mercredi 8 juillet 2009

Quand la techno n'est qu'un masque

Lorenzo Soccavo m'a prêté son Cybook.
En attendant la mise à jour du lecteur PDF, indispensable au regard du plantage de mes guides (mésaventure que je ne connais pas sur le PRS ou l'Iliade), je lis son ouvrage Gutenberg 2.0 et suis à mi-chemin de la fin.
Je passe sur la mise en page, une cata, pour vous livrer deux ou trois réflexions :

1) Il faut une suite Lorenzo car l'aventure continue et certains bouleversements sont intervenus.

2) Je retrouve sous sa plume cette relation entre codex et écrits chrétiens. Insidieusement on (je, car j'ai succombé moi aussi) prête au premier une part du succès des seconds.
C'est gênant.
Bruno Delorme dans un livre, Le Christ Grec relègue, sans le savoir, le support dans les limbes. Sa théorie, très intéressante, tente de démontrer, que les Évangiles doivent leur succès et leur pérennité à la technique d'écriture employée : la rhétorique. Les évangélistes formés à "l'école" d'Aristote et Platon, nous ont offert l'une des plus belles histoires du monde. Pour eux comme pour Homère le support est sans intérêt. Que Delorme ait ou non raison son approche porte sur le fond, il nous rappelle indirectement que le succès d'un livre ne devrait rien devoir au support et encore moins au marketing.
Cette réflexion nous amène 20 siècles plus tard aux problèmes de la presse papier.

3) On suit chez Lorenzo et sur nombre de blogs les tentatives désespérées de la presse quotidienne mondiale pour stopper la fuites des lectorats. La solution serait le support électronique.
Eh bien non, et ce n'est pas le rapport Patino que changera grand chose. Pour ma part je prête plus d'attention aux réflexions des lecteurs qui se désespèrent de la pauvreté des articles. Il suffit d'être un spécialiste de pas grand chose pour vite s'apercevoir que nos journalistes ne connaissent rien aux sujets dont nous avons la maîtrise. C'est avant tout là que bât blesse.
La presse people ne se pose pas la question du papier ou du numérique elle sait écrire ce qui intéresse ses lecteurs et ne connaît pas la crise.

A+

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