mercredi 30 décembre 2009

Livre électronique VS numérique

A l’instant T le livre électronique s’incarne en un matériel proposé par 2 ou 3 fabricants, à ne pas confondre avec les importateurs et autres assembleurs, dont la principale caractéristique est un écran reposant sur la technologie E-Ink.
Un seul type d’ouvrage, par son poids économique ou sa diffusion est disponible : le livre numérisé. Textes et images, parfois, sont lisibles via un écran dont la taille fluctue aux grés des stratégies commerciales.
Le fond, c’est à dire l’œuvre ne change pas de propriétés. Volumen, codex, incunables, livres de poche ou numérisés, rien n’a vraiment bouleversé l’écriture. La lecture c’est évidemment autre chose, ne serait-ce que par l’augmentation du nombre de lecteurs. Mais pour un auteur l’objet livre reste une prison. Un paradoxe quand l’écriture est un domaine de liberté absolue ou presque. Ces dernières années des expériences intéressantes mais modestes ont été tentées, qui un CD, qui un pop-up, qui un code barre, pour repousser les barrières du papier.
Sony en baptisant son livre électronique « Reader » et non player par exemple, montre, sans le savoir, les limites imparties à l’objet.
J’ai tenté dans le « Manifeste pour une écriture hypermédia », en m’appuyant sur Léonard De Vinci, de montrer comment un technologue, le maître de la Joconde n’a rien d’un inventeur, souhaitait dépasser la technologie « livresque » de son époque, sans succès. Homme de son temps, il ne pouvait envisager de satisfaire un seul sens, celui de la vue (le toucher est de l’affect du lecteur ou de l’aveugle. J’aime toucher les pages de mon livre, ahaah. Moi j’aime toucher les sculptures, et pourtant l’interdit ne m’empêche pas d’apprécier au plus haut degré la Piéta. C’est des conneries).Le rêve de Léonard est réalisé depuis longtemps. Passons à autre chose soyons nous aussi de notre temps.
Aujourd’hui nos idées et nos cultures sont portées par différents médium (papier, écrans, ondes, toiles etc.…). Elles peuvent se croiser mais difficilement fusionner. Si les phrases de Ben sur toile me contredisent en partie, le cinéma et l’opéra ignorent l’écrit, pourtant à l’origine de leur naissance.
Et la querelle du Paragone de n’être pas morte ! Un médium peut s’avérer plus performant pour véhiculer un message, une œuvre pourtant créés à l’origine pour un autre. Exemple triviaux: l’interview de Thierry Baccino au sujet des performances de l’encre électronique. Sur les ondes celle-ci est percutante et lisse sur le papier. Idem pour l’opus de Carrière et Eco, N’espérez pas vous…. Le livre n’est pas le meilleur support pour ce type d’exercice. Un documentaire, un audio livre voir un e-codex auraient mieux fait l’affaire. Ils se sont retrouver prisonniers de leur support, c’est un peu con.
Pour faire voler en éclat ces cloisons qui nous emprisonnent, pour mettre un bémol, si ce n’est un terme, au Paragone, nous pouvons compter sur un nouveau matériau : le numérique.
Celui-ci est susceptible de satisfaire « nos sens culturels » principaux, à savoir : la vue et l’ouï (le toucher, encore lui, le goût (il pose problème si l’on se réfère à la cuisine, aux vins) et l’odorat sont en l’occurrence moins porteurs de culture…).
Nous connaissons tous des créatifs capables d’embrasser plusieurs disciplines avec talent, Cocteau et Pasolini par exemple. Stylos, pinceaux, caméras sont au service de leur création artistique. Et si deux mains ne suffisent pas, quatre, six, huit ou plus peuvent être mise à contribution pour explorer une nouvelle « écriture ».
Notre cerveau programmé pour tel ou tel discipline par notre système éducatif, n’est pas cloisonné heureusement. S’échappe qui veut, mais pour se heurter aux contraintes technologiques et pécuniaires. L’ingénieur, Gutenberg (inventeur d’une forme appauvrie du codex, de l’enluminure) et le financier, ses investisseurs, n’ont pas à rougir de leurs successeurs. Pour exemple un livre de poche de moins en moins lisible, une PSP, un support moderne, très sophistiqué, aux cloisons étanches comme celle d’un sous-marin ;-( .
Seulement HTTP est passé par là avec ses types MIME. MP3 ou 4, JPEG ou MPEG etc….PDF et Flash, Page ou Epub tout concourent vers une convergence des médias sur un médium. Nous avons tous lu sur le Web un article enrichi d’une ou plusieurs séquences multimédia (images, commentaires ou musiques). C’est presque banal. Et en l’état le livre électronique ne sait pas supporter ce type d’article et encore moins un livre numérique, composé de et réalisé par toutes les techniques numériques. L’auteur cherchera alors un autre support.
La musique est riche d’enseignement à ce propos. La seule diffusion personnel d’un morceau enregistré ne suffit plus. Pour le promouvoir on fait appel à l’image, celle du clip (MP3+MP4 par exemple), du scopitone et les spectacles pour un petit nombre de se transformer en machine à cash via la vidéo et le DVD dont le tourne disque ou le gramophone ont fait les frais. Suivez l’argent, ce maître du monde (Carmina Burana).
La presse est un autre modèle. Vecteur en puissance de mutation, elle couche depuis des lustres avec le livre, qui pour un feuilleton, des bonnes pages, des éditions tirées à part. Et le NYT montre la voie depuis quelques mois déjà. Le journaliste web flirte avec le richmedia de plus en plus. Amputé son article de cette richesse il restera sur le Web ou ira voir autre part. Le NYT sur le Reader ou l’Irex n’est qu’un succédané du papier ou du Web. Une misère.
Si mon raisonnement culturel et économique (les chiffres manquent c’est sûr) ne tient pas la route, si les auteurs s’avèrent incapables d’explorer de nouvelles voies nous pouvons sans difficulté nous retourner vers la fonction. L’ouvrage fonctionnel se nourrira d’hypermédia par essence. Au premier rang le guide (il existe une version de mes guides où vidéos, musiques, voix off et interviews sont encapsulés avec le texte. Le commentaire (MP3), par exemple, de Daniel Arasse sur la perspective avec en fond le texte fondateur d’Alberti est une rencontre très intéressante, unique), viennent ensuite les méthodes d’apprentissage de langues, les livres de cuisine avec en parangon le Cook, les biographies dont le sujet un artiste (musicien, cinéaste ou peintre) se trouve aujourd’hui coupé de son œuvre, les livres techniques, médicaux etc...
Et je vois mal alors le marché proposé des lecteurs dédié au couple texte/image, notre livre numérisé, et d’autres pour le livre numérique. Qui peut le plus peut le moins, et s’appuyant sur l’effet d’échelle fait disparaître le plus faible.
Si E-ink pense sauvegarder sa position hégémonique seulement en proposant la couleur pour 2011. Elle se trompe. Si les assembleurs se focalisent sur le texte uniquement, ils seront à l’image des fabricants de téléphone pris de court par un concurrent plus malin, moins borné ou d’une autre culture.
Le livre numérique est la mort du livre électronique.

En passant par la FNAC

En passant par la FNAC Boulogne surprise : 4 livrels en démo,  2 PRS600 et 2 OPUS (en rideau). J'ai joué avec les premiers et ohhhh une nouvelle surprise m'attendait. Le passage du mode lecture au mode musique et vice versa est presque bien pour une lecture hypermédia. Le menu "option" et ses fonctions améliorent significativement la navigation d'un mode à l'autre. Avec en prime la touche "historique" permettant une gestion hypertexte basique, nous sommes en approche d'une écriture un peu plus intéressante. Ca donne envie...de voir si le 900 améliore encore les choses. Après lecture du manuel je n'y crois pas trop mais un bonne surprise est toujours possible. Ce pose alors la compatibilité d'une machine à l'autre (PRS505 vers 600 ou 900). Dans le doute pas de modif sur les textes pour le moment, c'est dommage. 

PS: Surprise est peut-être un peu fort, il reste encore du chemin avant une ébauche hypermédia.

dimanche 27 décembre 2009

C'est loin l'Amérique ?

"On Christmas Day, for the first time ever, customers purchased more Kindle books than physical books," Amazon said.
Ce type d'annonce toujours aussi sybilline, relayée par l'AFP quand même, nous plonge dans un monde où le père noël n'a plus sa place. Le livren au pied du sapin c'est impossible, la numérisation met au chômage partiel les rennes et le traîneau au garage. Forrester prévoit six millions de livrels pour 2010 aux US, soit le double de cette année. Pour leur part Federal et UPS auront encore un peu de boulot ;-) Chez nous on y va pépère, faut pas bousculer mémère ;-)

samedi 26 décembre 2009

Parme, Stendhal et le NYT

"FROM a practical point of view, “The Charterhouse of Parma” makes a lousy guidebook....Never mind — if there’s one book you should take with you to visit this city (which anyone who loves Italy, art and food will want to do), it’s “The Charterhouse of Parma,” Stendhal’s masterpiece, less well known than “The Red and the Black” but even more astounding. "
C'est un article comme j'aimerai pouvoir en écrire , en lire plus souvent . Mélange de genres, une "critique" littéraire et un guide. La première est écrite, le  second s'appuie sur l'image. Le journaliste nous donne envie de lire, de voir, de voyager, il est fort le monsieur. 
Mais c'est surtout un article méritant d'être réalisé et non pas seulement écrit, pour un reader pour une tablette. 
N'ayant pas lu la Chartreuse je ne sais pas quel concert fut donné à la Scala lors de la rencontre Mosca/Gina, n'étant pas aller à Parme, pas encore, l'année prochaine je fais un crochet après avoir  lu le roman de Beyle, je ne connais pas le répertoire du Teatro Regio di Parma, mais ça ne doit pas être très compliqué de récréer l'ambiance musicale des lieux, des circonstances. On ajoute à l'oeuvre une couche, pont entre la littérature et la musique. Le pont, cet étrange édifice fascinant, reliant sans les fusionner deux éléments.
Les fresques du Corrège avec un plan large, celui de la photo,  sont "illisibles". Un diaporama ou une vidéo accompagnés d'une voix off, sont indispensables pour "visualiser" et comprendre les transports de l'écrivain, du spécialiste de la peinture italienne (j'ai lu son histoire de la peinture), pour le peintre.   
Ce ne sont que des exemples, il est possible aussi de s'attarder sur la cuisine, le jambon et le fromage ;-).
Vivement demain et les nouveaux dispositifs d'écriture.

mercredi 23 décembre 2009

Une interview de Bezos

Une interview de Bezos sans commentaire ou presque. Il y a une dizaine d'années Time Magazine en avait fait l'homme de l'année, ce n'était pas une erreur.

Je suis juste un peu perplexe, et très intéressé, quant à sa réflexion sur l'écriture : "Is there a next phase where the novel gets reinvented and the new digital medium gives rise to new art forms?

I'm skeptical that the novel will be "re-invented." If you start thinking about a medical textbook or something, then, yes, I think that's ripe for reinvention. You can imagine animations of a beating heart. But I think the novel will thrive in its current form. That doesn't mean that there won't be new narrative inventions as well. There very well may be. In fact, there probably will be. But I don't think they'll displace the novel."

Pourquoi cette question (fichetrement intéressante)? La réponse, pas vraiment claire, un peu normande, est sans doute dictée par une position "technologue". Le Kindle ne sait pas faire pour le moment, et les expériences en cours n'étant pas probantes, j'y crois pas. C'est plus pour Jobs ce genre de truc. 
La question étant posée, il y a prémice. Les journalistes sont sûrement en première ligne pour aborder un nouveau type d'écriture, ça les démangent. Le Net et les types Mime y sont  pour quelque chose. Le romancier succombera aussi, son champ d'investigation élargi, il partira à la découverte de nouveaux horizons pour son lecteur. C'est le propre de l'humain de toujours allez plus loin. Il le sait Bezos.



lundi 21 décembre 2009

Retour d'expérience: réponse de Didactibook

La première réponse est issue d'un mail envoyé pour comprendre pourquoi en tapant Guides MAF dans l'onglet recherche du site, je n'apparaissais pas en première position. Les autres sont en rapport avec le post de ce WE.

  • Concernant l’onglet “recherche” : Le fait de  privilégier des critères de pertinence comme le titre du livre ou les mots  clés rentrés (comme stress ou voyage) est un choix de notre prestataire  technique qui se base sur une étude démontrant que sur une période de 18  mois, aucun internaute n’a fait de recherches par le nom de l’auteur ou de  l’éditeur mais plutôt sur ses centres d’intérêts. Ainsi, nous avons opté  pour une pertinence optimale sur ces requêtes au détriment du nom de  l’éditeur. D’ailleurs si vous allez voir sur AMAZON, c’est le même  constat... Cela dit pour y palier, nous avons tout de même fait un lien, sur  chaque page du site hormis la page d’accueil, vers les pages éditeurs (dans  le menu de gauche) - Par exemple, votre page se trouve à l’adresse suivante  : http://www.didactibook.com/editeur/11/Guides%20MAF      - Si d’ailleurs à ce titre vous souhaitez nous  soumettre un texte descriptif de votre maison d’édition, n’hésitez  pas.
    • Concernant le système de tatouage numérique :  On appelle cela aussi le marquage numérique. L’idée consistant à ne pas  apposer de contraintes aux consommateurs dans l’utilisation de son livre  (comme le font les DRM classiques par exemple) tout en le responsabilisant  (ses coordonnées sont inscrites sur l’ouvrage au moment de l’achat). Ainsi,  hormis le fait qu’il ait ses coordonnées d’inscrites sur son ouvrage afin  qu’il ne le distribue pas à tout le monde, il peut l’imprimer, faire des  recherches dans le document, des annotations, le lire sur autant de supports  qu’il le souhaite, la conversion dans d’autres formats comme l’epub se fait  sans problème, etc.. C’est un système populaire auprès des  consommateurs.
    • Concernant notre stratégie Internet :  Effectivement, notre métier est de vendre des ebooks sur Internet donc nous  utilisons ce moyen de communication comme il se doit (et je peux vous  assurer que c’est un métier vraiment complet tant les champs de compétences  sont variés :-)) 
    • Concernant notre relation avec l’éditeur ou  l’auteur : Nous considérons en effet l’éditeur et l’auteur comme des  partenaires privilégiés et nous ferons tous ce que nous pouvons afin de  mettre en avant ses titres. C’est aussi une des raisons de notre  positionnement pratique, nous ne voulons pas 60 000 ouvrages sur notre  catalogue mais maximum 5000 bien choisis afin de ne pas diluer les ouvrages  des éditeurs dans la masse. Quand à privilégier EYROLLES, il n’en ait rien,  simplement, nous débutons avec de nombreux ouvrages de chez eux car ils sont  dynamiques dans le numérique et quel leurs ouvrages sont de bonne qualité.  Mais nous sommes en discussion avec de nombreux autres éditeurs afin de  compléter et diversifier l’offre. Nous avons ouvert il y a un mois  seulement, il faut nous laisser un peu de temps...  :-)
    Nous espérons que ces quelques informations vous  donneront une meilleure visibilité sur notre positionnement.
    N’hésitez pas  à nous poser des questions si vous en avez, nous sommes à votre  disposition.

    Bien cordialement,

    Benoit de La  Bourdonnaye
    Didactibook

samedi 19 décembre 2009

Retour d'expérience

Trois plateformes diffusent les Guides MAF :
Didactibook
I-Kiosque
Immatériel
Un contrat juridique est signé avec chacune, sans exclusivité. Sont-ce des diffuseurs, des agrégateurs ou des libraires ? Je n’en sais rien et je m’en fous. Leur stratégie diffère sensiblement à l’égard de l’auteur/éditeur que je suis. Le résultat est équivalent : pour le moment aucun exemplaire vendu ;-(.
Les remises oscillent entre – 35 et – 40 % sur le prix de vente HT. Aucune ne propose une remise de 5 % à l’acquéreur.
Les outils. Le plus complet, côté éditeur, est celui d’Immatériel, il me permet un suivi temps réel de la flat line des ventes ;-).

Traitement des fichiers
Elles acceptent toutes un fichier PDF sans limite de taille à priori.
Toscane, France et Romagne et Marches sont formatés pour des écrans 6’’ type E-Slick ou PRS 505.
Didactibook ajoute un tatouage numérique dont je ne connais pas le principe.
I-Kiosque les retravaille pour sa solution FlipBook Mac et PC et son DRM.
Immatériel ajoute l’adresse e-mail du client en filigrane.

La vente
Chaque plate-forme est aussi une boutique en propre ou en marque blanche. Immatériel travaille avec Dialogues, le libraire Brestois, A la page et Rue du Commerce (c’est le même groupe). Aucune ne propose la vente au « chapitre ». C’est dommage. Je ne sais pas si celle-ci peut séduire mais il va bien falloir essayer un jour. Le gratuit n’a pas fait la démonstration de son efficacité à mon sens. En 2010 la grande majorité des sites proposant des e-books libres deviendront aussi des boutiques avec un tiroir caisse à remplir. C’est plus sain. Le modèle reposant sur des subventions, de la pub ou de l’appel aux dons s’essoufflent. Dans cet ordre d’idée la nouvelle version de Romagne et Marches sera payante, ou jumelée avec un autre titre.

La promotion
Didactibook joue la carte du marketing du Net à fond. Un positionnement stratégique unique pour le moment, des ouvrages pratiques donc pas de roman, supporté par une com intégrée. Premier effet les Guides MAF sont plus souvent répertoriés par les alertes quotidiennes de Google. L’éditeur semble être considéré comme un partenaire, avec un léger favoritisme pour Eyrolles, solution logicielle oblige sûrement.
I-Kiosque répertorie les ouvrages sur Gallica, c’est à mon sens leur point fort. La com est pratiquement inexistante hors du site. Elle propose un extrait sous Flipbook de chaque ouvrage et l’interface est assez réussie. Ils jouent seuls, avec une vision du marché qui leur est propre.
Immatériel est assez étonnante, sans rien nous dire et sans effort pécuniaire de notre part elle multiplie les points de ventes. Elle agit en représentant des éditeurs.

La vitrine
On ne rentre pas chez nos 3 prestataires comme chez Amazon ou Itunes. Il faut trouver l’adresse, humer l’atmosphère, transférez notre confiance. Les freins au commerce sont nombreux, ils le sont encore plus pour une nouvelle activité. C’est qui ceux là ?
3 ou 2 colonnes pour la division de la Home page. Une présentation axée meilleures ventes ou nouveautés, éditeurs ou ouvrages, les vitrines ne sont pas vraiment accueillantes, sexy. C’est un blème. Vendre un livre numérique est un pari à haut risque, bien plus que de vendre un livre électronique. On est dans le domaine du bit, qui n’est pas immatériel, de A jusqu’à Z. Le piratage avait préparé le public du MP3, là non. Il n’y a pas de transition entre l’offre de Gutenberg et celle des Guides MAF.
Alors 2010, année des premières ventes ?

vendredi 18 décembre 2009

Que faire ?

140 téléchargements pour Marc Lévy et sa "Première nuit" sur Fnac.com en quinze jours. C'est pas terrible au regard du  support médiatique déployé (source le Nouvel Obs) .
Quels sont les  freins, inertie disait Dahan dans une interview, empêchant le livre numérique de décoller?
A force de regarder ailleurs, de se projeter à demain, on oublie la triste réalité de notre marché.
On préfère ne pas se poser les bonnes questions, mentir sur les chiffres ou positiver à mort sur des résultats qui ne sont pas les nôtres, survendre des machines et des concepts merdiques, dézinguer le champion: Amazon. La France va louper ce marché, c'est sûr. Il est trop tard, on est trop cons!

Enhanced vous avez dit Enhanced

Ce n'est pas une première. Le porte-parole de Macmillan, un éditeur de poids, annonce pour Q1 des versions enrichies de certains ouvrages. La lecture de cet écho dans le  WSJ suggère une réponse tactique de l'éditeur face aux prix bas pratiqué par Amazon, mais aucunement une approche hypermédia pour les livrels du 21ème siècle. Sans  importance, le reste suivra, les idées et les projets naîtront dans l'imaginationdes des auteurs regardant qui une interview, qui une vidéo. Reste à savoir comment cet enrichissement sera "diffusé". Sur les livres électroniques type e-ink c'est impossible. Q1 apportera une réponse.

PS: Personne n'a voulu sur notre continent relevé l'offre Kindle de Fictionwise, appartenant à B&N. C'est pourtant un élément important de la distribution du livre. La concurrence prend acte du succès du commerçant de Seattle et l'accompagne. Format propriétaire ou pas, ils s'en foutent, l'important c'est le pognon. 

jeudi 17 décembre 2009

La copie c'est peut-être pas si mal.

En regardant Looking Glass, le musicien de New York nous livre cette confidence (je vous la fait courte et vous invite vivement à regarder ce documentaire) : « pour apprendre l’orchestration j’ai copié Mahler …. Les peintres vont au musée pour copier les œuvres des grands maîtres, c’est pareil pour la musique. C’est une très bonne façon d’apprendre.. » l’écriture musicale.
Et pour l’écriture tout court ? Pas celle enseignée à l’école, mais celle dont aimerait être le détenteur pour transporter les foules. Copier Dante le divin pour devenir humain comme Balzac ?

Kindle et son concurrent en vente sous la même enseigne

On en dit du bien, faut tester. Pour ceux que ça amuse l'Iriver est en vente sur le site d'Amazon France via un partenaire 254 €.

mercredi 16 décembre 2009

TVA E-books, l'Espagne en tête.

Baisse de la TVA sur les e-books pour l'Espagne. Il serait surprenant de ne pas voir cette démarche franchir les Pyrénnées. Source El Pais.

Je suis un peu en retard mais l'annonce est importante. Quand cette fameuse taxe sera identique à celle de l'offre papier, à l'instar des restaurateurs, deux options: 1) Si le livre est numérique à 100 %, c'est à dire sans un "avatar papier", on ne change rien et on s'en met un peu plus dans les poches. La signature de la pétition Gallimard n'est pas uniquement orientée lecteur? L'auteur peut aussi gagner plus,  non ? 
2) Si les deux versions exisent, là ça craint. Ayant un repère, le public peut comparer. Il faut évidemment faire un geste. Promettre des emplois. Comme le disait Mr Chirac les promesses n'engagent que ceux qui y croit.
Baisser un peu le prix de vente, mais pas de 15 % c'est bien de trop , car il faut financer la démarque sur le livre numérique, le piratage.

Ce qui serait sympa aussi, c'est de voir un mec avec des couilles, pas moi le tribunal de commerce me les a coupées, vendre un "reader" à 5,5% en fusionnant contenu et contenant. Après tout Eco nous dit qu'un obélisque est une sorte de livre, alors un livrel estampillé, c'est un exemple, la Bible, c'est imaginable. 

2010

Si le livre numérique était la mort du livre électronique ?
L'hypermédia s'accomode plutôt mal, pas du tout d'ailleurs, de la technologie E-ink, et l'hypermédia ce n'est pas seulement les Guides MAF ou Nick Cave, c'est aussi la presse. 
Si demain HP, Apple et Microsoft sortent un support plus approprié pour un contenu enrichi, que va-t-il se passer ? 
J'y réfléchi, j'en discute avec Lorenzo et on vous livre nos réflexions avant le CES de Las Vegas et son concert d'annonces. 

mardi 15 décembre 2009

Rôle de l'auteur devant le point, la tablette d'écriture.

"Et que fera le point

que fera la tablette d'écriture

si là-haut, le pilier du ciel

est ébranlé ?" Fragments d'un Jugement dernier composé au 10ème siècle. 


N'espérez pas vous débarrassez des livres #2 et fin

Ensuite vient le long passage sur l’imbécillité, la stupidité, la crétinerie. On est, je suis, plutôt mal à l’aise. La connerie étant la chose la mieux partagée en ce monde, j’ai ma dose, j’en suis conscient et je m’en accommode. Excepté quand, lisant, je me sens proche de tous les crétins de la terre décrits au fil des pages. Pour un peu ils pouvaient ajouter à la liste des imbéciles ceux qui se penchant sur les grands de l’espèce humaine pensent s’en approcher mais s’en éloignent en fait. Mézigue en quelque sorte ;-)

Revenons à notre grille de lecture et la vanity press décortiquée par Eco. Cette pratique, existe-t-elle en France ? Je n’en sais rien mais elle nous permet d’aborder la publication à compte d’auteur. Vanité de l’écrivain impubliable, vanité et cupidité d’un éditeur dont la motivation se résume à l’argent. C’est le Corbeau et le Renard. Une chose est sûre, quoique, l’entourloupe sur le Net ou livrel sera plus difficile à mettre en œuvre. Nos auteurs n’y ont pas pensé. Pourtant Carrière a publié à compte d’auteur, pourtant il essuie des refus, mais la possibilité offerte par le numérique et le Net, à double titre, ne les a pas effleurés. Pourtant ils évoquent souvent avec amertume cet auteur inconnu et son chef-d’œuvre lu par son seul créateur, ou ceux cités par Aristote dans la Poétique dont le travail est perdu. Pourtant le Net n’est pas absent de leur débat, mais la problématique de l’auto-édition leur passe au-dessus de la tête.

Scribd possède peut-être la prose d’un « corbelet », perle de notre siècle commençant. A l’abri du renard notre technologie portera-t-elle l’œuvre à la notoriété, puis à l’immortalité ? C’est possible, il faut pour cela une mobilisation du lectorat. Ecrit après écrit, strate par strate, le chef-d’œuvre en devenir nourrit une littérature, une critique et une réflexion. Rien d’insurmontable pour le Net, mais l’outil existe-il ? Il est peut-être à imaginer.

Une chose est sûre, sans vanité pas d’écrivain. Normal, l’immatérialité de l’œuvre et la force qui nous pousse à être lu sont logées à la même enseigne : notre crâne.

Page 297 la question qui tue : « qu’est-ce qu’un livre ? » Suivent 2 ou 3 pages assez brillantes, il faut donc les lire, et une définition de U.E qui m’amuse beaucoup : « Si vous avez un obélisque sur lequel plusieurs signes racontent l’histoire de l’Egypte, vous détenez quelque chose qui ressemble à un livre. » Je suis à fond derrière vous Umberto, j’en ai marre de tous ces cons attachant tant d’importance au support qu’ils en négligent les signes, le contenu. Le toucher, l’odeur, le bruit, la vue, la reliure, la matérialité, des conneries.

Pour conclure. Ouvrage à lire ? Non !

A écouter oui ! L’impromptu n’est pas dialogue. L’audio livre serait plus approprié à mon sens, à mon ouïe (après la page 153 j’ai laissé tomber Schubert ;-) pour ce type d'exercice. 

Je vais maintenant attaquer le Vertige de la liste.

samedi 12 décembre 2009

Orange et le livre numérique

2010 année de lancement, " je ne peux pas vous le dire mais on fera comme d'habitude un produit formidable et blabla et blabla..." Voir la vidéo à partir de la 8 ème minute pour ne pas savoir grand chose ;-) Mais bon ils y travaillent ....enfin j'espère. Ah oui il parle, le patron d'Orange Vallée, d'associer les éditeurs et les auteurs. Alors là il faut que je prenne un RDV.

vendredi 11 décembre 2009

Alex prometteur ?

La vidéo est loin d'être une preuve de l'excellence d'un produit, mais en attendant de tenir celui-ci en main il est loisible de se faire une idée. Celle sur l'Alex donne deux ou trois pistes vraiment intéressantes. Cette idée d'un transfert d'un contenu web sur l'écran E-ink est l'une d'elle. Evidemment j'aimerai voir l'inverse un lien d'une "page e-ink" vers un url avec par exemple un fichier MP3 ou MP4 lu sur l'écran type "Ipod". A creuser


N'espérez pas vous débarrassez des livres #1

Comme tout un chacun j’avais réagi à chaud sur l’extrait proposé par la critique quand est sorti le livre « coécrit » par Carrière, Eco et Tonnac. Et puis j’ai attendu. Attendu des articles plus longs, plus critiques ou plus cons mais rien. Pourquoi ? Une fois le dossier de presse couper/coller, plus personne pour s'y coller? 
Une seule alternative le lire pour en tirer plus, c'est un objectif intéressant. En attendant sa réception en bibliothèque, parce que 18€50 j’ai pas, je jetais un coup d’œil dans les classements du Nouvel Obs/Virgin. Une entrée à la 17ème place dans la liste Essais en novembre, et puis oust. Mauvais signe me dis-je ! 
Mais en ce jour, je peux enfin en commencer la lecture, balayer les incertitudes.
Le but de l’exercice est d’évaluer la distance nous séparant de ces gens, incarnation moderne du livre ancien, sur l’avenir du livrel, du e-reader. Ce n’est ni le titre du livre ni son objet, mais tout simplement le sujet pour nous intéressant. Inutile de passer du temps sur l’avenir du livre papier, pour eux il ne disparaîtra pas, de leur vivant ça c’est sûr car ils commencent à n’être plus tout jeunes. Je partage leur opinion sur la non pertinence de cette question d’ailleurs.
Pour résoudre notre problème il faut en premier lieu tenter de cerner nos gus au regard des choses lues de la page 1 à 153 (pour le moment). Pas de Wikipédia, pas de bio, seulement l’analyse des propos tenus durant cet impromptu, un peu comme au bistrot, mais avec en fond sonore ceux de Schubert sur Deezer.
First, ces mecs-là se connaissent, s’apprécient, partagent un même fond culturel, avec spécialité Italie médiévale pour l’un et Iran/Asie pour l’autre, une même passion pour le livre. Ils en écrivent, en vivent, et collectionnent les incunables. Ils n’aiment pas le nouveaux riches, apprécient modérément l’informatique, faut comprendre ils bossent sous Windows, et fréquentent le gratin du monde culturel. Sans être d’une autre planète, ils sont d’une autre « matrix », d’un autre monde. Celui des libraires avec sonnette par exemple, grands bijoutiers du vélin, des antiquaires de renom. Pour un peu on ne serait pas surpris de voir Mitterrand, François, débarquer, il viendra peut-être plus tard.
Si en préface Tonnac ne voue pas aux gémonies « l’e-book », Eco met tout de suite les pieds dans le plat. La lecture sur ordinateur, à l’écran est pénible et « la présence de l'électricité [est indispensable] et [un livre numérique] ne peut pas être lu dans une baignoire, même pas couché sur le côté dans un lit. Le livre se présente donc comme un outil plus flexible. »
Euh (c’est un euhhhh de déférence), monsieur Eco :
1) La technologie E-Ink nous permet de nous rapprocher de la qualité papier. On y est pas encore mais …
2) Une entreprise coréenne ,LG je crois, a mis au point un panneau solaire pour alimenter ce type d’écran.
3) Jeff Bezos lit avec son Kindle dans sa baignoire, il le met dans un sac plastique, mais il ne nous dit pas ce qu’il fait au lit. C’est une lacune pour sûr.

U-E « De deux choses l'une : ou bien le livre demeurera le support de la lecture, ou bien il existera quelque chose qui ressemblera à ce que le livre n'a jamais cessé d'être, même avant l'invention de l'imprimerie. Les variations autour de l'objet livre n'en ont pas modifié la fonction, ni la syntaxe, depuis plus de cinq cents ans. Le livre est comme la cuiller, le marteau, la roue ou le ciseau. Une fois que vous les avez inventés, vous ne pouvez pas faire mieux. Vous ne pouvez pas faire une cuillère qui soit mieux qu'une cuillère. Des designers tentent d'améliorer par exemple le tire-bouchon, avec des succès très mitigés, et la plupart d'ailleurs ne fonctionnent pas. Philippe Starck a essayé d'innover du côté des presse-citrons, mais le sien (pour sauvegarder une certaine pureté esthétique) laisse passer les pépins. Le livre a fait ses preuves et on ne voit pas comment, pour le même usage, nous pourrions faire mieux que le livre. Peut-être évoluera-t-il dans ses composantes, peut-être ses pages ne seront-elles plus en papier. Mais il demeurera ce qu'il est. »
Le livre « c’est comme la roue », et bien il se trouve que la roue a bien évolué depuis ma première charrette. De passive elle est devenue motrice et terriblement moderne si j’en crois les ingénieurs de Michelin. Et pour vous répondre plus précisément je vais détourner les propos de votre compère, eh oui j’ose. Il est écrit page 48 : « Chaque nouvelle technique exige une longue initiation à un nouveau langage, d'autant plus longue que notre esprit est formaté par l'utilisation des langages qui ont précédé la naissance de ce nouveau venu. A partir des années 1903-1905 se forme un nouveau langage du cinéma qu'il faut absolument connaître. »
J’adore. Nos esprits sont formatés soit. Le mien mais aussi le vôtre. Pour présomption ce refus, ou manque de réflexion, d’un nouveau langage pour l’écriture. Vous n’êtes pas seul, je m’exclus car mon formatage diffère (cloisonné, hard sector, je ne suis plus), les fabricants de livrels et autres diffuseurs sont à votre image. Le livre hypermédia, babille. Mais dans un an ou deux ou dix, son langage aura intégré un nouveau vocabulaire, une nouvelle syntaxe, de nouveaux parlants. Se posera alors peut-être la question de savoir si les auteurs perpétuent l’usage du livre à savoir diffuser une connaissance (ma définition est sûrement restrictive), ce que je crois. Il me semble que nous sommes là au cœur de notre problème.
La projection du livre futur ne s’est pas imposée à nos intervenants. A cet égard leur approche quantitative est révélatrice, Carrière reprend texto la pub de Sony : « une bibliothèque de 160 livres » et Eco y voit un bel outil pour une doc technique de milliers de pages. Dans une interview   sur une chaîne parlementaire le premier se disait désolé de n’avoir pas eu un reader de disponible au temps où il travaillait sur le Mahabharata (16 volumes) avec Brooks. On pourrait aujourd’hui revenir sur l’œuvre et y adjoindre la musique (collection Realworld) composée pour celle-ci. Voir si mots (ceux du scénario ou des dialogues) et musique font sens à l’instar du film.
En étant sensibles aux nombres de gigas, ils appuient très fortement là où ça fait mal : la pérennité du stockage. Par digression il est légitime d‘évoquer la question du : comment un ouvrage numérique pourra-t-il encore être lu dans 20, 100 ou 500 ans ? Par extension on peut aussi s’inquiéter de la durée de vie des livrels.  
Fin de partie pour ce jour. Bonsoir.

jeudi 10 décembre 2009

Pas panique pour le Nook, les housses sont supers ;-)

Visiblement le testeur vedette du NYT est déçu par le reader de chez B&N (doux euphémisme)

A force de vouloir faire mieux et plus vite le libraire s'est laissé embringuer dans une dangereuse spirale ou la forme l'emporte sur le fond, c'est dommage.

Les housses sont supers, et les PLV aussi, signes indiscutables d'un bon reader...à venir.

mardi 8 décembre 2009

Chiffres à Boulogne-Billancourt

Des chiffres sur les bibliothèques de Boulogne-Billancourt : 125 024 emprunteurs pour 26 459 inscrits, 648 479 prêts (dont des vidéos des disques etc, on mélange tout ça fait plus riche, quelle connerie) dont 645 prêts de  e-book, soit 1 pour 1 000. Pour rappel la médiathèque s'est dotée d'une dizaine de PRS, dispo pour le public depuis septembre. Si un jour j'en sais plus, je vous fait signe.

Positionnement

Où classer Léonard et Michel-Ange, en culture ou en voyages ? Question posée par Benoit de La Bourdonnaye de chez Didactibook. Bof,  j'en sais rien ils sont inclassables. 
La librairie néo-calédonienne vend les Guides MAF.
C'est allé vite et j'avoue trouver marrante l'idée d'être distribué aux antipodes. Mis à part un léger décalage horaire, Nouméa ou Marseille c'est pareil, c'est la magie du Net.
Un positionnement spécifique (diffusion de livres pratiques uniquement)  peut-il leur permettre de "s'insulariser" et faire venir à eux les badauds des bords de Seine ? Je n'en sais rien. J'abordais le même sujet ce matin avec Loïc Roussel de chez FeedBooks. Lui s'en fout un peu, avec seulement 1,7 % du trafic venant de France, ses prospects sont sur les bords de l'Hudson, du Colorado. 
Franchement de la Bourdonnaye et son associée ont du culot, j'espère aussi du temps. Car en jouant à 100 % la carte du Net c'est certainement plus difficile. Sans relais parisiens ou hexagonaux dans la presse, l'édition ou la micro-blogosphère du livre électronique ils seront quand même bien seuls dans leur île du bout du monde.    

lundi 7 décembre 2009

Quid de Zoomi ?

En 2008 Zoomii faisait l'unanimité. Cette vitrine emportait le chaland dans l'univers du livre de manière satisfaisante. Quand aujourd'hui je navigue dans les différentes librairies proposant les Guides MAF, je regrette Zoomii (visiblement elle n'existe plus, lancée trop tôt sans doute).
C'est vraiment pas emballant, la boutique électronique. Je ne comprends pas pourquoi les développeurs ne s'inspirent pas de Top Sites sur Safari (la version Mac) par exemple. Va falloir se creuser un peu la tête pour appater le client. 

Où l'on parle de l'écriture


Un article du Guardian où l'on parle de l'écriture pour éloigner le spectre (à définir)  que font planer les Kindle et autres Nook sur l'édition, en général. Pour mon propos pas la peine d'aller jusqu'au bout de la démonstration. Un moment, elle se prend longuement dans les fils de la toile pour une conclusion dont je ne partage pas toutes les hypothèses.

Attardons-nous si vous le voulez bien sur cette phrase dévoilant une relation physique d'un auteur avec sa machine à écrire, avec son texte : "I need the sound of the keys, the keys of a manual typewriter. The hammers striking the page. I like to see the words, the sentences, as they take shape. It's an aesthetic issue: when I work I have a sculptor's sense of the shape of the words I'm making" une fusion semblable, mais non identique,  souvent exprimée par les lecteurs avec les livres. Pour une fusion identique il faut imaginer le processus inverse, tel les télextes d'hier. Barbant. Pour une fois on s'intéresse au procéssus d'écriture, mais partialement et c'est dommage. L'ouvrage  numérique n'empêche pas l'auteur d'utiliser sa machine, ou son stylo pour créer une oeuvre c'est son problème. Il peut même exiger sur le premier écran E-Ink de  son roman la mention : " écrit avec une Remington 1921". D'autres se chargeront des "basses besognes", c'est bon pour l'emploi.
Cet été à Carrare je regardais des sculpteurs travailler avec un outil pneumatique, Michel-Ange en aurait fait autant, j'en suis sûr. Il aurait adopté la scie à diamant et  le camion, la grue et les câbles d'acier, abandonné les boeufs et les cordes de chanvre. Pourquoi ? Pour aller plus vite et terminer des chantiers qui lui tenait à coeur. Pour épargner la vie des carriers écrasés par les blocs de marbre, il s'en est fallu d'un rien pour lui-même. La nature de ses oeuvres en aurait-elle été altérée ? Peut-être mais on ne le saura jamais. Seulement une chose est sûre quand il travaillait sur telle ou telle sculpture il savait déjà où elle prendrait place et avec quelle lumière. Hors quand une statue est déplacée, je pense aux Esclaves du Louvre, on altère l'oeuvre et pourtant personne ne s'en offusque (quelques uns à peine le regrette).Idem pour notre écrivain, s' il ne se pose pas aujourd'hui la question du support, son esprit intègre depuis longtemps le format livre, demain il devra, c'est effectivement une ombre sur l'écran, un élément du spectre, tenir compte de, des écrans. Il doit intervenir, se réapproprier le contenu (billet d'hier), le fond, mais aussi la forme. Il pourra pour des raisons de rendu, de rythme de lecture, de qualité, refuser de voir son travail porté sur un support électronique c'est légitime. A contrario s'il accepte il doit y réfléchir dès la conception, car il peut y avoir altération de l'oeuvre. C'est facile à concevoir pour un livre avec images et tableaux, c'est plus complexe pour un essai ou un roman, mais il y a menace.

dimanche 6 décembre 2009

Scribd stats

Outre le nombre de lectures, près de 1 000 ce jour (je suis d'accord ça ne veut pas dire grand chose), le nombre de téléchargements (55 c'est déjà plus intéressant) et des mecs qui collent leur tronche sur votre page perso le site nous fournit des infos marrantes. Elles me rappellent une comparaison faite entre Victor Hugo, Shakespeare et le nombre de mots utilisés par chacun. L'anglais battait le frenchie à plat de couture.

Si vous jetez un oeil sachez que:
Le nombre de pages n'est pas significatif, Léonardo est au format 6''.
Le nombre de mots n'est pas intéressant sauf s'il s'agissait du nb de mots différents.
Le nombre de caractères est le seul qui soit fiable je crois, le nb de lignes est quasiment équivalent, je comprends pas.

La suite, le nb de lettres par mot. Leur base étant essentiellement anglaise c'est marrant cette quasi égalité. Plus de mots par ligne mais moins de  mots par page c'est pas cohérent. Je pense que ce sont les images qui foutent le bordel dans leurs stats, et pourquoi ?

Pour une raison : Appelons-la "Primat du blabla quantifié".
Smashwords nous l'explique assez bien, 70 % des ouvrages ne sont que du texte, donc les 30 % restant on s'en bat les ...vous savez quoi. Scribd accepte tout mais n'en tient pas compte, ils travaillent en mode "image".
Feedbook c'est pareil, le rendu est impeccable mais si vous n'avez pas écrit un roman: exit.
Les assembleurs de livrels ? Même combat, on singe le livre et le livre c'est avant tout un roman.
Cette approche analogique, un comble, est une impasse. C'est l'essence même de ce type de raisonnement, ses limites sont celles du modèle. 
Vous sortez du modèle, vous avez toutes les chances de surprendre le marché et vos concurrents.

 

Recadrage

"Sorry, CONTENT is what Project Gutenberg provides but not FORMAT, FORM, FORMALITY, etc."

Le contenu encore et encore, toujours....Le fondateur du projet Gutenberg, Michael Hart, résume parfaitement l'objet premier et unique  d'un e-book, d'un livre numérique. Nous avions hier avec Baccino des outils formidables pour juger de la qualité d'un support, d'un livre électronique. Hart + Baccino c'est une grille de lecture béton, le reste c'est du marketing, du pipo.
Quand à la housse et au carton d'emballage arrêtez les mecs.
On ne va toute de même pas rejeter tel ou tel titre au prétexte d'un format, d'un support ?  
  Je veux lire la Bible et les Apocryphes, Dante et Baudelaire, Chastel et Arasse, Rowling et Waltari, Vinci et Michel-Ange. Les poèmes de ce dernier sont disponibles uniquement en papier eh bien j'achète, et bravo les Belles Lettres pour votre édition. Elle est accessible et c'est l'essentiel. Si elle ne l'est plus, là se pose la question d'une réédition ou d'une diffusion numérique, ou de la bibliothèque (un super outil les biblios, mieux que n'importe quel reader), mais pas du format. Je n’exige pas une version XXX d’un ouvrage. Au nom de quoi pourrais-je le faire ? Le contenu ne m'appartient pas. 
Tel lauréat d’un concours truqué n’est pas numérisé ! La belle affaire. La première question est : Ce roman est-il bon ou pas ? Un changement de support ne changera rien, la daube reste de la daube, et une daube moins chère aussi.
  PDF, E-pub,PRC ou WEB je m'en tape sauf si ils nuisent au contenu, au travail de l'auteur, à sa perception de l'ouvrage (hypermédia et papier, une antinomie, une non faisabilité, par exemple).
Si M Levy diffuse en son nom ses romans numériques c'est peut-être aussi pour se réapproprier le contenu et pas seulement pour faire du fric.
Arrêtons de nous offusquez sur les formats propriétaires, les DRM et autres inventions de l'industrie logiciels. Ce n'est pas de la censure, ce n’est pas synonyme d’Index. C’est seulement une histoire de gros sous, du business. Et du business tout le monde veut en faire.
Si vous êtes tellement en pétard contre telle ou telle plate-forme, mouillez votre chemise. Irex et d'autres vous donnent la possibilité d'écrire des programmes pour combattre les méchants. 

 


samedi 5 décembre 2009

Livre hebdo, Baccino et l'hypermédia

Combien de fois vous ai-je bassiner avec l'hypermédia? Eh bien j'en remets une couche avec l'interview de Baccino dans Livre Hebdo : " S'habituera-t-on sans problème à ces nouveaux supports?
Il va falloir prendre des habitudes, créer de nouvelles stratégies de lecture... mais je crois que les gens s'adapteront. Je fais souvent la comparaison avec le cinéma au début du XX ème siècle: les films étaient muets et en noir et blanc. Aujourd'hui, alors que le cinéma s'est considérablement enrichi avec la couleur, le son, les effets spéciaux, on a plus de difficulté à regarder ces films non enrichis. Pour le livre électronique, ce sera la même chose : nous aurons de plus en plus de mal à nous passer de cette nouvelle richesse".

Fallait-il attendre Baccino et fin 2009 pour en être persuadé ? En fait le livre numérique hypermédia c'est la vision de Léonard au-delà des techniques de son temps. Pour y voir plus clair je vous renvoie sur mon article datant de 2007. 
Je vais même vous faire sourir, sans la Joconde Brigitte Bardot n'existerait pas.

vendredi 4 décembre 2009

Stradivarius

Si j'ai bien compris l'article  de l'article sur le secret du Stradivarius ....de secret il n'y a point. Le maître de Crémone faisait de l'excellence une marque de fabrique, point. Cette approche nous ébahit, fait de l'objet une exception. Reflet de notre propre médiocrité acceptant des dispositifs inaboutis, ne tenant compte ni de nos sens ni de notre ergonomie, Sony et ses dalles tactiles par exemple, des moteurs de rendus, epub notamment, incapables de se frotter à leur modèle : l’édition papier. Je n’ai pas envie ni les moyens de me lancer dans un long développement des insuccès du livre numérique, trop tôt pour tirer des conclusions d'ailleurs. Nous pouvons justes relever des erreurs, freins puissants à la diffusion d’une technologie dont l’ambition est de jouer dans la cour de Gutenberg. Il doit rigoler le teuton.  

Mickey entre dans la danse


Pour en savoir plus lire l'article du NYT avec en prime la date de sortie du QUE, l'indispensable , qu'écris-je, l'incontournable pronom relatif, la marque de fabrique en somme de M Levy ;-).  

jeudi 3 décembre 2009

Le livre


"Des corps sans âmes nous fournissent , par leurs sentences, les préceptes qui nous aideront à bien mourir" LDV

mercredi 2 décembre 2009

Quand les barrières tomberont (c'est aussi une question)

La définition du livre numérique voulue par le législateur, Lorenzo ou machin et bidule pose problème. Elle est le reflet du cloisonnement qui nous habite depuis je ne sais pas quand, je pencherai par facilité pour 1452 (à développer évidemment). La responsabilité des différentes corporations, celles d’hier comme d’aujourd’hui, n’est pas à écarter. J’ai signé la pétition initiée par A Gallimard, mais si on remplaçait « livre numérique » par « ouvrage numérique » en y associant les musiciens, les vidéastes et autres artistes je n’en serais que plus ravi. Le vers de Baudelaire « les parfums, les couleurs et les sons se répondent » nous invite à penser la culture sans barrière, sans cloison en toute liberté créatrice, et la numérisation nous y aide grandement, nous y pousse. 
Il suffit de penser au Dies irae pour voir, écouter et lire une création artistique extraordinaire. Je me répète : Littérature, arts plastiques (et ses dérivés) et musicaux, toutes les disciplines se sont nourries de ces deux mots, et connement nous en acceptons la séparation. Pensez-vous réellement que Michel-Ange en peignant la sibylle de Cum au plafond de la Sixtine n’avait pas en tête les mots et la musique d’autres artistes inspirés comme lui par l’antiquité grecque ? Ce que notre cerveau fait naturellement, associer les stimuli de nos sens, la technologie le défaisait. C’est aujourd’hui du passé ou presque. Restés prisonniers de cette conception de la création, des arts, c’est refuser à notre cerveau un nouvel espace imaginaire.

mardi 1 décembre 2009

Border line

Gamin je suis allé en vacances au camping de la plage des Blancs Sablons. Pourquoi là ? Je n'ai pas la réponse. Une chose est presque sûre, mon père n'avait pas idée de  m'amener au plus près des USA. Cette "position" géographique revendiquée par les brestois m'a toujours fait sourir.
Est-ce le vent de la côte est qui souffle à la librairie Dialogues de proposer les Guides MAF? Non évidemment.
C'est Immatériel qui fait son boulot, plutôt bien (merci).
Bizarre ce circuit de distribution Editeur/Agrégateur/Librairie auquel je ne crois pas. Mais il faut se rendre à l'évidence pour le moment c'est celui qui semble mobiliser le plus d'énergie, le plus de bonne volonté. 
C'est la distribution numérique, en multipliant les points de vente, on multiplie la visibilité etc. C'est une transposition du monde réel, dont le net pourrait s'affranchir, mais il faut vendre en directe, ce que je ne fais pas au contraire d'autres qui jouent sur tous les tableaux et jurent vouloir sauver les libraires.
C'est donc l'agrégateur et le libraire qui assument le faire savoir sans être très gourmands. la marge de Dialogues sur les Guides MAF n'est pas équivalente à celle d'un livre.  Ceci explique sûrement la disparition de leur catalogue des ouvrages gratuits. Pas envie de s'emmerder pour ne rien gagner sûrement. Une autre particularité : Après une requête la vitrine propose ouvrages numériques et livres sans "a priori", seul un bandeau "e-book" fait le distingo.  C'est pas bête.

Une pétition pour

A lire et à signer si vous en avez envie.

lundi 30 novembre 2009

Compter les points et attendre

Les annonces fusent de tous les côtés, Hard et Soft. C'est bien mais franchement ça devient un peu le bordel pour s'y retrouver.
Un nouveau lecteur dispo le 14/12 en Espagne avec 3 ans de garantie (dans un an il est obsolète alors 3 ans on s'en fout), un accord entre Texas et Netronix, une firme de Hong Kong lance un truc couleur pour Q1 et la couleur, qui a chaque fois semble bien palote, en 2010 chez PVI etc,  etc..
SVM à fait un dossier spécial sur les e-books c'est peut-être pas du luxe pour se faire une opinion avant de mettre la main au porte-monnaie. 
Côté livres numériques , un candidat aux nuits blanches ouvre une nouvelle librairie en Nouvelle-Calédonie (c'est juste à un clic, c'est pas loin), j'y reviendrai peut-être un autre jour, et SmashWord fait la nique à Feedbooks avec ses accords de distribution signés  par  Amazon, Sony et B&N (pour réussir aux US faut pas seulement parler la langue faut ausii être ricain, ils sont un peu xénophobes les ricains en commerce). J'irai bien chez SmashWords mais les ouvrages avec images ils n'aiment pas, je parle pas de la musique  et des vidéos, une autre dimension pour eux et pour mal d'autres. C'est pas leur truc à tous ou presque. 
Et je suis loin de tout suivre. C'est clair le syndrome Ipod/Itunes est présent dans toutes les firmes. "On ne nous aura pas une seconde fois", qu'ils disent C'est pas sûr ;-). Ca sera même peut être plus facile pour Apple, être seul sur un marché n'est jamais bon. Devant une offre pléthorique le chaland se tournera vers une valeur sûre, et les éditeurs aussi. Il va falloir choisir son camp car on ne pourra pas être présent sur tous les segments, et pour les normands, ou descendance, la pomme c'est pas mal mais le camembert aussi et puis les vaches ...

dimanche 29 novembre 2009

Ca cartonne chez Amazon

"For every 100 books we sell in physical, we sell 48 Kindle books," said Cinthia Portugal, a spokeswoman for Amazon.com. "This is up from 35 books for every 100 in May. Our customers tell us they read more with Kindle because they never have to worry about running out of books."

Une confidence faite au Pittsburgh Post Gazette. Merde ça cartonne méchamment. 
Comment ils font ? Simple ils vendent ce que les gens ont envie de lire, et les amazoniens ils aiment lire Singer, Brown, Don et pas Dan, Meyer et plein d'auteurs que je ne connais ni d'Eve ni de Dante. Et visiblement nos questions métaphysiques, les miennes comprises,  ils s'en tapent le coquillard.
Le Kindle une solution propriétaire? Oui et ils s'en foutent.
Epub? Quand nos clients en feront la demande on l'implémentera, franchement ça ne doit pas être trop dur, pour le moment on s'en fout.
Le tactile ben faut bien que Sony, le pionnier,  sauve ses parts de marché, ce n'est pas une priorité pour nous.
Un clavier azerty pour la France, ouai "les fromages qui puent" (faut imaginer la doublure de Stalone dans les Guignoles)  savent pas s'adapter ? Savent écrire ? Ah tiens je croyais que l'illétrisme était la seule chose non touchée par la crise. MDR Stalone.Evidemment il faut affiner car Don c'est moins cher que Dan , et Dan à 9$99 ça laisse combien de marge ? Pa en % mais en valeur %. 
Et des questions de ce type on peut s'en poser bcp, mais pendant ce temps là ils vendent à Seattle et je pense que Bezos va quand même passer un bon noël en attendant la publication des chiffres de son bilan trimestriel. Une échéance intéressante. 

samedi 28 novembre 2009

Scores et Gallica


Ne parlons pas des choses qui fâchent c'est à dire de l'argent, car les ventes des Guides MAF sont nulles.
Concentrons-nous sur le positif et tout d'abord le fait d'être référencé sur Gallica via I-Kiosque. Gallica pour moi c'est un nombre conséquent de documents lus à l'écran pour élaborer les guides (que d'argent économisé et de temps gagné). Les plus important à mes yeux ? Les études de Duhem sur le Vinci. Un trésor méconnu, juste une note de bas de page dans les bio, juste une référence dans l'épistémologie moderne, honte sur nous. Je comprends les biographes,  se taper les 800 pages de Duhem sur la physique de Léonard ou Galilée ça fait peur ;-)

Pour me réconforter il reste les scores de Romagne et Marches sur les principaux sites de partage de documents et dans les "librairies" :

Calameo = 57 lectures 0 commentaires

Docuter = 203 vues 1 téléchargement

TXTR = pas de stats

Doxtop : 4 vues

Scribd= 902 lectures 55 téléchargements, 8 subscribers (je sais toujours pas  pourquoi)

Evadoc = 34 vues (mais c'est vraiment récent alors pas significatif, les autres sites ont été alimentés en juillet)

Immatériel : 3 téléchargements depuis octobre

Livre pour tous : 5 étoiles 8 votes

I-Kiosque : je ne sais pas mais je voulais travailler avec eux pour Gallica. Mission remplie. 

Conclusion : Je n'en ai pas, pour la bonne et simple raison que je n'ai jamais cru qu'il s'agissait là de la bonne tactique pour séduire le marché avec des guides hypermédia. C'est un passage obligé pour l'instant. 
Sans notoriété je suis noyé au milieu des autres , c'est normal (enfin presque pour un nageur c'est pas terrible ;-)). Sans ma valeur ajoutée , l'hypermédia (pas de vidéo, et la musique est à dispo sur un site à part connu que des seuls lecteurs), le suspect ne peut être appaté.Sans argent pour communiquer,  c'est l'anonymat garanti. Vivement plus tard. 


vendredi 27 novembre 2009

7 bonnes ou mauvaises raisons de ne pas acheter un e-book

Dans la liste des bonnes ou mauvaises raisons diffusée sur Computer Worl j'en retiens deux : 1) Attendre la tablette de chez Apple. 2) Pour ceux qui ne peuvent attendre, attendre quand même ...la dispo du nook.
Cette démarche peut être rapprochée de la question qui taraude le responsable e-book  de chez Eyrolles (interview Livre Hebdo) : "Que vendre et à qui ?"
Conteneurs ou contenus, électronique ou numérique, l'offre n'est pas sexy. Les partisans du livre et de son support papier n'ont pas bcp d'efforts à déployer pour couler une fausse bonne idée: trimbaler sa bibliothèque en poche.

Que vendre ? La réponse aujourd'hui pour 99,9999 % des éditeurs est : des livres. C'est nouveau, ça vient de sortir, si si je vous assure. 
Pour moi, représentant du 0,0001 %, la réponse est "e-codex", et le seul support supportant ce type d'ouvrage hypermédia est un micro-ordinateur. Pas facile à transporter dans les rues de Venise, dans le bus ou le métro. Il existe peut-être d'autres approches mais elles se heurtent aussi à une technologie inaboutie du genre l'hyperlivre d'Attali, un tabac ;-))).

A qui ? Je ne sais pas. Segmenter et analyser un marché n'est pas mon job, je n'ai aucune compétence pour. J'ai conçu mes guides au pif, et pour le moment il faut croire que j'ai le nez bouché.

Le nook changera-t-il la donne ? Non pas encore, sauf si B&N l'ouvre (un tool kit) comme Apple l'a fait pour l'Iphone.

Alors encore une fois la firme de Cupertino serait-elle seule a pouvoir rivaliser avec Gutenberg, les frères Lumière, Edison et/ou Berliner, Marconi (oui tous en même temps, pas uniquement le premier)? J'en ai bien peur (c'est juste une expression) et on va bientôt le savoir. 

Oui je sais Machin et Bidule multiplient les readers dans leur vitrines. Ils en vendent combien ? Oui je sais il n'y a pas une semaine sans qu'un nouvel acteur pointe le bout de son nez.
A mon avis, dans les services de marketing,  l'Ipod est encore un cauchemar, hors de question de se faire baiser encore une fois.
On y va. Si ça décolle tant mieux, si non ce n'est pas grave. Souvenez-vous de la réflexion du PDG d'Hachette lors de l'achat de Numilog: "ce n'est pas  le prix que ça coûte".
Quand on voit le kit d'E-Ink et les machines sous marques blanches, on se doute bien que les servives RetD n'on pas bcp planché sur les e-readers. Ca bricole. Seule Amazon avec  sa plate-forme s'est un peu creuser les méninges.
Ce n'est pas suffisant pour bousculer un monde qui depuis 500 ans vit plutôt peinard. Ce n'est pas suffisant pour faire basculer monsieur tout le monde dans un nouvel univers, si ce sont là "nos" objectifs.
Après tout, le marché peut se contenter de vampiriser le papier. Dans ce cas  pas besoin de se faire du mourron, c'est à la portée de tous les tocards de la terre fraîchement émoulus d'une école de commerce. Mais alors pas de révolution, ni même de disruption, juste une petite évolution de rien du tout. Pas vraiment bandant, cette histoire.
 

mardi 24 novembre 2009

Je reprends sans leur permission un texte rédigé par Alain Pierrot / Jean Sarzana envoyé à RV Bienvault pour diffusion. N'étant plus le bienvenu sur le blog de ce dernier et je le comprends, je "vole" ce passage pour le commenter, mais avant mettons nous sous l'aile protectrice de  Dante pour pardonner aux uns et aux autres nos erreurs, nos inepties :
"Mais quiconque évalue le poids du thème
et l'épaule mortelle qui le porte
ne la blâmera pas si elle tremble"

 

"B. Un livre est dit « numérique » lorsque l'ensemble qu'il constitue est originellement réalisé sous la forme de fichiers informatiques par un ou plusieurs auteurs dont il exprime le discours construit sous une forme achevée avec le concours d’un ou de plusieurs éditeurs (2). Appelé à une large diffusion par la voie exclusive d'Internet, il ne peut être lu que sur un écran, qu’il soit fixe ou mobile (3). Lorsqu’une oeuvre numérique fait en totalité l’objet d’un téléchargement sur un support papier, cette opération lui confère sous forme dérivée les caractères essentiels d’un livre (4).

>> Un auteur ne pourrait plus alors utiliser un stylo, un crayon pour créer. Ce n'est pas sérieux la création n'a rien à voir avec la construction ;-)

>> "Diffusion par voie exclusive du net". Plus de réseau cellulaire (Amazon) ?Cette exclusive est inepte, comme toute les exclusives et celle qui suit va ravir les aveugles :" il ne peut être que lu sur un écran" . Ben voyons !


(1) Lorsque le livre naît de la mise en forme numérique d’un ouvrage originellement réalisés sous la forme imprimée, il ne s’agit pas d’un livre numérique, mais d’un livre numérisé [11]. La différence est manifeste, dans la mesure où le premier a une origine et une forme exclusivement informatiques, alors que le second doit son existence aux antécédents papier dont il procède.

(2) Les deux caractères constitutifs du discours – construit et achevé - étaient implicitement réunis dans le livre, à la fois objet physique et œuvre de l’esprit. L'approche numérique met à jour cette dualité originelle du codex imprimé. Or il faut bien la reconstituer autrement qu’à travers l’imprimé, afin qu’un lien subsiste dans l’immatériel entre le tout et les parties.

>> Un fichier n'est en rien immatériel (mais bon je chipotte), seule la phase créative, imaginative l'est.

Pour être numérique, l’ouvrage se doit d’échapper aux techniques autres qu’informatiques. Il ne peut être réalisé, publié, exploité et transmis que sous la forme immatérielle d'un fichier. A défaut d’une édition première intégralement numérique, l'ouvrage ne peut plus mériter ce qualificatif.

>> La réalisation ne peut qualifier un ouvrage, c'est la conception, l'esprit, qui s'arroge ce droit. Je conçois numérique ou pas. Nous sommes encore dans ce prisme, il me semble, de la lecture. Il faut penser "écriture". 

L’intervention d’auteurs multiples sur ou dans une même œuvre est un des nouveaux aspects de la création numérique, qui échappe aux paradigmes de la littérature générale. De même, l’œuvre numérique invite à la conjonction de deux types d’intervention éditoriale, l'une sur le ou les textes constitutifs de l'oeuvre, l'autre sur la création entre eux d’un réseau d’hyperliens qu'on peut au-delà d'une certaine masse critique considérer comme une base de données.

>> les bras m'en tombent. La Bible ne serait écrite que par une personne? Bon c'est une compilation, pas un livre ?
Alors exit les ouvrages collectifs, les pièces écrites à plusieurs mains, ils n'existaient pas avant ? La formule est malheureuse.


(3) Un ouvrage numérique ne peut être diffusé en tant que tel que via un réseau de même nature, et ce à titre exclusif, sauf à perdre sa nature pour en prendre une autre : celle de cédérom s’il fait l’objet d’une gravure, ou de livre s’il est téléchargé à partir d’une imprimante. Il ne peut donc faire l’objet que d’une représentation, toute reproduction lui imposant un changement de support et lui faisant ainsi perdre son caractère originel. 

>> Eh bien si par hasard je sauvegarde le fichier sur un disque, une carte mémoire, il perd son caractère originel ? Ca tient pas debout.


Par voie de conséquence, une œuvre numérique ne peut être lue que sur un écran, quel que soit cet écran, fixe (ordinateur) ou mobile (téléphone, assistant personnel,…)

(4) Lorsque l’oeuvre numérique adopte par téléchargement la forme imprimée, celle-ci appartient ipso facto au champ du livre, sous sa forme de codex (impression à la demande). Le livre apparaît dans ce cas de figure comme un produit directement issu de l’oeuvre numérique. On est donc à front renversé par rapport aux conditions classiques d’exploitation du livre pratiquées jusqu’ici.

C. Le livre numérique se distingue d'autres espaces interactifs en constante évolution et ouverts à tout intervenant extérieur:

- le blog est sans doute la forme la plus répandue de ces ensembles numériques, dont les participants ne sauraient être reconnus comme les co-auteurs de l'ensemble, pour autant qu'il reste ouvert. Si un blog fait l'objet d'une édition, fixant billets et commentaires d'une période donnée, les échanges de cette période peuvent acquérir le caractère d'œuvre achevée -et ses participants celui d'auteurs d’une œuvre collective– voire prendre la forme familière d’un livre imprimé [12].

- certains espaces numériques collectifs du type Wiki (Wikipédia, Wikisource,…), se présentent comme une maquette permanente, une sorte de périodique en écriture continue. A la différence du blog, chaque contribution vient amender l'ensemble sans pour autant prétendre lui donner sa forme achevée.

- il existe bien entendu beaucoup d’autres formules intermédiaires, notamment des espaces partie figés, partie ouverts, où peuvent s’incrémenter les apports des internautes [13].

La multiplication de ces initiatives montre que si les contenus nourrissent, les formats structurent. Il faut admettre que ces espaces, sous l’infinité de leurs formes, se prêtent mal à une définition générique et relèvent plutôt de la simple description, tout au moins au stade où nous en sommes.

>> Je ne comprends pas tout, pourquoi un blog à un instant T ne deviendrait pas un livre numérique? C'est à creuser.


On s’est accoutumé depuis longtemps à la double nature du livre, objet matériel et œuvre incorporelle, sans éprouver dans la sémantique ou la pratique éditoriale le besoin de les distinguer. Le développement de la numérisation et les nouvelles perspectives d’exploitation qu’elle offre aux œuvres de l’esprit conduisent naturellement à revenir sur cette ambivalence et, à travers elle, à retrouver les analyses de ceux qui ont fondé l’économie de l’édition. C’est ce souci qui a guidé notre démarche.

>> Oui bien que Chartier se soit attacher à le faire, la démarche, maladroite à mon avis, est intéressante. Il faut un début, vous vous êtes lancés bravo.


Celle-ci est loin d’être achevée: outre qu’elle peut être amendée et affinée, reste à préciser la portée juridique des notions qu’elle s’est efforcée de cerner.
  Alain Pierrot / Jean Sarzana (mars-avril 2009)

Assassin’s Creed 2

La Toscane, la Vénitie et Léonard complice d'un assassin ( c'est à moitié faux, n'est-il pas au service de César Borgia ?). Assassin’s Creed 2 m'intéresse. Non pour le scénario mais pour "l'univers". Un jour prochain guides et jeux , romans et jeux ne feront qu'un. C'est là un aspect de la réalité augmentée, retrouvée, d'une nouvelle écriture. Autant dire qu'il faudra un autre support,  et la PSP est à mon avis plus prometteuse que ne le sont les e-readers actuels, bien décevants. Depuis 3 ans rien n'est venu bouleverser le petit univers de l'hégémonie E-ink. C'est dommage. Oui il faudra des sticks et autres je ne sais quoi pour nous ballader à 360 ° dans la Sixtine, explorer la Vierge au Rochers, l'Annonciation, la Ricotta version 2020. 8 millions d'exemplaires pour le 1er épisode ça fait réfléchir. 

lundi 23 novembre 2009

A la Page


Le site n'a peut-être jamais aussi bien porté son nom, il est à la page (moderne, branché etc.) Voir son ouvrage proposé par un libraire (merci encore une fois Immatériel) est intéressant, mais pourquoi :

1) Ne pas proposer un lecteur de livre numérique, peu importe lequel, aucun ne sait  encore tirer parti de l'hypermédia ? L'offre contenu/conteneur ou vice versa fait sens en ces jours d'évangélisation.

2) Ne pas proposer les autres titres de la collection, voir comme sur Amazon dont la pertinence est parfois surprenante, des titres complémentaires (papier ou numérique) ?

Une autre question me taraude, comment gère-t-on les retours ? Satisfait ou remboursé, c'est bien , c'est même la loi de la VPC, mais une fois le guide téléchargé, et lu peut-être, comment l'acquéreur d'un temps le renvoie ?
Dans le cadre de la loi, si une procédure n'existe pas, l'acheteur peut parfaitement être le propriétaire d'une oeuvre sans la payer (j'achète, on me rembourse, je garde). DRM ou pas le principe est le même, c'est assez cool. Hadopi est contournée ;-)))
C'est peut-être pour cette éventualité qu'Amazon s'est voulu intrusif avec  sa procédure radicale d'effacement. Elle est possible avec le Kindle, mais avec d'autres lecteurs non connectés makacheoualou.
Pour un marché embryonnaire ce n'est pas la question clé, mais demain comment Apple et consorts vont-ils gérer cette phase de l'après vente ?Est-elle gérée sur Itunes par exemple avec la musique ? C'est quand même de pognon dont je parle et ce n'est pas si anodin!

dimanche 22 novembre 2009

Amazon et les e-books, bizarre vraiment bizarre

Je pensais avec le post d'hier voir plus de réactions sur le net, je me suis leurré :-(

Pourtant j'y vois au moins une infraction à la loi française (celle que je connais, et je présume qu'aux USA ce ne soit guère différent)  et une éthique pour le moins ...absente (encore une fois) :
- 1) Le refus de vente : Art. L.122-1 - Il est interdit de refuser à un consommateur la vente d'un produit ou la prestation d'un service, sauf motif légitime, et de subordonner la vente d'un produit à l'achat d'une quantité imposée ou à l'achat concomitant d'un autre produit ou d'un autre service ainsi que de subordonner la prestation d'un service à celle d'un autre service ou à l'achat d'un produit.
-2) Une entorse et par extension un entrave à l'esprit de l'accord de Florence sur la libre circulation des livres. Si les états s'engagent à ne pas hisser de barrières à la circulation des idées via les livres notamment, pourquoi une entreprise s'arrogerait-elle un tel droit ?

N'étant pas juriste ou avocat j'ai peut-être tort mais je trouve lamentable cette éthique amazonienne qui supprime des ouvrages dûement acquis, qui stoppe la diffusion des idées sans motif légitime.
Si personne ne réagit qu'ils continuent.

samedi 21 novembre 2009

La libre circulation du livre



La libre circulation du livre semble s'arrêter aux portes de chez Amazon, ou de l'éditeur de The Lost Symbol. D'un côté Bezos nous propose son Kindle, de l'autre impossible d'acquérir l'ouvrage. Va comprendre charles.On ne peut pas  être plus explicite en haut à droite de l'image (la capture de l'écran ce jour) il nous est signifié l'impossibilité pour notre région d'accéder au titre. A quel titre ?Ne pas nuire aux versions localisées ? C'est alors l'éditeur qui demande à son diffuseur un embargo. Question d'argent sûrement. Editeur/Diffuseur même combat ;-)) (je ne mets pas de s à dessein)
L'Index à encore de beaux jous devant lui. 

vendredi 20 novembre 2009

Des chiffres

E-Bouquin a dénicher des chiffres intéressants  ma foi. Par livres électroniques il faut comprendre livres numériques soit l'oeuvre et non le conteneur. A suivre.

Tailler des croupières

Tailler des croupières . En vidéo celà donne ça. Je comprends mieux pourquoi je ne parvenais pas à tourner une page sur le PRS 600. Ses concepteurs sont des lecteurs de mangas ;-)

Bezos pas gentil ?

Lu dans l'hebdomadaire pour bobo, le Nouvel Obs, dont les valeurs de gauche (paraît-il) sont gommées  par les annonces du luxe et du grand capital,  la phrase suivante : "Jeff Bezos userait d'argument forts pour "convaincre" les éditeurs américains de lui céder les droits électroniques (c'est quoi un droit électronique ?) de leur catalogue pour son lecteur numérique (j'aurai écrit les droits de leur catalogue numérique pour son lecteur électronique) Kindle. Il leur expliquerait qu'il serait dommage, pour eux, de se priver de sa librairie en ligne amazon.com, leader du marché devant B&N et Borders".
C'est une menace intéressante dont St Germain devrait tenir compte. Tout n'est pas rose à Seattle, l'électronique doit se nourrir de numérique et gageons que le fin mot de l'histoire à pour nom dollar. L'éditeur se fout d'une diffusion papier ou numérique ce qui compte c'est combien ? Combien d'exemplaires, combien d'argent? Les choses deviennent sérieuses sûrement. Le numérique commence à peser et chacun d'asseoir  sa position. Bezos n'est pas le vilain commerçant brandissant le déréférencement sous le nez du pauvre défenseur de la culture. Les uns et les autres sont animés par le même ressort: le fric, et l'auteur n'a pas son mot à dire, pour l'instant. 
 

jeudi 19 novembre 2009

Evadoc

Evadoc un Scribd à la française ? Je ne connaissais pas, c'est en béta, souhaitons leur bonne chance, pour ma part j'y ai uploadé Entre Romagne et Marches. J'irai y jeter un oeil de temps en temps pour voir mon score (800 lectures sur Scribd, 5 subscribers, tous anglophones, je comprends pas trop comment ça marche)

De Byzance à Constantinople (Istanbul)

Autant l’avouer je suis velléitaire, j’ai dans mes cartons un projet du Peintre Byzantin, mais jamais je crois celui-ci ne sera dispo pour un livrel. C’est donc avec un étrange sentiment que je suis allé à l’expo de Byzance à Istanbul au Grand Palais (merci P). De mes lectures j’avais retenu le point d’honneur des « Grecs » à être des Romains. En visitant la première partie de l’expo, de Byzance à Constantinople, c’est une évidence. Rome, celle du Louvre, est partout présente. Mais petit à petit l’Orient s’immisce dans les arts, processus d’acculturation aucunement dépaysant. C’est un processus identique qui semble s’opérer après la chute de Constantinople en 1453 (lisez Waltari les Amants de Byzance ou Jean le Pérégrin sur les derniers jours de l'empire), il vient d’Asie. L’empire Ottoman, bien qu’islamique (prisme déformant, attention), subit les influences de l’est, c’est en tous cas l’image qu’en donne l’expo. Vrai ou faux, je n’en sais rien, cette période ne m’intéresse guère. Istanbul ne m’intéresse pas, d’ailleurs je prône une reconquête de Constantinople. Et tout le monde de me traiter de sal con, ça me fait rire (La Turquie en Europe ça me convient, c’est l’unique moyen d’entrer dans Constantinople en vainqueur ;-)). Plaisanterie mise à part, je suis resté scotché devant un livre du 15ème siècle « imprimé » en gravure sur bois. Je ne sais pas combien d’heures il a fallu pour sa réalisation mais franchement c’est à tomber, idem pour un manuscrit d’Homère en langue Arabe. Quand sur un reader on pourra faire à l’identique eh bien les poules auront des dents (ah elles en ont). D’autres objets, d’autres sculptures, d’autres frises et colonnes sont là à notre disposition dans une ambiance assez agréable, pour nous faire patienter en attendant de voir Sainte Sophie ou les Blachernes, ou le mur de Justinien. Pas vu le temps passé, c’est donc un bonne expo.  

L'effet papillon et l'hypermédium

Le battement d'ailes des papillons du pacifique ne produira son effet sur nos côtes que dans un an ou deux, mais si la chrysalide tient ses promesses la vidéo embarquée dans un texte permettra à Léonard et Michel-Ange d'être lus comme jamais ils ne l'ont été. La présentation fait rêver, attendons les premières machines pour tester la bête. La couleur en soi n'est pas vraiment indispensable à la lecture, mais pour les images animées c'est autre chose. L'autonomie sera moindre car la vidéo est gourmande, ce  n'est pas réellement un problème si la batterie assure une douzaine d'heures de fonctionnement à la technologie Mirasol. Qualcomm risque de mettre à mal l'hégémonie d'E-Ink c'est pas rien, mais surtout elle va faire exploser les applications. Le reader ne sera plus dédié au livre, mais à l'hypermédium. 

mercredi 18 novembre 2009

Marges ou pertes ?

On Sony's $9.99 pricing on new release and best-selling digital books (a price point originally set by Amazon):
"Eventually we moved our pricing there. It was the market reality that we needed to be competitive on the pricing ... It's not profitable, quite frankly, at that price, but consumers don't know what our profit margins are. They know what the pricing is."

Inetrview du responsable e-Reader de SONY, Steve Haber. Et ouai un jour il faudra bien expliqué au marché que le temps des pertes est révolu, ou alors il faut changer de BM!
Un prix plafond lié à un prétendu seuil psychologique c'est du vent. On en parlait déjà pour le litre d'essence lors du premier choc pétrolier (1973), résultat les pétroliers qui sont sourds n'ont jamais perdu d'argent. Sans marge l'économie s'écroule, plus de pétrole, plus de livre. C'est comme çà, ou alors on change de système.

mardi 17 novembre 2009

C'est pas bête

Un commentaire sur E-Bouquin concernant un e-reader  pur PDF: " pierre wrote: @Michel :
Ah ben c’est un peu pour ça qu’il est proposé avec une grosse promo.
Allez, pour motiver les troupes, un exemple d’utilisation qui peut suffire à accepter son prix : scannez toutes vos modes d’emplois, ceux de la machine à laver, du chauffe-eau et sa vidange, les petites notices techniques de tous les appareils qui trainent de la maison, créez des petits PDF de tout ça et hop! dans le Zinky. Tout sous la main, c’est le top."

Les commentaires sont souvent riches, plus riches que les posts ;-)


Amazon et sa réponse

A la question quid du rich media sur le Kindle-PC la réponse sous 6 heures d'Amazon : "Hello,

I'm writing to your recent mail regarding rich media, video and music for Kindle for PC.

We'll consider your feedback as we plan further improvements.

Customer feedback like yours helps us continue to improve the service we provide, and we're glad you took time to write to us. I've passed your comments to the Kindle team for consideration.

Thanks for your interest in Amazon Kindle.

Best regards,

Santhosh V
Amazon.com

We're Building Earth's Most Customer-Centric Company"

Réponse "diplomatique", véritable intérêt, je n'en sais rien en tous cas ils répondent.

On ne peut pas en dire autant de Libération. J'avais exprimé le souhait de voir apparaître dans leurs pages spéciales "Ecrans" une rubrique sur les livrels. Pas de réponse, pas de rubrique. La presse française, même de gauche, est d'un conservatisme effrayant. 

lundi 16 novembre 2009

Gagner du fric avec les e-books...c'est possible

C'est possible mais c'est a vérifier. 

Le site Kindle Review qui tient l'information de Crain's NY Business.com fait état d'un chiffre d'affaires pour Random House/Kindle en septembre  à me faire palir d'envie : 22.6 M$ soit presque 10 fois plus que l'année dernière. Remarquez je me contenterai déjà du CA l'an dernier.
Seulement voilà, quelle est la marge  (Xavier on attend la suite)? Plus ou moins que celle dégagée par le papier ? C'est un peu chiant ces chiffres pratiquement inexpoitables autour de la nébuleuse Kindle. 

E-Bouquin nous en fournit aussi, parmi d'autres, 6% de ses lecteurs sont intéressés par le Kindle....contre 35 % pour le Nook (126 votants). Bonjour la claque, seulement le Nook sera-t-il un jour dispo sur notre sol. L'initiative est sympa mais sans rentrer dans les détails des procédures du vote, de la qualité des votants, enfin bref des biais, comment se faire une opinion valable ?

C'est le flou qui règne en maître autour du phénomème e-book et tout le monde semble s'en accomoder, pourquoi ?

Quand Dream Orange

Quand Dream orange s'intéresse au Nook avec un avis très favorable çà veut dire quoi ?

1) Une relance de Read and Go avec un nouveau matériel ?

2) Une veille technologique ni plus ni moins ?

3) Un accord pour une pénétration de B&N en France ?


A suivre

Le Livre Blanc de Lorenzo

Le Livre Blanc de Lorenzo est dispo. Pour les modalités : http://ple-consulting.blogspot.com/2009/11/le-livre-blanc-sur-la-prospective-du.html

Qu'en pense-je ? Je l'ai lu au mois de septembre  avec une grille un peu particulière , je ne connais pas l'édition et l'interprofession du livre. Je n'en connais ni les acteurs, ni la mentalité, ni les objectifs. Mais j'ai quand même 2 ou 3 réflexions :

1) Les gens disposant d'un savoir autre font peur et quand on se résout à les appeler il est en général trop tard.

2) Le choc des cultures est inexorable. L'approche de Steve Jobs, par exemple, n'a rien à voir avec celle des acteurs actuels du livre. Les premiers disposant de plus d'argent et faisant preuve de plus de créativité mettront à mal les seconds. Ne pas le voir c'est se condamner. Reste à connaître l'échéance ? C'est le boulot de Lorenzo.

3) Si l'interprofession est trop conne ( sentiment partagée par C Kebs je présume), je lui suggère de mettre ses compétences au service des Nx acteurs moins petris d'a-priori, ce qui ne les empêche pas de commettre des erreurs, je pense à la stratégie d'Irex.

4) Plusieur fois je l'ai alerté sur les enjeux d'une nouvelle écriture plus pertinente à mes yeux qu'une nouvelle lecture. Cette dimension est encore absente de son ouvrage, un jour peut-être.

5) Pour finir une question: Pourquoi borner un livre à une quantité textuelle de 50 % ?   

dimanche 15 novembre 2009

La pomme serait-elle pourrie ?

Après un post chez je ne sais plus qui, un pigiste du NYT revient  sur ce brevet dont l'objet est l'intrusion de la pub sur les supports électroniques, tous les supports  et pas seulement les e-books. C'est pas révolutionnaire. C'est en fait le modèle économique du "Gratuit",20 Minutes, Metro etc, de Google. Faut-il s'en alarmer ? J'avoue ne pas avoir d'opinion sauf sur un aspect. Je serais très emmerdé de voir une pub pour un site de rencontre liée à un texte sur la bi-sexulaité de Michel-Ange par exemple. Je présume que ce sentiment est déjà éprouvé par le scénariste TV quand une bande annonce crétine précède son travail. "Ferme ta gueule t'as déjà de la chance d'être diffusé." Je peux refusé, théoriquement, d'être distribué    sur ce type de support, une utopie, mais je devrais au moins pouvoir accompagné un lecteur l'ayant choisi (pour une raison économique ou intellectuelle, après tout nombre de gens aiment la pub), avec un regard critique : "vous avez choisi mon travail, mais je n'ai pas choisi la bande annonce qui le précède, l'interrompt, le suit. Elle est intrusive et vous fait perdre le fil de mon histoire, vous tente, vous frustre. Profitez-en pour y réfléchir."
Pour le moment nous avons échappé à la pub dans les ouvrages libres de droit, merci aux bénévoles, mais pour combien de temps?
Apple à l'instar d'Eve pourrait bien nous tenter.

Quand l'homme d'ADE se lâche ....un peu

Bill Mc Coy vient d'être viré de chez Adobe, aujourd'hui il se lâche un peu sur son blog admettant tout compte fait que tout ou presque reste à faire. Epub n'est pas encore au niveau d'un document PDF et nous sommes encore loin d'un périphérique hypermédia bien que Spring et d'autres soient sûrement  sur la voie.
Faire du papier avec un support électronique est une connerie. Le lectorat est en droit d'attendre autre chose des auteurs, des fabriquants. La copie est servile, la créativité, moteur de l'homme, permet de s'en échapper. Depuis le 16ème siècle on ne  se pose même plus la question d'une copie de la nature en peinture, c'est dépassée, M-A est passé par là. Et le monde de l'écrit devra lui aussi dépasser un stade qui depuis les tablettes d'argile n'a pas vraiment évolué. Gutenberg ou Aldo n'ont pas révolutionné l'écriture, juste l'économie de la lecture. La numérisation est d'une autre portée. 

samedi 14 novembre 2009

Coach littéraire

Le Monde , une série d'articles sur le coaching littéraire et la phrase qui fait peur : "Ils auraient grand besoin de transiter par quelqu'un qui opère, sur le fond comme sur la forme, une mise aux normes éditoriales. Ensuite, je ne vois pas pourquoi quelqu'un qui a une bonne histoire, mais qui écrit mal, ne pourrait pas décider d'investir en faisant appel à un coach."

La norme éditoriale, littéraire par extension je présume, quelle horreur, c'est l' IA de "Google Write". 

jeudi 12 novembre 2009

2010 Que choisir ?

Sûr que l'on va en parler sur les blogs : http://www.entourageedge.com/

Devant la profusion des annonces (annonce n'étant pas synonyme de dispo heureusement) il va être un peu difficile de s'y retrouver. Visiblement LCD+E-INK+Androïd (Google-Livres) est un tiercé gagnant. J'aimerai pas être à la place des importateurs de e-readers made in Asia estampillé Linux + E-INK, ce n'est plus suffisant à mon avis.
Le produit culturel des débuts se transforme peu à peu, et ce n'est pas plus mal, en lecteur hybride et Androïde visiblement n'y est pas pour rien.

Et le gagnant est..mon annonceur préféré

Dans le Point (Guide numérique 2010) un tableau comparatif entre les PRS-600, Kindle, Cybook Gen3, PRS-505, Cybook Opus. Avec une note de 85/100 : 25/30 pour la lisibilité, 28/30 pour l'ergonomie et 32/40 pour les fonctionnalités, le gagnant est le PRS 600.
Je ne me souviens pas d'un tel comparatif l'année dernière on ne peut donc que se réjouir et en sourir. 

mercredi 11 novembre 2009

Vendre le PRS600 trop fastoche....pas encore mais presque

FNAC Vélizy ce jour, je teste le PRS600 sur le présentoir du 505. A priori la dalle tactile  ne pose pas vraiment problème concernant la lecture (évidemment impossible d'être en condition de lecture réelle). J'ai pas eu vraiment le temps de tout comprendre, notamment un changment de page éventuel en faisant glisser mon doigt, ni de tester la fameuse "touche back" après un lien hypertexte car après 5  minutes de manip, un couple de jeunes attirés par ma curiosité s'enquiert des qualités de l'objet.
Et moi de faire l'article. E-Ink, livres libres de droit "c'est bien pour les classiques scolaires" dit la jeune fille, les Guides MAF et le Dôme de Florence et la musique de Dufay (faut que je change de registre un jour) 3 minutes après deux autres mecs écoutaient mon baratin, prise de notes, une bibliothèque dans votre sac Mlle. Pour tester la lisibilité le jeune a mis un bouquin  devant la lampe, assez forte ma foi, au-dessus du nouveau modèle. Visiblement le test est satsifaisant." 
300 € c'est un peu cher" OK allez à la FNAC Boulogne elle solde le 505 à 149 € (si il en reste,199 à Velizy, va comprendre Charles). 

"Et la couleur" 2011, mais pourquoi attendre ?

En rôdant un bon discours avec une démo plus sexy sur des titres bien choisis, le chaland serait vite convaincu. Reste à savoir qui paierait un démonstrateur ou une démonstratrice, Sony ou la FNAC ? C'est bientôt Noël les gens vont mettre la main au porte-monnaie, c'est balot de laisser passer ça. Parce que les e-readers on en achètera plusieurs dans notre vie, et quand une marque nous satisfait on hésite à en changer, mais bon ce n'est pas mes oignons.

mardi 10 novembre 2009

Bienvenue chez les branques.

Une article dans Mariane du 07/11 lève un peu le voile sur l'avenir du livre. Les temps à venir seront durs pour une grande partie des acteurs de la chaîne du livre. Il va y avoir du grabuge, comme le dit Lorenzo, et ce ne sont pas seulement les libraires qui vont morfler, les éditeurs aussi, quoiqu'en pense Clayssen, et même les auteurs.
Quand un brave mec parmi ces derniers  proposera une énième biographie de François 1er son mac lui dira  :
- T' as du nouveau coco ? 
- Non, mais la dernière a été écrite il y 20 ans.
- Ben oui mais mon gars maintenant elle est inépuisable.
Tous les ans ont en imprime 1 000 à la demande et ça nous coûte pas grand chose. Alors ton à valoir et ta bio je m'en balance. J'ai une nouvelle machine avec un ROI à assumer moi, tu te rends pas compte. (Silence)
Mais comme je suis pas chien, tu sais écrire texto, hein? Alors balance-moi une bio du mec qui vient de dézinguer  son arrière grand mère pour lui piquer son CD de "Bienvenue chez les branques".
Mais attention, les deux premier chapitres seulement. Si tu te plantes on arrête. A moins de 10 000 téléchargement sur TXTR, Scribd et Ibookstore pas la la peine d'aller plus loin, mon gars. C'est çà le 21ème siècle, et crois moi c'est bien parceque on est pote.
Tu sais, Google à un automate d'écriture de romans du tonnerre de Dieu. Tu lui files le pitch et il puise dans sa bibliothèque toutes les bonnes phrases ayant une proximité avec le sujet. Un petit coup d'IA et avant la zique.
D'ailleurs une idée me vient. On mettra les deux versions en concurrence et que le meilleur gagne. C'est pas trop fort çà?
Je te donne l'occase de te mesurer à Google Write. Pas de merci, on est pote, je te l'ai déjà dit et les potes en affaires c'est sacré. Biz à ta femme.


Work in progress


Sculpture, peinture et architecture, ces arts du dessin portés au plus haut par
Michel-Ange n’avaient pas une valeur suffisante pour classer « le divin » Buonarroti  parmi les grands de l’espèce humaine. Merci à  Jean-François Revel. En consacrant un article aux poèmes du Florentin, il m' offrit,  non seulement la  dimension manquante pour faire basculer le plasticien au panthéon des hommes d’exception, mais aussi le fil conducteur d'un nouveau guide. J'ai pris le parti, chaque fois que c’était possible, et le plus possible, de puiser dans le recueil des « Rime », le sonnet ou le quatrain pouvant illustrer, une œuvre, un être cher, une situation, une attente, une sensibilité, un lieu, etc.… 

Cette approche pour déconcertante qu’elle soit (qui aime et lit de  la poésie de nos jours ?) permet de partager avec l’écrivain des moments sans  entrave, ou presque, quand il s’épanche sur une feuille de papier, contre le pape, les Médicis, pleure pour une femme, un amant, la laideur de son corps.

C'est pas encore fini mais sur un Nook,  un Alex ou lecteur du même genre ça va déménager. 

lundi 9 novembre 2009

Combien coûte ?

Sur Lulu combien coûte le service de DRM d'Adobe ?
0,71 € par ouvrage. C'est pas donné ! Quand on songe au tarif préconisé pour un e-book 9,99 $ ou 6€ et quelques, c'est du 10 % et plus, c'est à dire le % concédé à un auteur.C'est le client qui paye soit mais c'est Adobe qui encaisse ;-( et un peu LULU je présume. Je n'ai pas opté pour ce service, je préfère prendre le risque d'un lectorat honnête et gagner plus, et changer le prix de vente, l'année de naissance de Léonard, m'ennuie je trouve ça drôle. Pour Michel-Ange j'hésite entre la mort et la naissance.

vendredi 6 novembre 2009

Ma chaîne du Livre

Voilà comment un auteur/éditeur peut travailler aujourd’hui. Gagner de l’argent c’est une autre affaire.

Première phase : Mon cerveau
Textes, images, vidéos, sons et musiques.
Les outils : Micro-ordinateurs, Word, Photoshop, Cdex, Omnipage, scanner, bibliothèques/médiathèques (Boulogne-Billancourt, Paris) Gallica et Amazon.com, PRS505, WEB, Acrobat. Notez l’absence d’imprimante (zéro papier). Octroi ISBN auprès d’Electre.
Premiers tests (corrections orthographe, avis critiques (3/4 personnes), mise en page spécifique pour écran 6’’, propriété des fichiers audio. J’ai une version pour écran 7’’ Irex aussi, mais vu le nombre de machines vendues j’ai laissé tomber.
Génération fichiers PDF non hypermédia (les enrichissements ne sont pas encapsulés) sans DRM (la protection est laissée à l’appréciation de la plate-forme de diffusion).
Seconde phase : La diffusion texte.
Diffusion ouvrages au format PDF sur Immatériel, I-kiosque et LULU (quand je pourrais télécharger les nlles versions, ça bug pour le moment).
Pour les gratuits en plus des 3 ci-dessus, Scribd (le plus visité), Livre pour tous, Docuter etc..
Google : 2 ouvrages sur 3 sont accessibles à 20 %.
La diffusion des fichiers hypermédia (musiques, vidéo, voix off) via un site Web hébergé par Free.
Troisième phase : Mise à jour des ouvrages (nouvelles versions).

Entre l’auteur et le lecteur, UN seul intermédiaire. Il pourrait ne pas y en avoir en acquérant par exemple une suite logiciels pour administration de plate-forme : Immatériel ou IziBook, mais pour 3 titres ça ne vaut pas le coup.
Reste maintenant à évaluer s’il s’agit de la bonne stratégie ?

PS : Alain Patez a quitté la bibliothèque de Boulogne pour rejoindre Hachette. L’homme est un pionnier du livre électronique…a vous d’en conclure ce que vous voulez.

jeudi 5 novembre 2009

Ca bouge chez Immatériel

Rue du Commerce, A la Page (j'ai pas trouvé la boutique livres numériques?), Gallimard et Mercure de France, des noms prestigieux et d'autres qui sonnent les "années bulles", voilà chez ou a côté de qui les Guides MAF se retrouvent grâce à Immateriel(pour en savoir plus). 
Ils travaillent bien et leur CA augmente, pour les marges on attend la suite du post du 25/10, tant mieux pour eux et merci à eux de nous faire bénéficier de cette nouvelle vitrine.
Il est loisible d'imaginer les mêmes accords avec Pixmania, Surcouf et autres  vendeurs de camelote proposant des e-readers. On verra si la cohérence d'une telle offre les séduits. Les libraires verront là de nouveaux concurrents biens connus des internautes.
Une visibilité accrue est-elle la recette pour de meilleurs ventes (si ventes il y a ;-)) ?
Je n'en sais rien. Le nombre d'ouvrages augmentant , le bruit va croissant et  seule la notoriété d'un titre, d'une collection, d'une édition est à même de faire la différence (quid de l'originalité?). Je ne crois pas aux mots clés :vinci, homosexuel, ou Joconde sur Google Livres me relèguent dans les bas fonds, il en sera de même chez eux ou I-kiosque dont l'objectif est d'augmenter le nombre de références pour enfin rentabiliser leurs investissements. 
En fait je me retrouve face à un problème classique (brick and mortar) de faire savoir. On en est tous là, mais sans un sous c'est pas simple.