mardi 5 mai 2009

Pourquoi Irex merde ?

En regardant chez nos lointains voisins, Amazon, on se dit qu'ils n'inventent pas grand chose, mais font mieux. Irex le pionnier battave nous proposait son Iliad, avec son astucieux flip bar, bien avant la firme de Seattle et récidivait avec son DR1000. On ne connaît pas les chiffres d'Eindhoven, mais ils sont certainement à des années lumières de ceux de Seattle. Dommage.
Quelles sont les erreurs commises par Irex ?
1) Le positionnement.
Pour l'Iliad les néerlandais ce sont d'abord focalisés vers le BtoB, d'où le choix d'un partenaire comme 4D Concept, avant de s'orienter, trop tardivement sans doute, vers le BtoC. Ils ont perdu du temps et laissé la place à la concurrence avec des produits adaptés aux livres. Le relookage du Book Edition ne trompe personne.
Pour le DR1000 dédié à la lecture presse, disons que l'on a jamais raison tout seul. Il faut donc attendre. La nlle machine d'Amazon est une excellente nouvelle pour eux.
2) Les prix
C'est le principal handicap de la firme. Un prix très élevé qui n'a jamais baissé. Pas d'effet d'échelle (c'est gênant), pas de réaction face à la concurrence, pas d'écoute du marché. Ils sont persuadés d'offrir la meilleur machine, sur le papier c'est incontestable, et veulent en tirer profit. Vendre cher un bon produit n'est pas stupide, sauf quand le marché ne veut pas l'entendre de cette oreille. Combien faut-il de livrels pour rentabiliser mon BE? Trop, je n'aurai pas le temps de tous les lire que déjà ma machine sera caduque. Le chaland n'est pas stupide lui non plus et les freins à l'achat sont plus nombreux aujourd'hui que les accélérateurs.
3) La com
Bezos est un vendeur. Dès le début il a fait bcp de bruit (il fut l'homme de l'année pour Time aux temps de la bulle internet). Il sait se vendre et vendre ses produits.
Chez Irex on est plutôt silencieux. Le site frémit de temps en temps d'annonces très rares. Le blog est en létargie et la communauté des développeurs est quasiment muette.
Sur notre territoire deux coups de pub : le partenariat avec Les Echos, un flop, et Read&Go avec Orange, un pschittt.
La blogosphère les oublie, ils sont has been, un peu comme leur design.
Face à des géants il faut, soit être autant bruyant, c'est pas facile, soit être plus malins (comme Bookeen). Visiblement ils ne sont ni l'un ni l'autre.
C'est leur choix.
La question est : Ont-ils assez de cash pour continuer longtemps comme celà ?

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