mercredi 21 octobre 2009

La FIAC c'est comme les E-books



Les E-books vont-ils tuer le livre papier, l'art contemporain est-il de bon goût ? Ces questions,  attrape nigauds, sont débattues sur nos ondes ou dans les dîners en ville (parce que à la campagne ils ont autre chose à faire, je sais pas quoi mais c'est sûrement plus intéressant). Chacun évidemment y va de son avis. J'ai pas vraiment envie de débattre sur l'art contemporain, merde ou pas merde, c'est selon. Des oeuvres de notre temps sont très  fortes, le Christ de Peter Fryer par exemple exposé ce printemps à Gap (photo), et d'autres seront vite oubliées.
Ce débat sur l'art contemporain ne date pas d'hier, ni d'avant hier. C'est d'ailleurs ma ligne de conduite dans les dîners.
- Vous connaissez Vasari, vous connaissez Pontormo ? Eh bien le premier, père de l'histoire de l'art,  reprochait au second ses expérimentation, son anti-classicisme, ses influences, son modernisme. Pontormo était même traité de fou. Ils étaient contemporains l'un l'autre, au milieu du 16ème siècle.
Que reste-t-il du travail du premier, des oeuvres et du second pourtant voué aux gémonies, des chef-d'oeuvres. Alors mettre tout dans le même sac , c'est idiot. Lorenzetti, ou les peintres byzantins sont toujours là à nous parler, sans évoquer l'homme pariétal et Fryer aussi nous interpelle.
Et des histoires comme celle-ci il y en a plein et je ne les connais pas toutes.
L'art contemporain n'est pas plus de la merde que l'art de nos ancêtres. Il faut juste se boucher les oreilles, se documenter et laisser dans un premier temps nos yeux nous guider vers le travail des gens de notre temps.
Penser que l'E-book tuera le papier, c'est pareil, personne ne le sait. Ni moi, qui est choisi poutant d'être un pur writer numérique, ni lui le blogueur, ni lui l'écrivain au talent reconnu. On n'est pas obligé de choisir son camp, même si parfois être radical a du bon. Seulement les nouvelles machines nous permettent de nouvelles expérimentations à nous de les exploiter pour donner un coup de vieux à Aldus ou Giunti (qui existe encore) et dans 100 ou 150 ans on verra bien. Plus personne ne cherche un livre sur parchemin , oui des collectionneurs mais c'est autre chose.
Pour la FIAC, qui ouvre demain, j'ai décidé de ne plus y aller, trop cher pour mon porte-monnaie. 

PS : Au fait je suis tombé dans le panneau, nigaud que je suis.

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