de facturation, de diffusion etc. De plus ils sont du métier, moi pas. Ils savent comment travailler avec les librairies, les bibliothèques et les lecteurs via la librairie on line. Je les remercie de me faire confiance et j'aimerai bien que la blogosphère parle un peu plus de ces types qui prennent des risques pécuniaires pour faire avancer le livre numérique français.

jeudi 19 mars 2009

Et le gagnant est...E-pub

L'accord Sony-Google impose de fait le format e-pub. 500 000 ouvrages d'un coup c'est du lourd. Espérons que deux ou trois personnes auront la bonne idée, pourquoi pas Google, de mettre sur le marché un outil qui permette aux nuls comme moi de générer un format E_pub à partir de Word aussi facilement que PDF avec des extensions rich-média. J'ai bien InDesigne mais je sais pas m'en servir et bosser page par page, mais j'ai pas tout compris peut-être, c'est vraiment galère (entre 700 et 800 pages pour une version PRS). Une seconde réflexion, des nx métiers se profilent dans l'écriture électronique, parlez-en aux jeunes autour de vous, en cette période c'est une bonne nouvelle.

Retour d'expérience

Sur La Vache qui lit retours d'expériences après quelques semaines de lecture. Intéressant.

A vous de juger

Les sources divergent, la Fnac aurait en 5 mois vendu entre 4 000 et 6 000 PRS 505. C'est bien, pas bien ? Je n'en sais rien. 13 000 ouvrages téléchargés, là c'est pas terrible, deux ou trois livres par machine sachant que la meilleur vente le mois dernier était Le dictionnaire des idées reçues de Flaubert , un gratuit. Depuis les gratuits n'apparaisent plus dans le hit ;-).
Pour comparer cette "performance" nous disposons des ventes E-paper des Echos entre 1 000 et 1 500 abonnements dans un laps de temps comparable (ils continuent la distribution du contenu paraît-il, pour combien de temps et pour qui ?), 10 000 Cybooks par an (mais je ne connais pas le chiffre France).
Inutile de se poser la question de la rentabilité de ce lancemente (PLV, PUB, RP) on ne sait pas qui a payé quoi et combien.
Une chose est sûre, les deux principaux acteurs (Sony et Bookeen) sur notre sol veulent continuer et c'est une bonne nouvelle.
Fin avril le "partenariat exclusif" avec la FNAC et Hachette s'achèvera et Sony pourra faire preuve d'un peu plus d'imagination (un bundle avec les Guides MAF chez chaque revendeurs (Darty, BUT, Connexion etc.) avant les vacances par exemple...j'oubliais les grands ne causent pas aux petits...c'est comme à l'école, plus on est grand et fort, plus on est con ;-)).
Un Cybook moins cher c'est aussi une excellente nouvelle, sauf si on sacrifie l'essentiel à savoir le confort de lecture (voir le PRS700).
Mais le vrai démarrage du e-book chez nous est en fait conditionné par Amazon....et Samsung, des poids lourds.

Sony et Google VS Amazon

C'est sur le NYT et ça risque de faire du bruit dans le Landernau des e-books.

Salon du Livre

Les chiffres sont tombés : 198 000 visiteurs pour 2009, ce n'est pas un mauvais cru ( 240 000 en 2000 et 165 000 en 2008). 2010 verra le 30 ème anniversaire de la manifestation avec pour invités tous les auteurs. A l'année prochaine donc.
RV nous dit que le PRS 700 ne traversera pas l'Atlantique, confidence d'un responsable de Sony France. Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle. On verra bien.

mercredi 18 mars 2009

Irex, tout faux, Fujitsu tout bon

Les bataves ont toujours raison :-))) sauf quand les nippons leur démontrent qu'ils ont tort. La couleur pas dispo avant 2 ou 3 ans selon Alex Henzen. Fujitsu ne l'entend pas de cette oreille, alors quand Alex nous dit qu'il faut attendre le même laps de temps pour une ardoise à moins de 100 $ eh bien on va lui conseiller de se réveiller. Irex pionnier de l'ardoise de lecture est entrain de tout gâcher avec de tels raisonnements. Leur approche BtoB est peut être super, mais l'offre BtoC est naze. Ils étaient nos champions (fabricant européen), ils deviennent des acteurs de troisième zone. C'est très con et bravo à Fujitsu avec son e-book couleurs, même si on peut faire mieux, c'est un sacré pavé dans la mare.

Salon du livre : Le désert

Mercredi en fin de matinée je suis allé au Salon du livre. Première constatation un vrai désert. Même les enfants ne parvenaient pas à tromper l'ennui des exposants, quant aux tiroirs caisse .... J'ai cru lire que l'on se posait la question de la pérennité de la manifestation, on risque d'avoir vite une réponse.
Sur l'espace Livres de demain il y avait Sony, qui ne sait pas quand le PRS700 sera dispo en France (j'ai rejeté un oeil sur l'étude satisfaction des acquéreurs de PRS, c'est pas terrible quand même) et 4 D Concept qui va bosser avec Bookeen et ses nouvelles machines. Sous les bulles de plexi la seule nouveauté le Readius, dont les caractères ne sont pas très lisibles (ça me rappelle les premiers écrans monochrome sur les Apple II, on pouvait compter les points, c'était le bon temps), et des jolies pancartes sans matos (c'est pas sérieux). Les mecs de Bebook devaient tellement s'emmerder qu'ils ont laissé un petit papier avec le code réduc "salon" pour le toucher à 250 euros.
Au fin fond du salon SFR et son Ganaxa expérimental (dont le MP3 a été squizzé) et une probable sortie on ne sait pas quand, ni avec quoi et à quel prix.
C'est sûr compter pas sur moi pour dire que c'est bien quand c'est naze.
En fait les plus sérieux, bien que l'on ne s'apprécie pas tellement, c'est Bookeen. La bonne surprise c'est Ave! Comics sur l'Ipod Touch, Lucky Luke case par case ça le fait.

mardi 17 mars 2009

La chaîne du livre à l'heure du clic

Le libraire est-il le maillon fort ou faible de la chaîne du livre électronique ? Pour Gallimard et La Martinière il reste le maillon fort (annonce d'une plate-forme commune de diffusion pour l'automne), avec en amont l'auteur, l'éditeur (aux multiples casquettes), le diffuseur, et en aval le lecteur. C'est le pari que font la majorité des acteurs issus du milieu du livre.
Pour l'instant, dans ce schéma la disparition de l'imprimeur impactera peu le prix du livre numérique en raison notamment d'une TVA qui passe de 5,5 à 19,6 %.
Pour l'instant ce schéma, sur le net il s'entend, conduit vers une absurdité : rémunérer à hauteur de 30 % un quidam qui n'a rien fait, comme sur E-pagine, pour vendre un livre, car le diffuseur n'ose pas endosser une nouvelle casquette.
Je veux bien ne pas être très malin, mais quand l'éditeur aura fait son boulot, à savoir (en gros) promouvoir un titre, je vais vite me poser la question de l'utilité du libraire en fréquentant des plate-formes, vitrines, de diffusion. Tout y est, de la présentation du livre aux commentaires des lecteurs ( ah non pas encore... mais ça viendra). Plus de libraire , c'est 30 % à 40 % en moins sur le prix de l'ouvrage.
Kindle n'est plus un libraire, c'est une plate-forme, la plus évoluée qui soit aujourd'hui et dès qu'elle débarquera en France, les éditeurs n'hésiteront pas à abandonner les libraires et un modèle archaïque.

dimanche 15 mars 2009

Allez ou pas au Salon du livre ?

En attendant vous pouvez toujours retrouver le Journal du salon sur web-tv-culture (je ne connaissais pas mais pour une fois je suis agréablement surpris) . A chaque session une petite chronique sur le numérique. L'interview de Stéphanie Van Duin (journal du 13/03) vaut son pesant d'or, parfaitement complémentaire de celle de S. Eyrolles dans le Figaro.
L'année dernière un exposant du Livre de demain s'amusait à traiter le Cytal de dinausore. Je reprend cette année, moi le microbe, cette vanne à mon compte.... pour les membres du SNE.
Adaptez-vous ou disparaissez !

samedi 14 mars 2009

La lectrice du Guide MAF, les lecteurs du livre électronique

Elle est clodo-aldienne, la ville où le nombre de gens payant l'ISF est juste derrière celui de Neuilly, elle suit des cours de dessin, loue pour 3 semaines une villa en Toscane en dehors des périodes de vacances. Quand une de ses amies lui parle des Guides MAF elle juge cela très intéressant et commande la version pour PC, en payant 15 euros sur simple recommandation.
Image d'Épinal où il manque l'ardoise de lecture. Je l'imagine mal avec son portable assise sur les bords de l'Arne visionner les crues de 1966 (avec un PRS non plus d'ailleurs) et lire les lignes empruntes d'effroi écrites par Léonard et Dante. Je l'imagine mal devant Or San-Michele écouter les laudes de Jacopone de Todi et admirer ce musée en plein-air de la sculpture toscane (mais là avec un PRS ça le fait).
Mes guides sont-ils alors réservés à une "élite"? Si je rapproche le profil de ma lectrice aux fuites de l'étude Harris sur les acquéreurs du PRS (celui-ci est un CSP+ mâle etc...), j'ai bien peur que oui, c'est navrant, et j'enrage car j'ai écrit ces guides pour tout ceux qui aiment Léonard sans le connaître, avec un prix ridicule au regard du travail fourni, du contenu, et une approche inédite (hypermédia) pour un nomadisme culturel.
On a souvent gloser sur la fracture numérique, aujourd'hui sur notre sol le débat fait moins débat, mais c'est un aspect qui pourrait bien être de nouveau d'actualité pour les ardoises de lecture. Je comprends les thuriféraires de l'e-book sur téléphone, bien que je ne partage pas leur avis. Pourquoi dépenser 300 euros de plus pour lire un ouvrage dont je peux disposer sur mon téléphone ? Il faudrait être fou, surtout si c'est un Iphone.
300 euros ce n'est rien pour une catégorie de gens, dont je ne fais pas partie, mais pour bcp d'entre nous c'est un investissement. Nous sommes loin de l'achat plaisir, impulsif. Je n'ai pas toutes les données de l'étude mais je suis certain que notre acquéreur s'est posé bcp de questions avant de faire rougir sa carte bleue.
Je veux croire que les freins invoqués par les uns et les autres (reportage au JT de TF1 hier soir) pour ne pas acquérir une ardoise sont l'expression d'une frustration : je voudrais bien mais je peux point, alors je me dédouane. Pas de couleur, pas multimédia, panne de batterie (et quand j'oublie mes lunettes je fais quoi avec mon livre aux caractères figés?), et les arguments les + forts c'est cher (ils on raison), pas assez de titres (ils ont torts).
Et ce n'est pas un slogan tel que : 160 livres dans votre poche qui va "me" convertir. 160 bouquins mais ils sont dingues , c'est cher un livre alors 160 je n'y pense même pas.
Seulement La princesse de Clèves, à la mode dans les allées du salon, est dispo gratuitement sur gutenberg.org (au format e-pub en plus), et Proust aussi, et Homère et Platon et d'autres encore. 160 chef-d'œuvres gratuits, voir plus, c'est pas mal pour rentabiliser ma première ardoise de lecture. Alors RV d'Aldus a raison. Pousser l'énorme travail de J-Y Dupuis, c'est bien plus malin et plus intéressant que l'offre du Figaro/D'Ormesson à 269 € (tiens tiens on est pas loin de nos 300 €) .
Le livre gratuit et légal ça existe alors pourquoi ne pas en profiter ? Et quand ils liront de l'Italie de Stendhal ils viendront aux Guides MAF sans problème, parce que c'est mieux.

vendredi 13 mars 2009

Piratage

Sur Fance Inter ce matin j'écoutais le bavardage du commissaire du Salon du livre à propos de l'e-book. Se hâter lentement (S.Eyrolles) pour ne pas vivre les mésaventures du CD, de la vidéo nous confesse-t-il. Le produit culturel est-il victime des pirates ou de la cupidité des acteurs ? Question "cent réponses". Si le pirate n'affiche aucune vergogne à télécharger de la musique et des films, c'est qu'il n'a plus envie d'engraisser les vedettes du star système. Les acteurs et "artistes" de variétés les plus piratés sont les plus riches (j'e l'ai vérifié maintes fois sur Kazaa ou Emule) , on ne va pas pleurer. Et le discours hypocrite des producteurs est à mourrir de rire.
Mais là n'est pas le sujet. Les écrivains sont ils potentiellement une cible pour les pirates ? Pour un King, un Brown, une Rowling et un Levi il y a danger, pour tous les autres je ne le crois pas (sauf peut-être la BD et les Mangas). A part le pirate obsessionnel, l'écrivain et son travail est respecté par le lecteur. Un ouvrage sera peut-être, sûrement, dupliqué pour "être prêté" mais certainement pas dans les proportions des CD et vidéo. Le lecteur, n'est pas un voyeur passif de vidéo, un écouteur passif de musique, il est actif, partenaire. La lecture demande un effort, l'écriture aussi, le lecteur en est conscient et respecte ce travail. A quoi lui servirait de copier 10, 20 ouvrages qu'il ne lira jamais, temps perdu, il finira par se lasser s'il s'est avisé de commencer.
"Se hâter lentement" pour quoi faire ? Mettre en œuvre des systèmes de blocage pour qu'ils soient inefficaces 2 jours après. Stupide. Réfléchir à un modèle économique, hors DRM, pour gagner de l'argent. Soit. Amazon a ouvert la voie, chercher une autre voie c'est perdre du temps, et laisser aux acteurs étrangers le champ libre.
Demain, par exemple, les best-sellers américains ne seront plus proposés par les éditeurs français, car ils seront incapables de répondre aux exigences de leur homologues anglo-saxons. Ils seront traduits, et diffusés par les champions du numérique hors de nos frontières.
Un clic ici ou un clic là-bas peu importe à qui va l'argent pour l'acquéreur, dès l'instant que l'on satisfait son désir.
Si l'on continue à freiner, il n'y aura pas de champion du livre électronique français, seulement des acteurs de seconde zone.

La grande peur

"Aujourd'hui il n'y a pas de marché. Les matériels comme les e-books sont assez assez chers et ils ont besoin de contenus. Or nous ne souhaitons pas leur donner tant que nous n'avons pas de modèle économique". Interview de S. Eyrolles dans le Figaro.
Pas besoin d'aller perdre son temps au Salon du livre pour écouter des sornettes. Tout est dit.
Que reste-t-il à faire pour ceux qui ne partage pas cet état d'esprit : travailler....sans gagner d'argent ;-(

jeudi 12 mars 2009

Là-bas, ou ici ?

En fréquentant les blogs des uns et des autres une constatation s'impose, l'actualité du livrel est avant-tout alimentée par "là-bas" et notamment les US. "Ici" n'intéresse pas grand monde, pas assez branché sûrement. J'attends toujours par exemple un mail d'un mec, ou d'une nana qui me demanderait de tester mes guides sur un Cybook, sur un PRS, je le ferais volontiers, mais non il est certainement plus fun de passer son temps à deviser, dans l'air, sur l'Iphone ou le Kindle. Mais qui possède les deux sur notre territoire ?
Un autre exemple. Il est très rare d'avoir des comptes rendus des diverses manifestations, réunions, qui se tiennent dans l'hexagone ayant pour sujet le livre électronique. On fait du bruit autour de l'annonce et puis plus rien. C'était si inintéressant ? Quid de la Bataille de l'imprimé.... qui s'est tenue cette semaine ? Chez Tebaldo on est plutôt vélléitaire dans ce domaine.
Si Xavier ( immatériel.fr) me le permet, je vous raconterai notre RDV hier dans un bistrot du 11ème pour tenter, ensemble, de livrer bataille sur le champ des Kindle et autres Txr et PL. C'est pas un Camp, c'est pas une Conf sur l'avenir de ... , juste deux mecs qui partagent une certaine vision du livre de demain et qui y travaillent.

dimanche 8 mars 2009

De quoi l'opéra est-il la forme ?

La question vaut un bouquin en entier, et ce n'est pas le lieu. Elle me vient à l'esprit après avoir récupérer à la médiathèque l'Euridice de Giulio Caccini.
Mes recherches pour Léonard et Michel-Ange me conduisent souvent vers la musique et ses compositeurs.
Pour l'opéra, l'œuvre, ils sont deux : l'écrivain, le musicien. Parmi eux j'ai été amené à croiser Ange Politien, précepteur du dernier mécène italien de Léonard, plume officielle des Médicis, amant de Pic de la Mirandole, poète mort empoisonné sur ordre de Pierre le gouteux (un Médicis).
En exile à Mantoue il compose une Favola di Orfeo en 1471 ou 1480. Aujourd'hui on n'a pas de trace de la musique, donc on fait à la manière des compositeurs contemporains .
Une vingtaine d'années après cet évènement, les musicologues estiment que nous sommes en présence d'une première tentative d'écriture d'un opéra qui ne porte pas encore ce nom, Léonard, pour Charles d'Amboise, tente de mettre en scène ce divertissement. En 1508 le maître de la Joconde est hébergé chez les Bardi avec le sculpteur Rusticci qui travaille sur un groupe statuaire pour le Baptistère. Le palais existe encore à Florence de nos jours et accueille depuis 5 siècles l'élite artistique et intellectuelle florentine. Là dans le dernier quart du 16ème siècle Caccini fait partie du cénacle et devise sur l'avenir de l'écriture musicale, avec Cavalieri. Le nom de ce dernier résonne surtout à nos oreilles grâce aux poèmes d'amour écrit par Michel-Ange à son père. En 1600 le compositeur peut admirer les traits de celui-ci dans la chapelle Sixtine et donner en représentation une pièce musicale avec une basse continue et un chœur. Un pas supplémentaire vers notre opéra, suivi par deux autres compositeurs, notre Caccini et Ottavio Rinuccini. Ils composent ensemble, avec le libretiste Chiabrera, une œuvre pour commémorer le mariage de Marie de Médicis avec Henry 4. Jouée dans la grande salle du Palazzo Vecchio, décorée pour un temps par Léonard et Michel-Ange, cet Orféo se transforme en Euridice car il est hors de question d'une fin tragique pour un tel évènement.
Avant d'être art total sour la baguette et la plume de Wagner, ces favolas, prémices de l'opéra de Montéverdi, sont la continuité d'un mythe celui d'Orphée, symbole d'une écriture où musique textes et chants ne font qu'un.
Pourquoi Orphée subjugue-t-il tous les artistes quelque soit leur médium (je pense au cinéma) ?
L'histoire est la réponse. Orphée, musicien et poète fait voler en éclat les barrières de la création, il est le défi par excellence, le seul qui faillit triompher de la mort. Avec lui l'artiste est tenu à l'impossible.
Alors quand j'écris sur la période milanaise de Léonard, je ne peux faire autrement, car la technologie me le permet, de restituer, en partie, par les mots, les images et la musique cette œuvre fondamentale (dans une moindre mesure toute biographie d'un musicien devrait aujourd'hui être écrite avec la musique qu'il a composée, c'est la moindre des choses. Le papier est mort, mais pas les droits d'auteurs qui nous l'interdise (imaginez la bio de Led Zepplin par exemple avec juste 30 secondes d'extraits, frustration.))
Alors de quoi l'opéra est-il la forme ? De la modernité et de la continuité ! De l'hommage et du pied de nez!
Et des artistes, un jour, bientôt, nous offrirons une nouvelle écriture du Mythe sur nos ardoises de lecture ou nos tablettes Ipod etc.. Le défi un jour sera relevé.

samedi 7 mars 2009

TXTR pour le Q3

Pour s'excuser de ne pouvoir satisfaire ma demande de tests de leur machine, le constructeur allemand du Txtr m'a expliqué pourquoi :
1 ) Objectif: être prêt( commercialisation) pour le salon du livre de Francfort cet automne.
2) Stratégie : Devenir leader de son marché "local" soit pour un "germain"; l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse.
3) Tactique : Une distribution tout azimut (net, librairies, marchands d'électronique)
4) Opportunité : Si un autre pays (importateur) se manifeste, sa demande sera bien accueillie.

Classique, mais avec le syndicat du livre allemand qui visiblement pousse à la numérisation, les choses sont peut être plus simples. Tant mieux pour eux.
Intrigué par la connexion Bluetooth à périphérique "son" je voulais voir comment mes guides hypermédia pouvaient être supportées. Il me faudra attendre encore et encore.

Léonard au Top sur BeBook

Our Top Classics List:

  1. The Notebooks of Leonardo Da Vinci — Complete
  2. Pride and Prejudice
  3. The Adventures of Sherlock Holmes
  4. The Art of War
  5. A First Spanish Reader
  6. A First Spanish Reader
  7. SexAvoided subjects Discussed in Plain English
Sur http://mybebook.com/download_free_ebook/ (un fabricant d'ardoise de lecture) vous trouverez en tête de liste la transcription des Carnets de Léonard version 1855.
La version française que j'utilise date de 1942, elle contient quelques erreurs, d'interprétation, d'attribution (un texte sur la bataille d'Anghiari par exemple), idem pour celle de 1855 sûrement.
C'est assez cool de voir Léonard aussi bien placé.
Seulement Léonard en texte brut, c'est pas Léonard.
Idem pour Archimède. Des sommes considérables et une énergie folle ont été investies pour mettre à jour, outre les textes du savant de Syracuse, les diagrammes du Codex d'Archimède (ma lecture du moment).
Ces deux génies s 'exprimaient en mots et en dessins, supprimer les seconds c'est mutiler leurs travaux, leurs oeuvres.
J'ai tenté avec les Guides MAF de combler un vide entre une version plein texte assez insipide, mais gratuite dans le cas ci-dessus, et des fac-similés hors de prix.
Un jour je m'attaquerais à Archimède, aller sur ses traces en Sicile un rêve.

jeudi 5 mars 2009

Plouf

le 4/02 j'émettais des doutes sur la pérennité de l'offre des Echos. Plouf ils arrêtent. Pour quelles raisons ?
Un des gros problème des ardoises de lecture est technologique. Elles sont désuètes en comparaison du Net et de l'Iphone. Les suspects de ce support sont tous des utilisateurs chevronnés des nouvelles technologies.
Alors quelles sont les valeurs ajoutées de l'offre des Echos ? Idem pour le trio perdant Hachette/ FNAC/Sony ? Aucunes.
L'offre du quotidien économique était plus un amalgamme de ce qui ne fallait pas faire :
- un premier lancement loupé
- une offre chère
- une simple transposition du support papier
- une partie jouée seule (L'Equipe devait entrer dans la danse, mais rien n'est venu, enfin je crois)
- une publicité intrusive (payer cher pour être emmerdé par des bandeaux pub quelle horreur)
- une librairie aux rayonnages bien pauvres (contactée, jattends encore leur réponse (ça me fait penser qu'Immatériel devait me recontacter cette semaine)
- un leader qui quitte le navire

Pour apprécier une ardoise il faut pouvoir faire machine arrière, être raisonnable et surtout aimer beaucoup la lecture. Vous pouvez alors grâce au projet Gutenberg, ou d'autres initiatives, lire ou relire les classiques hors droits, espérer un retour sur investissement et une qualité de lecture s'approchant du livre en attendant qu'Apple sorte sa "tablette" (Capital de ce mois dans un article sur Steve Jobs)

mercredi 4 mars 2009

Google Ads

On a pas fini d'en parler dans les rédactions, dans les régies, sur la toile. Le géant du Net joue la provoque avec une annonce engageant tous les auteurs du monde, ou presque, à se manifester pour faire valoir leurs droits avant qu'il ne soit trop tard. Google veut tout numériser et pour le faire savoir il utilise la presse avec un budget "Kolossale".
No comment pour ma part. Depuis le début les Guides MAF sont stockés "chez eux" et depuis des lustres je ne vais plus consulter les stats. Avec des mots clés comme Vinci, Louvre ou homosexuel le bruit est tellement fort qu'il est quasiment impossible de figurer dans les 15 premières pages ;-(

Source : NYT

mardi 3 mars 2009

Les Chinois débarquent

4 jours d'absence et me voilà largué, pour rattraper le temps perdu je suis allé sur Ebouquins . Là il y a tout ou presque le Boox, le Nuut2 et l'Iliad V2. Çà bouge un peu et c'est tant mieux.
Juste une réflexion : Il faudra bien que quelqu'un teste et compare toutes ces ardoises de lecture avec d'autres éléments que la plaquette constructeur.

La sagesse de ceux qui font

A la question d’un Journaliste de Directsoir « La notoriété des guides a-t-elle changé ces dernières années? » Christian Millaut (co-fondateur du guide gastronomique portant en partie son nom) répond : « Oui, car les guides version papier paraissent désuets. De nos jours, la consultation d'informations passe essentiellement par Internet. Mais je ne crois pas qu'ils disparaîtront pour autant dans cette forme. En revanche, à l'avenir, il faut peut-être imaginer sur la création d'un abonnement payant pour consulter les critiques gastronomiques. L’information que l'on trouve sur les blogs n'est pas fiable. Dans les guides, l'expérience et l'opinion ont un prix. »
Oui les guides papier sont désuets et dans quelques années le guide hypermédia aura totalement remplacé son aîné. Quoi qu'en pense David Pogue du NYT ( voir la vidéo sur Aldus) c'est la guerre qui se profile entre le papier et le numérique.
Millaut ne connaît pas encore le livrel et son attachement est donc compréhensible , mais il sent bien que les temps changent, et c'est formidable.

lundi 2 mars 2009

The Frugal Traveler

Tous les samedi je guette. Je guette les articles proposés dans la rubrique Travel du NYT. Vous savez il s'agit du quotidien dont tout le monde (le monde des médias surtout, c'est à dire peu de gens en face des 6 milliards de mecs qui se foutent de ce canard) parle, soit pour la qualité de ses reporters (Le Monde), soit pour les expériences sur Kindle (Aldus), soit pour ses rubriques hypermédias (moi). Eh bien cette semaine j'apprends que le Frugal Traveler est papa. En soi c'est un non évènement, mais j'adore les minis reportages de ce mec aux quatre coins du monde. Ses adresses sont nos adresses, ses destinations nos destinations, et aujourd'hui il n'est plus seul. Il emmène avec lui son épouse et son gosse.
Rien à voir avec les recommandations et les poncifs des magazines vantant qui le Four Seasons de Florence (je n'en connais que les grilles donnant sur la petite place où je me gare en venant du camping de Fiesole), qui les palaces vénitiens ( ceux que je vois quand je débarque du vaporetto en provenance du camping de Jesolo (je vais peut être faire un guide des campings ;-)) etc.
Je me demande toujours si les rédactions du Point, de l'Express, du Monde et autres titres que vous connaissez mieux que moi, nous prennent pour des cons quand elles nous proposent une chambre à 500 ou 1 000 euros la nuit ?
Je sais leur lectorat est ++ mais celui du NYT aussi, voire même ++++.
C'est peut être çà la différence entre le journalisme et le publi-reportage.