dimanche 21 juin 2009

Un jour il faudra bien

Un jour il faudra bien qu'Amazon augmente le prix de ses livrens (e-books) ou que les éditeurs consentent à changer de politique commerciale. Un article (une synthèse) du WSJ rapporte que Bezos ne gagne que 61 cents sur une version numérique d'un ouvrage. C'est peu au regard d'une version papier (7 fois moins). J'avais lu précédemment qu'il pouvait même perdre de l'argent sur chaque vente. Pourquoi ? C'est à confirmer mais aux US, si j'ai bien lu, l'éditeur propose un prix public (de référence) d'un livre sur lequel il accorde une remise identique quelque soit le support, papier ou numérique, et le distributeur s'arrange avec ça. Chez Amazon on a décidé dans un premier temps de répercuter l'intégralité, ou presque, de cette remise sur le prix de vente. Pour le moment 1/3 des livres distribués sont gratuits (pas de marge) et seuls 6% sont au-dessus au de 10 $. Même s'ils distribuent 600 000 livrens par semaine ce n'est peut-être pas suffisant pour amortir les coûts, ce ne sont pas les cafetières et autres sex toys qui doivent payer la culture ;-). Alors 9$99 prix d'appel et prix plafond pour longtemps ? Je présume que les discussions doivent être tendus entre le service achat et les commerciaux de éditeurs. Ce seuil tarifaire est un piège pour le livren, ravaler tous les ouvrages au même niveau est une erreur. La valeur d'un ouvrage ne dépend pas uniquement de son support (papier ou électronique). 9$99 pour un bouquin voué à être abandonné au bout de 10 pages c'est trop cher, 20 $ pour un chef-d'œuvre, peut-être pas assez.

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