vendredi 8 mai 2009

Refaire une place à la poésie

La poésie n'est pas forcément liée à de bons souvenirs, récitations et autre épreuve de français sont là pour en témoigner. Seulement parfois un recueil, l'anthologie de Pompidou, une interview, un marcheur fou sur Europe1 liseur de poèmes pour se reposer le soir venu (des livrels au rayon sac à dos chez Décathlon, pourquoi pas quand on chasse le gramme?), vous amènent à un questionnement : ne suis-je pas passé à côté ?
Oui et non! La poésie peut être rébarbative, à l'instar des musiques antérieures au baroque (les tirages sont sensiblement équivalents : environ 3 000 exemplaires). Mais dans un contexte , une ambiance, un poème peut être lu sans aucune difficulté, apprécié. J'ai découvert cette faculté avec Michel-Ange. Le sculpteur du David est aussi un des plus grands poètes italiens. Il manie la plume aussi facilement que la gradine, une feuille l'inspire autant qu'un bloc de marbre, ils sont même parfois étroitement liés, l'un prolongeant l'autre. Il réconcilie les arts plastiques et l'art par excellence (selon nos anciens en tous cas). Sans parler de la musique, les plus grands compositeurs de son époque plaquèrent des notes sur ses sonnets, idem pour Laurent le Magnifique (ballade et chansons de carnaval) .
C'est une opportunité hypermédia sans équivalent.
Le poème n'est plus livré à lui-même, il ne sert plus d'illustration (cas de la biographie de François 1er par G. St Bris par exemple), il devient le fil conducteur d'un ouvrage, en l'occurrence un guide.
Les rimes sont autant d'indices historiques , psychologiques et artistiques pour cerner au plus près notre homosexuel tourmenté et mystique, son époque.

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