vendredi 17 juillet 2009

Ça pleut, pourquoi ?

Nouveau commentaire de J-Y Dupuis sur les sites de partage de documents :
"Sur cette page: http://www.listafterlist.com/tabid/57/listid/17132/The+Web/Top+29+Document+sharing+sites+for+back+links.aspx
il y a 29 adresses de sites de partage de documents. Ça pleut!
Bye.
Jean-Yves Dupuis."

Ça pleut, pourquoi ?

J'avais vu une interview de Marguerite Yourcenar dans sa maison du Maine. Elle avouait humblement son désir d'être lue. Ce besoin semble être partagé par de nombreuses personnes. Je n'écris pas pour moi mais pour les autres, je veux partager avec eux ma production et si je peux en vivre tant mieux.
Quelqu'un , je ne sais pas qui, à flairer l'opportunité de porter cette envie sur le Net, puis a été copié.
Je ne connais pas le business modèle des sites mais en regardant la tactique de Scribd on y décèle un développement en 2 temps. Une première phase de gratuité et partage, puis une seconde de vente. Cette dernière évoluera sans doute , si ce n'est déjà fait, vers des solutions plus souples telle la vente au chapitre, lecture de flux payante etc..comme l'a décrit L Soccavo dans Gutenberg 2.0 (lecture toujours en cours ;-))
Bcp d'appelés et peu d'élus, sûrement.
La démarche, gratuité puis paiement, semble incontournable sur le net. C'est un message à faire passer auprès des auteurs aussi.
En gros, vous aimez mon service, vous souhaitez le voir s'améliorer ok, il nous faut maintenant une source de revenus.
La pub on oublie c'est pour Google et consorts, le don ça marche pour Wikipédia mais pour les autres c'est plus dur voir impossible, reste donc la bonne vieille transaction commerciale.
Auteurs vous avez un produit, j'ai des suspects. Je vends, et nous touchons vous et moi du blé. Ça marche depuis des siècles pourquoi s'en priver ? Et si vous êtes un peu branché vous vous passez d'un éditeur. C'est tout bénéf :-))
Le modèle ira s'affinant, les plates-formes vont devoir, à l'image du NYT, envisager nombre de cas de figures, les suspects n'ayant pas tous les mêmes désidérata. La souplesse du Net répond en partie, en partie seulement, à ces nouvelles aspirations.
Il existe par exemple, et ce n'est pas le moindre, le problème de la mise en page, le "DX optimising", sans parler de l'hypermédia, et de l'hégémonie du roman, de son format...pour le moment.
Je ne crois pas au moteur de rendu universel, notre vue, via notre cerveau, est un outil très sophistiqué sensible au mieux. Les Guides MAF sur un écran 9" c'est mieux car les images sont plus grandes, la mise en page plus soignée. Je lisais l'autre jour un post où le propriétaire d'un DX le préférait à son K2 même en voyage.
C'est étonnant, personne ne semble entrevoir un retour en arrière. Le modèle du livre du 21 ème siècle doit s'inspirer de ces enluminures grand format en couleurs hyper bluffantes.
Un livre pour le plaisir des yeux, en y ajoutant celui de nos oreilles et de notre porte monnaie.

2 commentaires:

Jean-Yves Dupuis a dit…

Je voulais simplement que les site de partage de documents, il y en avait beaucoup, il en pleuvait. Simplement une façon de parler.
JD

Marc-André Fournier a dit…

J'avais bien compris, j'ai juste rebondi sur votre connaissance d'un phénomène qui m'avait échappé. ;-)