mercredi 25 février 2009

Reader en promo

Du 1er au 31 mars le PRS 505 à 299€ au lieu de 359 € pour les adhérents FNAC (5 minutes pour s'inscrire, c'est gratuit).
On vend toujours l'objet mais moins cher, sans mettre les auteurs en avant. Ils n'ont pas encore tout compris, c'est dommage.

mardi 24 février 2009

Sur la piste d'un échec

Hier et samedi je suis allé à la Fnac. Comme d'habitude depuis le mois d'octobre je jette un coup d'œil sur les 2 PLV des PRS505. Depuis au moins deux jours les machines de démonstration sont HS sans parler des vidéos. Les vendeurs s'en foutent, alors les clients ....
Nous sommes sur la piste d'un échec. Pas besoin de chiffres, quand tout va bien on claironne, si non on ferme sa gueule.
Je ne remets pas en cause la stratégie de Sony France (le partenariat quasi exclusif) mais la tactique.
Il semble que le service de marketing n'est pas lu la première phrase de l'Histoire de l'Art de Gombrich (la vache à lait de Phaidon) : "Disons nettement , tout d'abord, qu'à la vérité "l'Art" n'a pas d'existence propre. Il n'y a que des artistes."
Disons le nettement la littérature existe sans le livre, mais pas sans auteur.
Vendre une ardoise de lecture sans y adjoindre des auteurs c'est une erreur, que n'a pas commis Amazon.
Vendre un objet pour lui même est du ressort d'un bonimenteur, vendre de la littérature c'est d'abord vendre un auteur.
Alors peut-être que Hachette ne fait pas son boulot correctement, mais on savait chez les "nippons" que les éditeurs freinent.
Une bibliothèque dans ma poche (Le Monde y a pas longtemps), ce n'est pas 160 livres (approche quantitative digne d'un lessivier et d'un mauvais journalisme) c'est voyager, dans tous les sens du terme, avec.... un nom, un prénom, une activité littéraire et un titre à la rigueur
S'ils ne changent pas leur fusil d'épaule, adieu Berthe et bonjour Amazon.

lundi 23 février 2009

Les e-books 30 % trop chers ?

Foxit pour son réseau de revendeurs E-Slick octroie 30 % de remise sur le prix public HT de 260 $ (taxe de 7 % je crois).
En vente directe l'importateur ou le fabricant (Sony, Irex ou Bookeen) peuvent donc tout en continuant à gagner de l'argent baisser leur prix de 30 % (il faut simplement ne pas jouer sur plusieurs tableaux et choisir son mode de distribution pour satisfaire au mieux le client final ce dont nous sommes loin actuellement), soit pour une machine de 280 € un prix en dessous de 200 €. C'est déjà mieux.

dimanche 22 février 2009

Musiques, images et ardoises de lecture

Reznikoff Iegor, vous connaissez ? Mois pas, avant de tomber (ouille) sur un paragraphe d'un article consacré au mythe de la caverne de Platon. Ethnomusicologue, le professeur de Paris X nous apprend que la plupart des images pariétales sont dessinées dans des lieux parfaits pour la musique. Images et musiques sont donc, à priori, depuis la nuit des temps liées. Ce duo trouve des extensions en liturgie, mais aussi pour nombre d'activités humaines. Vasari nous conte que Léonard peignant la Joconde, dont on ne connaît toujours pas avec certitude l'identité mais c'est une autre histoire, faisait appel à des musiciens pour la distraire.
Pourquoi la lecture ferait-elle exception ? Pourquoi un tel cloisonnement ? Notre cerveau n'est-il pas capable de suivre les mots et les idées d'un auteur portés par des lignes par des notes ? Nos yeux et nos oreilles ne seraient pas complémentaires ?

vendredi 20 février 2009

Test

Elle est, entre la paraplégie et la tétraplégie, de très petite taille.
Sociologue, elle se déplace en fauteuil électrique dans les allées de la médiathèque qu'elle adore ainsi que les joujous électronique.
Après 15 jours d'utilisation, elle juge en premier lieu, comme Hélène cadre chez Oracle, que le PRS505 n'est pas abouti.
Pourquoi ? Je présume qu'il existe un "état de l'art" et que chaque utilisateur compare un nouvel objet à ceux qu'il utilise tous les jours. Ils ne le prennent pas pour ce qu'il est mais projettent ce qu'il aimerait qu'il soit.
Plusieurs réflexions :
- Un périphérique trop grand (la taille des choses est un problème récurrent, son nouveau fauteuil fait 2cm de plus en largeur et ne passe plus certains obstacles)
- L'autonomie n'est pas ce que prétend le fabricant.
- L'affichage des images un peu long, fait qu'une nouvelle page se fait un peu attendre : machine plantée ou performance médiocre ? Un sablier, par exemple, donnerait la réponse.
- Le mode page par page rappel trop le livre, le défilement est peut-être mieux adapté (j'en connais un qui va être ravi)
- Le passage en mode loupe ou paysage nous fait perdre le fil de lecture ( c'est peut être du a un bug sur mes fichiers PDF, je sais pas d'où ça vient (help).
- L'aluminium rend l'objet trop lourd (elle lit en tenant l'ardoise comme un livre) et "glissant".
- Trop de touches, et celles-ci ne sont pas assez sensibles.
- Ayant tendance à se rabattre la couverture gêne.
- Non la manip entre mode lecture et mode audio n'est pas trop pénible, on s'habitue.
- L'écran noir et blanc: rédhibitoire.
- le prix: trop cher. Mais la médiathèque s'étant équipée, elle est prête à payer un supplément d'abonnement pour un service complet :
  1. Prêt machine
  2. Catalogue d'ouvrages (dont les Guides MAF, un concept intéressant)
  3. Borne de connexion internet "dédiée" pour télécharger facilement des documents.
- Dernier détail, au camping et à la plage ça tient le choc ?
Pour le camping j'ai la réponse c'est oui, pour la plage je sais pas : je nage, je me fais sécher, je regarde les filles qui marchent, je nage, je me fais sécher et je m'en vais, car les filles ne me regardent pas :-)))

jeudi 19 février 2009

Aldus, Léonard et l'Iphone

Après avoir lu le billet de B Rives sur la lecture dense illustrée par une photo du codex Leicester, (anciennement Hammer du nom du milliardaire « rouge », appartenant aujourd’hui à Gates,) RV Bienvault me pose la question de la pertinence d’une édition Iphone de ce type d’ouvrage, ajoutant : « Un bon in-folio, serait déjà réducteur selon moi compte tenu de la présentation voulu par Léonard… Vos réactions? »
J’ai pris pas mal de temps avant de répondre, les arguments pour et contre se bousculaient et j’avoue n’être pas entièrement satisfait de ma réponse. Mais l’élément capital soulevé par RV est : Tout ouvrage existant, pensé et réfléchi par son auteur peut-il au nom du progrès, du business, d’une meilleur diffusion être porter sur n’importe quel support ?

Ma réponse : « Les écrits et codex de Léonard sur Iphone.
Votre question est fichtrement intéressante. Juste pour info, le format du Leicester, vu à Blois il y a 3 ou 4 ans, ressemble à un grand cahier d'écolier (21,8 x 29,5). Certains des Carnets de l'Institut, vus au Louvre en 2004, ne sont guère plus grands (9,5 x 7) qu'un Iphone, leur reproduction est souvent trompeuse (c’est l’inverse), les études d'anatomie destinées à être publiées sont effectivement "grand format" avec une mise en page réfléchie entre l'illustration (LDV rejetait la xylographie) et le texte d'accompagnement. En fait un éditeur sur Iphone serait confronté à une trahison de la "rédaction" de Léonard compensée par un accès au plus grand nombre.
Pour ma part j'accepterai la trahison à condition qu'elle soit "documentée, enrichie". Le codex Leicester et autres notes avec une écriture spéculaire en vieux toscan sont incompréhensibles. Même avec un format "raisonnable" (les sites Web de la British ou de l'Ambrosienne par exemple) on passe à côté de Léonard. C'est joli mais çà se regarde comme un livre d'images.
Il faut une édition/traduction (encore une trahison) documentée.
Aujourd'hui on dispose des textes, sans illustration, traduits et classés par sujet (Gallimard), on a mélangé pour cela les sources (trahison encore) et ce n'est pas vraiment cool. Il existe des fac-similés aux prix rédhibitoires (Giunti à Florence), des catalogues d'expos avec quelques extraits vite épuisés et des sites WEB. En gros ce n'est pas vraiment accessible.
Alors si quelqu'un faisait ce type de travail sur l'Iphone pourquoi pas, mais franchement d'ici là la techno aura grandement évoluée (ouf) et un éditeur raisonnable ira sur un écran plus grand, enfin j’espère.
S'il s'agit d'un simple copié/collé, engendrant forcément une perte de qualité je partage votre avis mais.
Mais je me suis posé le même genre de question avec le Da Vinci Code, et devant le raz de marée je me suis incliné me disant que si le roman avait généré ne serait-ce qu'une seule visite au Louvre pour la Vierge aux rochers, j'acceptais les âneries de Dan Brown confiant dans la force du tableau (1 chance pour 30 000 000 millions ça doit le faire, non ?).
Les maquettes sont du même ressort, il faut les rejeter et revenir aux sources : Les dessins du Vinci (à condition qu'ils soient disponibles, je boucle), tenter d'en percer l'esprit et l'utilité pour son temps et ne pas rester simplement admiratif devant le travail d'artisans du 20ème siècle.
Malgré toutes ces trahisons, et je fais partie des traîtres, Léonard restera le plus fort ;-)

C'est un bon sujet de réflexion, merci de me l'avoir soumis.
A+ »
Réponse d’RV : merci, c'est un plaisir de vous lire, quand vous êtes embarqués sur la Renaissance... (j’en déduis qu’en dehors de champ je suis barbant :-) ) je reste persuadé qu'une présentation plein écran donnera la pleine mesure des détails ; pour l'Iphone ou autre, on peut bien évidemment faire autre chose, cela restera autre chose »

C’est à toi maintenant lecteur, stp, de nous donner ton opinion.

Aldus

RV Bienvault sur son blog Aldus nous invite, à l'image de quelques québécois, au bistrot pour babiller. Une bière, de jolies filles, une ardoise électronique, des anecdotes et des rumeurs , ce genre de truc normalement séduit, même en temps de crise. Mais non.
On reste chacun devant nos écrans en attendant qu'il se passe quelque chose....chez les autres pour en rendre compte (comme à l'armée). C'est con.
Castiglione dans son Cortegiano au 16ème siècle brosse un portrait peu amène de nos aïeux : "Les Français ne connaissent que la noblesse des armes (le foot et la télé aujourd'hui) et ne font aucun cas de tout le reste; ainsi il ne leur suffit pas d'ignorer les lettres ils les méprisent"
Eh bien j'ai le grand honneur de vous annoncer que nous n'avons pas changé.
PS : Ah au fait le mercredi soir je peux pas , je vais à la piscine.

mercredi 18 février 2009

Les Guides de d'Ormesson

Dans une interview au Figaro l'académicien nous livre : " je me suis beaucoup promené dans Rome avec deux guides différents: Chateaubriand et Stendhal"
Je n'ai pas encore visiter Rome, mais pour ma part je serais avec Léonard, Michel-Ange, leurs amis et leurs ennemis, leurs œuvres et leurs bassesses. Et franchement sur ces lieux nos deux romanciers ne font pas le poids. C'est çà les Guides MAF.
Revenons quelques instants sur la critique du même journal au sujet d'un guide pour l'élite (voir plus bas.) Évidemment, malheureusement, la cible du commentaire du sociologue interrogé n'était pas mes ouvrages hypermédia, mais le Guide Rouge.
Il n'empêche, j'ai trouvé qu'il existait des points communs :
- La machine coûteuse : la voiture/l'ardoise de lecture (c'est pas du même niveau mais c'est un sérieux frein)
- La maîtrise mécanique et celle de la technique (télécharger, surfer, lire tout le monde sait le faire ? Eh bien non. Même les plus branchés d'entre nous peuvent rencontrer parfois des problèmes insurmontables: passer ses ouvrages d'une ardoise à l'autre par exemple)
- Un guide de l'élite, c'est un "reproche" que certains de mes lecteurs m'ont adressé, bien que je m'en défende.
Il faut effectivement faire un effort certain pour découvrir Florence avec Léonard et Brunelleschi, mais ils nous avaient prévenus.
Si vous refusez cet effort je vous laisse avec le Routard ses poncifs, ses cocktails et ses plumards.

mardi 17 février 2009

Pour mieux vendre les e-books

Une étude on-line de Stanza, libraire Iphone, sur les habitudes de lecture aux US (non représentative évidemment mais on s'en fout ;-)
la question : Où lisez-vous des e-books ?
- 31 % au lit (avant ou après le sexe ?)
- 29 % dans les transports ( c'est un bon truc pour draguer, mon épouse, par exemple, à repérer sur la ligne 9 du métropolitain un mec avec un Kindle (si le mec se reconnaît prendre contact avec moi pour qu'on en cause ;-))
- 13 % dans une aire d'attente ( au WC par exemple ??)
- 12 % à la maison (c'est à dire entre les WC et le lit je présume)
- 5 % au travail (faut dire qu'on s'y ennuie tellement au travail)
- 5 % au café (c'est un peu comme dans les transports c'est une technique pour se faire remarquer)
- 5% en avion (je sais pas comment ils font, moi j'ai la trouille en avion)
- Dans la baignoire pour 2 personne sur un échantillon de ???

Si j'étais un as du marketing je dirais : Pour vendre des ardoises de lecture le meilleur réseau c'est ....les vendeurs de literie

lundi 16 février 2009

Adobe nouvel outil pour E-book

N'étant pas technicien je vous laisse juger par vous même de l'importance ou non de la disponibilité d'un nouveau kit de développement pour les ardoises de lecture. A première vue l'avantage de Sony s'estompe, tout le monde disposera du même outil et des même bugs ;-) Concernant la "reflowable PDF technology" faut voir depuis le temps que l'on en parle.

samedi 14 février 2009

Figaro : Critique des Guides MAF ?

"L’usage du guide est donc inséparable de l’existence d’une aristocratie et d’une haute bourgeoisie qui non seulement sont les seuls à pouvoir se payer ses machines coûteuses, mais qui depuis maîtrisent le savoir-faire mécanique et détiennent le code qui fonde la validité de l’arbitraire culturel. Il est le guide de l’élite.

vendredi 13 février 2009

D'autres échos du 09/02 à Boulogne-Billancourt

B&C : http://bruitetchuchotements.blogspot.com/2009/02/strategies-editoriales-lheure-du-livre.html

KotKot : http://kotkot.blogspirit.com/archive/2009/02/11/ne-pas-desesperer-boulogne-billancourt.html de loin le meilleur élève :-))

Transnet et le Kindle

Je vous invite à lire les commentaires du billet de Pisani sur le Kindle et la Presse. Il y en a peu mais quelques-uns sont intéressants (lecture sur l'Iphone, le micro-paiement, le journaliste qui doit redevenir un journaliste etc.) Le plus surprenant c'est l'accueil positif réservé à la technologie e-paper. L'enthousiasme porte même un commentateur à faire de l'Irex un produit français :-)).
Profitons-en pour regretter l'absence d' une ardoise de lecture made in France (ne me parlez pas du Bookeen, un produit localisé même s'il apporte deux ou trois fonctions supplémentaires à celles de base).

BU d'Angers

Je ne suis pas le premier, mais la démarche vaut d'être saluée plusieurs fois, Sony a mis à la disposition de la BU d'Angers une dizaine de PRS505. C'est bien. Je suis certain que les bibliothèques ont un rôle important à jouer. J' en ai déjà causer et je sais que tous ne partagent pas mes vues, mais l'essentiel est de permettre aux curieux, à ceux qui hésitent, et surtout à ceux qui n'ont pas les moyens de s'offrir un tel "joujou" de se faire une opinion.

jeudi 12 février 2009

Proust et l'Hypermédia....bientôt peut-être.

Je reprends en partie l'article de Philippe Dagen paru dans le Monde :

"Le Musée imaginaire de Marcel Proust. Tous les tableaux de A la recherche du temps perdu", d'Eric Karpeles : le tableau retrouvé.
Le principe paraît simple : réunir en un volume tous les tableaux qui sont décrits, évoqués ou seulement mentionnés dans A la recherche du temps perdu. Etant donné l'abondance et la diversité des références proustiennes, l'idée permet de réunir Bellini et Ingres, Velazquez et Moreau, Carpaccio et Dürer. Eric Karpeles en a dénombré plus de deux cents. Chaque fois, ils sont reproduits en vis-à-vis du passage du texte qui justifie leur présence...."

Nous sommes en phase 0 d'une écriture hypermédia. Pour tendre vers cette dernière l'auteur, un anglais c'est un comble, pouvait aussi s'attarder sur la musique mentionnée (j'espère qu'elle existe car je n'ai pas lu Proust ;-().
Avec le Kindle 2 , nouveau parangon des ardoises de lecture (j'y reviendrai un jour) cette approche nous permet au bar du Crillon de nous plonger un peu , car les temps ont bien changé, dans l'atmosphère de l'écrivain.

mercredi 11 février 2009

6 ,20, 100 bonnes raisons d'écrire un livre numérique ???

Sur Aldus reprise d'une info de chez Virginie écrite par je ne sais pas quel quidam sur les bonnes raisons pour lesquelles le livre électronique va s'imposer.
Pour ma part il existe une seule bonne raison d'écrire aujourd'hui un livre numérique : la liberté.
Il en existe une très mauvaise : ça ne rapporte pas d'argent.
Tout le reste c'est de la littérature ;-)
Avant de se faire l'écho de telle ou telle opinion, de tel ou tel chiffre vérifiez SVP la légitimité de celui qui la/le diffuse. Le livre électronique s'en portera mieux. Faire du bruit n'est pas très intéressant, essayons de parler juste avant de parler fort.
N'abandonnez pas SVP votre esprit critique et manifestez-vous comme le fait RV.
J'en profite pour écrire que BuzzWord de chez Acrobat (leur traitement de texte en ligne) plante dès que le fichier Word importer est un peu lourd (textes + images) (c'est mon diagnostique, mais comme il s'agit d'une erreur inconnue ?). J'avais lu qu'il y avait de l'E-pub dans l'air en format de sortie (visiblement ce n'est pas encore d'actualité), mais avant de sortir il faut entrer, et c'est pas gagné. Cela dit, outre le modèle économique à préciser, c'est un outil intéressant. Partager mon fichier sur le Web avec des correcteurs c'est pas mal.

mardi 10 février 2009

L'Annonce avec un grand A comme Amazon :-)


J'ai piqué cette photo sur Teleread. N Y salue la sortie du Kindle 2.

lundi 9 février 2009

Patagonia et MP3

Pour ceux qui font un peu de montagne Patagonia c'est une marque à part, je suis fan. Alors quand j'ai vu qu'il fabriquait une housse pour le Kindle 2 je me suis dit que j'irai bien sur les traces de Léonard avec cette nouvelle ardoise de lecture qui pèse rien.
« Je dis que l'azur qu'on voit dans l'atmosphère n'est point sa couleur spécifique, mais qu'il est causé par la chaleur humide évaporée en menues et imperceptibles particules que les rayons solaires attirent et font paraître lumineuses quand elles se détachent contre la profondeur intense des ténèbres de la région ignée qui forme couvercle au-dessus d'elles. On peut l'observer comme je l'ai vu moi-même quand je fis l'ascension du Mon Roso, pic de la chaîne des Alpes qui sépare la France de l'Italie ; à son pied jaillissent les quatre fleuves qui suivent autant de cours différents et arrosent l'Europe entière; et il n'existe point d'autre montagne dont la base soit à une aussi grande altitude. Ce mont s'érige à une telle hauteur qu'il dépasse presque tous les nuages ; la neige y tombe rarement, et la grêle en été seulement, quand les nuages sont à leur maximum d'élévation ; cette grêle s'accumule de telle sorte que n'était la rareté' (des fois) où ces nuages ainsi montent et se déchargent, - ce qui ne se produit pas deux fois en une époque, - il y aurait là une masse de glace considérable, formée par les diverses couches de grêlons, et j'ai trouvé celle-ci fort épaisse à la mi-juillet. L'air était sombre au-dessus de ma tête et les rayons du soleil frappant la montagne avaient bien plus d'éclat que dans les plaines en contrebas, parce qu'une moindre épaisseur d'atmosphère s'étendait entre leurs cimes et le soleil…. »
J'ai longtemps cru qu'il s'agissait du Mont Rose (je n'étais pas le seul). 4600 mètres c'est haut quand même pour cette époque, ça le reste toujours même avec des capilènes et autres vestes de chez Chouinard.
Et puis j'ai trouvé, en fait le Mon Roso c'est le Viso. Reste à savoir si Léonard a parlé de Briançon, les avis sont partagés. Je verrai ça cet été sur place sans Kindle2 mais avec mon vélo, mes Mendle et un guide.
Concernant le dernier né de chez Amazon, PDF et MP3 ça me va bien. Faut que je teste, voir si le passage du texte à la musique se fait plus simplment que sur le PRS.

Bibliothèque de Boulogne, les porteurs du e-book sont....dans la salle

Compte rendu partial (il y avait une caméra, pour vous faire une idée impartiale je vous donnerai l'adresse du site de diffusion de la captation). V1

15 heures la salle se remplit pour atteindre une petite centaine de personnes. C'est super pour Alain Patez.
Pendant 1h30 débit d'un discours convenu sur le livre électronique.
Chez SFR on ne dit rien sur les résultats de l'expérimentation, on ne sait jamais il peut y avoir des gens de chez Orange. Elle a raison la dame, il y en a. Pour info ils sont, paraît-il, les seconds vendeurs de musique en ligne derrière Itunes et devant la FNAC. Ils ont 25 millions de clients et s'ils peuvent leur vendre du contenu ils le feront.... même si c'est n'importe quoi je présume.
Un intervenant revient du Japon, le marché du livre électronique là-bas c'est l'équivalent de la BD en France. Fichtre. Un bémol, le support pour eux c'est le téléphone. L'ardoise de lecture ils ne connaissent pas.
Les éditeurs :" On travaille pour vous mais c'est long, c'est difficile et puis tant qu'on gagne du pognon avec le papier on va pas se casser la tête. Les auteurs de BD qui viennent avec une animation Flash, ils sont bien gentils mais nous notre problème c'est le DRM, pas question de l'abandonner et c'est pour çà qu'Adobe est là, on va pas se laisser avoir comme ceux de la musique. Et chez Adobe on travaille aussi, à quoi ? C'est pas bien clair.
Tout le monde travaille et nous on fait rien peut être ?
On parle bcp d'E-pub et de PDF. C'est pas ça l'enjeu! Ils ont quoi au Japon sur leur téléphone, ils ont quoi sur le Kindle ? Il avait quoi Homère, il avait quoi Dante, il a quoi Marc-André Fournier :-) ? C'est sûr le succès d'un livre c'est avant tout de la technique, à pleurer.
Le MP3 sur une tablette ? Pour Picard de chez Bookeen, c'est anecdotique, pour P-H Colin de chez 4D Concept , non. Je m'étais déjà fritté avec Bookeen, vous comprenez des auteurs hypermédia, vous êtes peut être 2 ou 3 dans le monde, alors on va pas se faire chier avec des mecs comme vous. Chez Sony, en passant, on est plus attentifs. Chez Apple j'en parle même pas, d'ailleurs une intervenante dans la salle ne sait pas fait prier pour leur rappeler le modèle gagnant de Cupertino.
Approche quantitative de pousseurs de carton alliés à des éditeurs poussifs, c'est notre recette à nous pour gagner.... des clopinettes.
Des chiffres : Picard nous dit que c'est n'importe quoi ce que l'on trouve sur le net notamment au sujet du Kindle. Je pense qu'il a raison. N'empêche s'ils pouvaient débarquer en Europe ceux-là ils seraient les bien-venus.
Le seuil psychologique du prix d'un livre électronique 4€90. Je ne sais pas quel est l'éditeur qui nous livre cette confidence mais pendant un instant je me dis : Mes oreilles me trahissent ou on se fout de notre gueule ? D'autant que la TVA à 5,5 % c'est pas pour demain semble-t-il, mais un ouvrage à 4€90 c'est pour la saint saint-glinglin, promis juré.
Après il y a les interventions des bibliothécaires et des universitaires. Je ne connais pas leur problématique mais le mec de Couperin.org semble bien remonté contre la non-politique des éditeurs "universitaires".
Je pense que d'autres feront eux aussi un compte-rendu, en agrégeant vous devriez vous faire une petite opinion déjà.
Dans 6 mois on devrait en refaire une histoire de voir si les lignes bougent, si le blabla est toujours le même, si les bibliothèques nous remontent des infos etc..
Pour ma part j'ai prêté mons PRS à une personne handicapée. Dans une quinzaine de jours je vous dirais.

NYT Vs Le Monde

Rich média, multimédia ou hypermédia peu importe les termes employés pour rendre compte du fossé existant entre le traitement donné par le NYT et Le Monde aux récompense des Grammys Awards. Sur notre sol on saupoudre un texte de deux vidéos récupérées, j'ai envie d'écrire néglifemment, sur le net pour illustrer un article qui semble faire chier son auteur. De l'autre côté il existe depuis longtemps une trame, une réflexion donc, pour traiter ce genre d'évènement. L'illustration fait appel aux vidéos, aux extraits musicaux (Viva la Vida de Cold Play en intégralité et non pendant les 30 secondes autorisées c'est : exceptionnel, une erreur, une nouvelle approche ?), aux diaporamas, bref à toute la panoplie disponible. Ce n'est plus un papier, j'avais déjà eu ce sentiment après la disparition de Bo Diddley , c'est autre chose que je ne sais pas qualifier, mais que je lis avec bcp de plaisir.

vendredi 6 février 2009

La longue traîne à la traîne

Le modèle devait révolutionner l'économie numérique, donner sa chance aux petits ( c'est pas vraiment la lecture que j'en avais pour avoir été manipuler par Google et son programme Adsense) etc. N'étant pas un spécialiste de cette théorie je ne vais pas m'étendre mais vous renvoyer à l'article publié par internetActu et relayé par le Monde (tiens le Monde a disparu de E-book factory, ils n'ont pas dû apprécier et le faire savoir). Je me souviens des échos favorables sur Transnet et autres blogs qui sans aucun chiffre communiaient avec Chris Anderson. Et maintenant on prend en pleine gueule ceux d'une réalité que nous avions refoulés : "sur 13 millions de titres disponibles au téléchargement, 10 millions ne réalisent aucune vente. 40 titres représentent à eux seuls 8% des ventes, et 3% du total des titres vendus concentrent 80% du chiffre d’affaires." Pareto est KO. C'est un peu mieux pour les DVD mais guère, alors pour les e-books et autres livrels, quel modèle ? Celui du plus fort, du plus malin , du plus audacieux, du plus branché ? Une chose est sûre ça faisait rêver, c'est déjà çà comme disait Souchon.

Entre recueillement et distraction

L'essayiste Walter Benjamin (1892-1940) dans L'œuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique, approche l'esthétique moderne, le cinéma, avec pour bagage l'art de la Renaissance. Les mots clés de cet opuscule sont, il me semble, recueillement, devant une toile de Raphaël par exemple (La Madone Sixtine, dont les angelots ornent bougies et T-shirt du commerce mondiale, quelle horreur) , et distraction, devant une toile où s'anime Chaplin. Il revendique la grossièreté du raisonnement, l'absence de nuance, en invoquant le Paragone de Léonard, le grand Léonard, entre la peinture et la musique (Voir Guide MAF Léonard Milan-Rome-Venise). Autant l'écrire ce genre d'essai me transporte d'aise ;-) Et ce d'autant plus qu'il me permet de situer parfaitement la position du guide hypermédia entre recueillement et distraction. Recueillement dans un musée ou une église devant une fresque ou un tableau du maître de la Joconde, distraction en lisant les aventures extra-conjugales de Machiavel. Mais qu'existe-t-il entre les deux termes ?
Plaisirs et Connaissances.

jeudi 5 février 2009

C'est quoi ce bordel ?

Modifié le 6/02/09
A peine lancé l'Eslick de Foxit n'est pas dispo avant Avril. C'est pire que chez Porsche (j'en sais rien mais j'imagine ;-). En admettant que quelques clients aient été livrés depuis décembre, les suivants ont le temps d'aller voir ailleurs, sauf chez Amazon dont les délais sont aussi rébarbatifs. Il faudra m'expliquer, avec de vrais chiffres et pas des estimations bidon, comment un industriel en rupture de stock permanent ou presque, peut être leader sur son marché ? Sony semble bcp mieux maitriser son approvisionnement, bravo à eux (quoique j'ai encore des problèmes de lecture des fichiers PDF avec la loupe). Faut vraiment y croire pour continuer à investir sur ce créneau où les amateurs sont légion.

mercredi 4 février 2009

Le Kindle 2 sans le Monde ?

En navigant sur le site d'Amazon.com pour voir, la curiosité m'a conduit vers les titres des quotidiens dispos sur le Kindle. Je pensais y trouver le Monde, mais non. Depuis combien de temps le titre n'est plus dispo ? L'a-t-il été vraiment ?
Un peu plus curieux encore, je suis allé sur le site des Echos.
Stupeur Ganaxa a disparu de l'offre. Bruno ne s'en est pas vanté, pourquoi ? Reste l'Iliad, qui date, mais visiblement possède encore, mais pour combien de temps, 1 ou 2 arguments pour ne pas sombrer.
Je ne sais pas vous, mais moi je commence à me dire que l'on a tout faux dans notre approche e-paper. On s'y prend somme des manches, pour mon compte personnel c'est sûr, mais les autres aussi visiblement. C'est pas rassurant.

mardi 3 février 2009

MAJ de Digital Edition d'Adobe

La 1.7 est dispo. Elle apporte quoi ? Pas grand chose !
ADE sert à quoi alors ? Pas grand chose, notamment pour ceux qui préfèrent le couple livrels/tablette de lecture à la solution e-book/PC ou Mac. Mais je présume que les éditeurs qui prônent encore les DRM ne sont pas de cet avis. ADE c'est pour eux avant tout.

lundi 2 février 2009

Quand la presse distribuera des ardoises de lectures gratuitement

Actualitté, dénicheur d'infos US, nous propose l'hypothèse d'un blog se penchant sur les comptes du NYT. Après des opérations un peu sommaires le rédacteur du billet calcule qu'il serait 2 fois moins onéreux de distribuer à chacun des abonnées un Kindle sur lequel le quotidien est disponible et d'arrêter la version papier. Cette offre qui n'est encore qu'une hypothèse deviendra réelle très bientôt à mon avis. La presse comprendra, dans la douleur sans doute, qu'il sera plus judicieux d'offrir à chaque nouvel abonné une ardoise de lectures dont le coût sera très prochainement de 100 $, voir moins, plutôt qu'une réduction ou un autre cadeau à la con made in China. Non seulement le lecteur accèdera à son quotidien mais il pourra via le site du journal télécharger des livrels, e-codex et autres suppléments aujourd'hui proposés dans leur version papier. Cette offre n'enterra pas de facto le papier, mais dans moins de 10 ans on se demandera pourquoi ils ont tant attendu. Cette approche est bien différente de celles existantes ou le coût de la tablette est rédibitoire. Ce n'est qu'une étape évidemment.

dimanche 1 février 2009

Transnet, la Presse et le 13ème commentaire

Transnet de Pisani sur le Monde.
Le plan presse était le sujet non du jour, mais d'avant, un peu avant. Les opinions des uns et des autres s'articulaient autour du financement d'une industrie en péril, sauf la 13ème et dernière. En gros, un journal n'est pas un livre, on le jette et le papier n'apporte aucune valeur au contenu (qui soit dit en passant perd de sa valeur au fil des ans, mais allez expliquer ça aux journalistes). La solution pour enrayer le déclin: L'écran souple.
Seulement voilà la presse sur écran existe déjà, avec le Monde sur le Kindle (aux US), les Echos et l'Equipe sur Iliad et Ganaxa (chez nous). Souple ou pas l'écran, là n'est pas le problème, la technologie n'étant pas encore disponible. Après un lancement en fanfare et quelques chiffres décevant plus rien. Même RV (Aldus) n'en parle plus. Qui va tirer les leçons de cet échec? Ca marche on en parle, ça foire on on la ferme. C'est idiot il y a sûrement des enseignements à tirer de cette expérience et de celles menées dans les autres pays européens. Echec pour les uns, demi succès pour les autres ?
Pour ma part je pense qu'une presse disponible sur une ardoise de lecture est le meilleur moyen de promouvoir celle-ci et de sauver celle-là. Sous qu'elle forme ? Ciblée ou pas, brèves ou articles ? Avec ou sans pub, ce qui revient à écrire payant ou gratuit ? Pour le moment la simple translation du "monde" papier vers l'écran est un échec. Rich média ou poor média ? L'encre électronique est plus exigeante qu'il n' y parait. Les gens du livre devraient y prendre garde.