jeudi 23 juillet 2009

Ecrivains, start up même business model ?

C'est un "vieux" post sur teleread qui pose la question (celle du titre). Elle est loin d'être incongrue. Evidemment concernant un groupe de rock ou un orchestre on imagine bien l'ampleur des investissements. Concernant un écrivain ? Un crayon une feuille de papier et zou (une lampe aussi). Oui, sauf que les temps changent. Nous sommes dans l'ère hypermédia et même avec un taille crayon en plus, ça ne le fait plus.
Je bosse actuellement sur Michel-Ange. Concernant les œuvres picturales et sculpturales, la poésie du maître, pas bcp de problème. Bibliothèques, librairies et internet suffisent, le budget reste raisonnable. Pour la Toscane camping et pizzas feront l'affaire. Là où ça se corse c'est pour la vidéo, la musique et les voix off. Trois exemples :
1) Des poèmes de M-A ont été mis en musique par ses contemporains. Pour le moment juste une frottola a été enregistrée. Il faut produire les autres. Dans ce cas plus de problème de versement de droits voisins évidemment. On est libre.... de dépenser pas mal d'argent.
2) Lors de l'inauguration de la salle des 500 au Palazzo Vecchio de Florence, Savonarole prononce un sermon. L'enregistrement par une voix terne, la mienne par exemple, est envisageable, mais le dominicain vit son sermon, il a été formé à cela. Il faut tenter, dans la mesure du possible, de restituer l'atmosphère, le ton du discours. Un comédien est nécessaire.
3) La vidéo. Elle n'est pour le moment pas encore dispo sur les PRS et autres Kindle, mais dans 2 ou 3 ans oui.
Il est fort probable aussi de devoir développer des outils en propre : une ou plusieurs briques supplémentaire en Java par exemple pour le moteur de rendu "stylen" etc..

Alors des investisseurs pour ce type d'entreprise, oui sûrement, mais pas en France et pas demain ;-(

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