jeudi 30 octobre 2008

Salon du livre 2009, déjà

Le CP : "Le secteur « Lectures de Dem@in » et l’organisation d’assises numériques.Le Salon du Livre, vitrine grand public et professionnelle de l’édition française, anticipe les mutations et consacre, près de 1 200 m2 à la lecture numérique. Situé à côté de l’espace « Métiers du livre », ce nouveau secteur développe ainsi une offre commerciale pertinente et valorisante pour l’ensemble de la chaîne graphique. A noter, l’organisation par le Syndicat national de l’édition d’assises numériques, le mardi 17 mars, sur le Salon."
Pourquoi lectures de demain et pas d'aujourd'hui, pourquoi ne pas dire du papier : lectures d'hier ;-)
http://www.salondulivreparis.com/

mercredi 29 octobre 2008

J'en ai rêvé, ECTACO, l'a fait.

"The inclusion of the Fodor's Travel Guide in one of the world's most popular e-book readers makes the ECTACO jetBook the one device no traveler should ever be without."
Je ne connaissais pas cette marque de reader, mais ils ont réalisé ce dont je rêvais : un bundle Guide/reader.
Vous imaginez le PRS700 avec la Toscane de Léonard ou celle de Michel-Ange ( si vous connaissez de meilleur guides que ces deux là faites-moi signe)pour vos vacances en Italie ? Non ! Car en France les grands, Sony en l'occurence, ne parlent pas aux petits (Les Guides MAF) même si leur produit sont plus intéressants que ceux des grands du même secteur, Hachette par exemple ;-). On n'aime pas le risque...de surprendre le marché.
http://www.jetbook.net/

samedi 25 octobre 2008

Marc Levy et le PRS500 à la FNAC et les e-books


Marc Levy ne s'est pas arrêté devant les PLV SONY de la FNAC Ternes en ce samedi après-midi ;-( Trop occupé, sûrement, à fournir quelques anecdotes sur les décors d'Apostrophes aux deux superbes personnes de sexe féminin qui l'accompagnait. Le poids lourd de l'édition française a snobé les 250 grammes du PRS505. Pourtant les Nippons ont sorti le grand jeu : vidéo de démonstration, super packaging et machine en démo. De son côté la FNAC lance de temps en temps un petit message de pub invitant le chaland à découvrir la bête. Seul Hachette semble ne pas être à la hauteur, Aldus avait raison il faut "se justifier", en tout cas pour les e-books en démos. C'est pas pro. Pour ma part je passe des heures et des heures à suer sang et eau sur une mise en page spécifique au 505 et le comportement erratique de Word pour les sauts de page et les tableaux ne m'aide guère. J'ai abandonné le paragraphe réparti aux côtés des images pour revenir à un tableau systématiquement centré avec un texte justifié au-dessus ou en dessous. Alors quand il s'agit seulement de mots les uns à la suite des autres faut pas pousser. Si l'on veut disqualifier le e-book au regard du papier on ne s'y prendrait pas autrement.
PS : Mon épouse pour sa part est allé chez Surcouf voir le Cybook. Commentaire : "La démo de "l'ardoise" avec des ouvrages en anglais c'est vraiement top ....pour ne pas donner envie d'acheter." Je partage son opinion.

vendredi 24 octobre 2008

Journaliste, valeur ajoutée=0

Comme vous j'ai lu les articles des journalistes sur la sortie du PRS505 dans différents canards. Consternation, à croire que c'est Sony qui les rédige (le pompon c'est le comparatif du Kindle avec le PRS sur le Nouvel Observateur). Une exception le Quotidien du médecin (il en existe peut être d’autres mais pas sûr). M-F de Pange a poussé la porte d'un éditeur médical et de 4D Concept pour se fendre de quelques lignes sur DR1000 d'Irex et la e-lecture. 

Je ne comprends pas pourquoi on s’attache seulement aux 2000 ouvrages d’Hachette alors que Gallica nous en propose au moins une dizaine de millier gratuitement ou presque (faut bien payer le FAI et le micro).

En cas de crise le meilleur conseil : Empruntez.

Empruntez pour vous achetez un E-reader et télécharger des e-book par milliers. Avant de les avoir tous lus la crise sera passée ;-)

mardi 21 octobre 2008

Plan Numérique 2012 et le E-book

Je vous donne tel que les propositions du gouvernement pour le e-book :

"2.5 Sécuriser la diffusion de l’écrit et le développement de la presse.
Les échanges occasionnés par les Assises ont pu confirmer l’inquiétude des métiers de l’écrit relativement à l’avènement de l’économie numérique. Si aujourd’hui la plupart d’entre elles on transformé l’Internet en opportunité de rénover leurs méthodes et leurs moyens de distribution (par exemple, la presse scientifique s’est très largement développée sur les nouveaux réseaux), l’exemple de la musique, dont les ventes ont été minées par le développement du piratage, fait craindre l’arrivée d’une nouvelle génération d’écrans de lecture, capable d’offrir un confort comparable au format papier.
Plusieurs problèmes se posent aux industries de l’écrit, qui devront être résolus simultanément. 
Premièrement, il faudra développer des moyens de traçage et de protection des contenus écrits plus efficaces que ceux qui ont prévalu pour la musique. En parallèle, les moyens efficaces de diffusion des contenus écrits doivent être inventés pour transformer la technologie en véritable opportunité de développement de ce marché.
Le rapport sur le livre numérique remis à la ministre de la Culture en juin 2008 recense les défis à relever pour bâtir cet écosystème de publication numérique. Il plaide notamment en faveur de DRM interopérables, qui sont une condition de fond pour fédérer les approches de distribution et de protection.
Issues de ce rapport, les quatre propositions suivantes font l’objet de deux groupes de travail installés en juillet 2008 par le Conseil du Livre :

Action n°52 : Organiser une réflexion interprofessionnelle pour définir les conditions d’une interopérabilité des contenus numériques (formats et gestion de droits).
Promouvoir notamment le partage des métadonnées descriptives des ouvrages numériques, en vue de l’établissement d’une base unique d’identifiants des oeuvres.

Action n°53 : Engager une réflexion collective pour définir les mécanismes de régulation de marché et notamment proposer des règles communes de fixation des prix.

Action n°54 : Engager au niveau européen une réflexion portant sur l’extension au livre numérique du taux de TVA réduit d’ores et déjà applicable au support physique.
Les bibliothèques et médiathèques sont des lieux d’apprentissage et de partage de l’information. L’accès au numérique doit leur être largement facilité, par des offres variées et complètes à des tarifs non prohibitifs. Une évolution vers une plate-forme unifiée permettrait
aux bibliothèques d’élargir et de simplifier l’offre de contenus numériques présentés à leurs publics.

Action n°55 : Améliorer les conditions d’accès, de diffusion et de conservation des contenus numériques à l’usage des bibliothèques publiques, dans le cadre de l’élaboration d’un Schéma numérique des bibliothèques par le Conseil du livre, à l’usage des bibliothèques publiques, en s’inspirant par exemple de l’initiative allemande de centralisation des plates-formes d’achat de contenus."

A chaud je suis très dubitatif. En attendant je vais continuer à travailler pour tenter de séduire le marché avec mes e-codex. C'est certainement pas l'Etat qui m'y aidera ;-)

Le Da Vinci Tour avec un E-book

Dans le Figaro de ce jour un article sur le Millénium tour. Les Suédois se lancent sur les traces de Blomkvist, bon courage. En référence la ou le  journaliste, Camille Neveux, nous parle du Da Vinci (code) tour inspiré par le roman de Brown. On a vu effectivement ces hordes de touristes incultes se précipiter  derrière le parapluie d'un guide, à Londres ou Paris, qui aujourd'hui attend le client et la nouvelle mouture de Dan, fan d'Aerosmith.  
Le plus célèbre de ces tours se déroule au  mois de juin à Dublin. Le Bloomsday réunit chaque année, depuis des lustres, des centaines de personnes pour suivre le périple du héros de Joyce. 
Les Guides MAF sont, pour partie, nés de ce Bloomsday. J'étais fasciné par cet engouement et j'espère un jour voir à la Sorbonne une personne avec son e-book lire les pages dédiées aux maîtres de la scolastique qui inspirèrent Léonard, le Da Vinci Tour, le vrai.

lundi 20 octobre 2008

l'hypermédia c'est quoi ?

L'hypermédia est d'abord une lecture. 

D'un côté vous avez un ouvrage sur la musique vénitienne édité pour  « Que  Sais-je ? ». On laisse tomber  pour le moment Monteverdi, Vivaldi et Goldoni « sur-documentés » pour nous focaliser sur les rites religieux de St Marc entre le Moyen-âge et la Renaissance. Au tournant d’une page l'auteur, Nanie Bridgman, attire notre attention sur les réflexions de Philippe de Commynes, ambassadeur français  visitant la sérénissime en 1490 (si on a gagné à Marignan c’est grâce aux vénitiens, je ferme la parenthèse). Ces mêmes réflexions sont déjà l’objet d’un commentaire par John Ruskin en 1845 «  ….et où le service de Dieu est le plus sollepuellement faict… » dans son ouvrage les Pierres de Venise lu par Proust en cette même basilique. Excusez  du peu.

L’auteur hypermédia trouve là tout son matériel.

Il nous amène à St Marc avec Proust en tête pour la référence intellectuelle, prend un cliché extérieur de la basilique, comme tout le monde, abandonne pour le moment la Pala d’ Oro et les mosaïques pour un prise de vue  des orgues signalés dès 1318, nous offre le texte de Ruskin lu par Proust, et en voix off, avant de lancer  la musique de Francesco d’Ana qui émerveilla Commynes, propose le texte de  celui-ci cité plus haut. 

Vous vivez ainsi une expérience unique. 

C'est aussi simple...sauf que la musique n'existe peut être pas, alors il faut trouver des fonds pour la produire. Et les fonds c'est ce qui manque. 

Si un mécène est intéressé qu'il n'hésite pas , demain les e-codex seront la norme ;-)

PS: pour un roman ce n'est guère différent, c'est même plus simple. Comme au cinéma inutile de s'embarasser d'une musique  d'époque, une ambiance musicale fera l'affaire. Sauf pour Djian qui aime à citer les morceaux qui lui plaisent : Home des Talkings Heads par exemple.

samedi 18 octobre 2008

Hypermedia, killing application des E-books

Comment se faire entendre quand la planète est sourde ? Je pensais qu’il suffisait de parler juste avant de parler fort (Manifeste hypermédia). Je pensais qu’il suffisait de s’adresser à la sensibilité du lecteur, à son intelligence, pour qu’il comprenne que nous étions à l’aube d’une nouvelle renaissance (période marquée par le foisonnement des arts et le décloisonnement des esprits). Que nenni ! Qu’il soit doté d’un Il phone (de temps en temps) ou d’un e-reader le mec branché et plein aux as, tant pis pour les filles,  se contente d’une simple translation du monde papier (avec parfois une perte de qualité merci RV) saupoudrée d’une intelligence tactile (slogan de Samsung) qui m’échappe (les pubards continuent à nous prendre pour des cons). Non, notre lecteur branché  accepte n’importe quoi au nom de la techno pour rester branché. Les autres, la très grande majorité d’entre nous, sont dans une position de refus systématique aux motifs divers (argent, couleurs, odeurs,  touché, culture) reflet d’une doxa qui de toutes façons marque nos sociétés depuis la nuit des temps.  Ni les uns ni les autres n’adoptent une position critique, cartésienne, et se pose une question : que m’apporte cette technologie. Rien !

Rien si les auteurs ne s’accaparent pas ce nouveau support et ne fassent plier les ingénieurs. Souvent je cite Dante qui nous invite dans sa Divine comédie à écouter les Psaumes, souvent je cite Guillaume Dufay et la consécration du Dôme de Florence, je peux y ajouter les Estoires de Venise par Canal, je peux y ajouter Giotto etc. Mes compétences s’inscrivant entre les débuts du 15ème siècle et n’allant pas au-delà de 1569, année de la mort de M-A, je vous laisse le soin de trouver d’autres exemples où images, animées ou non,  textes et musiques se mélangent aux mots pour former le socle de la culture.

S’enthousiasmer pour un écran tactile ou couleur, une connexion WiFi, un format e-pub, ou une nouvelle version d’ADE (écrite en Flash mais n’est pas foutue de lire un fichier MP3) c’est se faire le complice d’un industriel et non défendre la culture du livre qui avant d’être un support est une œuvre. Il ne viendrait à l’esprit de personne de tresser des louanges de  la nouvelle version d’une  machine d’imprimerie. La techno nous aveugle. 

Les éditeurs ont raison. Il n’y a aucune raison pour le moment de supporter un support sans valeur ajoutée. Et cette dernière n’est point une valeur économique, mais culturelle, elle a pour nom hypermédia et pour objectif : une nouvelle écriture.

mardi 14 octobre 2008

Du primat de la presse pour le e-book

Télématin ce jour se fend d’une chronique sur le livre électronique. Rien de vraiment passionnant mais le service de presse de Sony fait correctement son boulot. On en  parle du e-book, on en cause du livrel… avant d’en vendre peut-être. C’est bon pour Bookeen, c’est bon pour le PRS, mais quid du contenu ? Nous sommes dans une phase d’évangélisation où le hard prend le pas sur le soft, ou l’e-book semble pour le suspect plus important que l’e-codex, ou l’ingénieur dicte sa loi à l’auteur. Combien de temps cela va-t-il durer ? Quelques mois ou quelques décennies ?

Vous connaissez mon engouement pour l’hypermédia sur les livrels, et celui-ci est partagé non par les éditeurs de livres, mais par la presse. La meilleur page hypermédia qu’il m’ait été donné de lire est la nécrologie de Bo Didley sur le New York Times. 

C’est la presse, en crise, qui pèsera de tout son poids pour obliger l’ingénieur nippon de mettre à sa disposition un support pour une lecture "ubiquitaire" de ses articles hypermédia, et ce quel quelque soit le dit support (PC, netPC, e-book, téléphone etc.). 

Un jour, mais je ne sais pas quand,  vous choisirez votre  e-book en fonction des « titres » hypermédia que celui-ci sera susceptible de vous restituer. C'est arrivé pour les PCs et les Macs, pourquoi pas pour les livrels ?

J’ai lu comme vous les préconisations faites par « Mr Plus » Il dresse  les recettes des journaux qui marchent (plus de graphiques, plus de couleurs, plus de pages etc.) et les préconise pour la presse hexagonale . Cette approche quantitative sur la forme, je laisse le fond à notre Président ;-), a le mérite  de tendre vers l’hypermédia même si tous les ingrédients ne sont pas cités. Et je suis étonné chaque matin, ou presque,  de voir la version PDF du Figaro être plus attrayante, sur la forme, que celle du Monde (je parle des versions non payées, c’est à dire l’intégralité du Fig, et des extraits seulement du Monde). Ces gens là bougent. Alliés aux opérateurs téléphoniques ils construisent notre environnement culturel de demain.

En face les fils d’Aldo font depuis 500 ans le même métier, et ne semblent pas vouloir faire autre-chose. L’avenir ne s’écrira pas avec eux j'en ai bien peur. 

samedi 11 octobre 2008

Le PRS505 au pays des gens du livre II

Le Livrel

+ Première impression : très bel objet ; ça peut sembler futile mais le design c'est toujours important et les pros du marketing le savent. Le poids est celui d'un livre grand format pour la taille d'un boîtier de DVD.

+ Il suffit de quelques minutes pour comprendre l'utilisation et les fonctions disponibles, on retrouve la même navigation que pour un livre papier : on peut "feuilleter" (je n'ai toujours pas trouvé de mot plus approprié), consulter les sommaires/tables des matières, aller directement depuis les sommaires à la page choisie, tourner les pages, marquer les pages… Aller en avant, revenir en arrière, au début ou à la fin, à condition de ne pas être réfractaire aux nouvelles technologies, l'adaptation se fait très vite.

+ Grâce à l'encre électronique, la lecture est agréable, quelque soit la luminosité. Le contraste est même plus doux en plein soleil que pour un livre papier (encre noire sur fond blanc éblouissant). En revanche, dès que l'obscurité tombe, il faut une source de lumière, comme un "vrai livre". La taille du texte est réglable : S, M ou L (comme les fringues !)

+ Afin de s'y retrouver dans cette médiathèque portative, plusieurs solutions pour retrouver un document : par fichier, par auteur (ordre alphabétique), par titre, par date d'ajout, par marque-page… Les musiques et images sont dans des fichiers spécifiques.

+ Chargement des fichiers (texte, musique, image) : facile, comme avec n'importe quelle clé USB

+ Dans le même appareil on peut charger un roman, des dictionnaires et des livres de linguistiques pour s'aider dans la lecture et la traduction (italien par exemple). Un sacré avantage pour les chercheurs, les étudiants ou ceux qui voudraient se lancer dans la lecture en v.o. Sans parler des autres possibilités pour ceux qui doivent se promener avec des dizaines de volumes !

+ Pour les romans : le contenant n'ayant finalement pas tant d'importance (le livre de poche à l'origine n'était-il pas jetable ?), on retrouve vite les réflexes propres au livre papier et on ne se consacre qu'au texte, sans contrainte liée au support, lire comme on veut (assis, couché, debout), où on veut (j'ai hésité à le sortir dans le train quand même, comme ce n'était pas le mien), quand on veut.

+ Pour les documentaires, guides… : idem. Le fait que le livrel soit en noir et blanc n'est ennuyeux que dans le cas des "beaux livres". Sans couleur, le rendu est limité. Mais on a rarement vu un vrai beau livre au format poche. Dans ce cas il n'y a pas de concurrence. Le livre papier est irremplaçable. Toutefois, le livrel reprend l'avantage dans le cas du décloisonnement : lire un texte sur un musicien/chanteur en pouvant écouter son œuvre, lire une critique sur une image en l'ayant sous les yeux…

- Passons maintenant aux bémols, car bémols il y a. Ayant eu la chance de bénéficier de ce prêt pendant plusieurs jours, j'ai pu me rendre compte que l'autonomie laisse à désirer. On nous promettait des jours, mais j'ai l'impression que ça se réduit à des heures. Finalement, c'est comme les téléphones portables, il faut se promener avec le cordon électrique ou avec le raccordement pour ordinateur. Pas évident.

- En fonction du document (photo, dessin, texte manuscrit…) il faut également s'habituer au temps et au mode de rafraîchissement de l'image. Les mots s'effacent pour réapparaître différents : c'est magique ! Mais au début ça fait bizarre.

- Si la possibilité de lire et d'écouter de la musique ou un texte lu donne une nouvelle dimension aux contenus, le fait de devoir quitter sa lecture pour aller rechercher via le menu le morceau souhaité, brise un peu le charme. Mais bon, c'est une gêne qui est remédiable si la prochaine version propose l'écran tactile avec des liens hypertextes.

Pour ma part, je suis plutôt convaincue par le potentiel et les horizons qu'ouvre un tel outil. Cependant, il manque encore quelques détails pour qu'au prix où les livrels sont proposés aujourd'hui, je n'éprouve pas le besoin d'en acheter un dans l'immédiat. J'en veux plus ! En revanche, je vais avoir du mal à le rendre. Car c'est comme tous nouveaux appareils : au début on est sceptique, on ne pense pas en avoir l'utilité, puis la curiosité grandit suivie de près par l'intérêt et finalement la séduction. Alors on résiste, on se contrôle, jusqu'au jour où on se laisse tenter…

vendredi 10 octobre 2008

le PRS505 aux pays des gens du livre

Pendant une dizaine de jours j'ai prêté mon e-reader aux bibliothécaires de mon quartier. En contre-partie je voulais qu'elles me livrent leurs impressions. Voici la première :

"Le livre numérique :
négatif
Non adapté aux gauchers
[ avec l'écran tactil du PRS 700 le problème devrait disparaître à priori ]
En noir et blanc : couleur préférable

positif
Distrayant pendant réunion ennuyeuse
[ c'est pas ce qui manque je présume :-)]
Capacité de stockage de livres ou BD ou images

Mon avis
Pas convaincu d'en avoir besoin dans l'immédiat. Agnès."

jeudi 9 octobre 2008

L'hypermédia pourquoi ?

En me consacrant d’un peu plus près à Savonarole, je suis tombé sur une note de bas de page mentionnant un sermon prononcé par le prieur de San Marco lors de l’inauguration de la Salle des 500 du Palazzo Vecchio. Tempête sous un crâne je n’avais plus qu’une idée en tête : faire écouter en voix off le dit sermon.
Quand vous pénétrez dans cette immense salle du conseil, la première réflexion qui vous vient à l’esprit est : Pourquoi cette grandeur ? On se sent petit, on se sent seul, on aimerait presque voir apparaître le parapluie d’un guide pour touristes pressés de ne rien voir nous tenir compagnie. Je répondrais à notre question dans l’ouvrage de la Toscane de Michel-Ange.
Le second élément est le silence, un peu oppressant. D’un autre côté c’est l’occasion ou jamais de s’enfermer dans une bulle nos écouteurs à l’oreille et de convoqué Jérôme pour entendre ce qu’il avait à nous dire.
Pourquoi en voix off ? Pour reposer le lecteur tout simplement. Je suis conscient de la hardiesse de mes guides, je ressens la même chose en lisant les Guides de l’Art de NG. La lecture fatigue (mais pas l’écriture c’est bizarre). Musique et voix off sont donc, aussi, des instants de repos offerts au touriste en attendant d’être à nouveau confronté, ce n’est peut être pas le bon terme, à Michel-Ange à Léonard.

PS: Merci à I.... qui m'a aidé dans mes recherches du texte original. C'est un service où les bibliothécaires sont particulièrement efficaces. Et mon tocard d'homonyme à la culture de B-B devrait y réfléchir avant de les rabaisser à une fonction de guichetière et magasinière.

MAC c'est pas cool

Ne me demandez pas pourquoi, c’est une mauvaise raison, je suis passé de Windows à MAC. Et là patatras, je n’obtiens pas les mêmes résultats avec mes fichiers PDF pour générer mes e-books (sans DRM, je précise car PDF et DRM ne sont pas synonymes). Après maintes investigations, je me suis rendu compte que Word 2008 pour MAC était bcp moins permissif que ma version 2004 pour Windows. Résultat je me retape toute la mise en page pour traquer les images et les textes en italiques qui sortent des marges personnalisées pour le PRS505. Idem pour l’Iliad sûrement. C’est pas cool. Et le nombre de format des écrans e-ink se multipliant, j’entrevois un nombre de versions de plus en plus difficile à gérer. Ne me parler pas d’E-pub c’est une usine à gaz, et Tim Berners Lee, le co-inventeur du WEB, convenait lui-même que XML est d’une lourdeur à décourager les plus téméraires.

mercredi 8 octobre 2008

Un peu trop tôt, toujours trop tard

Le 6/12 a lieu le Salon des auteurs à Boulogne. Cette manifestation draîne pas mal de monde et je souhaitais y participer. J'ai donc rencontrer les organisatrices pour leur montrer mes ouvrages sur le PRS505. Accueil enthousiaste, réponse négative ci-jointe "Monsieur,
Il nous apparait difficile de promouvoir vos ouvrages sans mettre en place un stand dédié aux livres électroniques.
[il fallait, et je trouvais l'idée bonne, que je trouve un partenaire vendant des PRS, pour séduire un public loin de savoir ce qu'est un livre électronique]
Or, d'une part nous n'avons pas prévu la mise en place d'un tel stand cette année [ben c'est sûr elles ne savaient pas que celà existait, seul Dieu étant omniscient on leur pardonne], d'autre part seul le libraire, qui est notre partenaire commercial, est habilité à vendre les livres sur le salon.
Nous vous remercions de votre compréhension et espérons que votre projet connaîtra le succès que vous attendez.
Bien à vous."

J'en déduis que notre Salon des auteurs, financé en partie par notre argent, est un outil promotionnel du partenaire commercial. C'est pas cool !
Et je pense qu'avec ce petit mot je ne vais pas me faire que des copines, mais je m'en fous.

mardi 7 octobre 2008

Sur Aldus

Voir sur Aldus la vidéo du PRS700 http://aldus2006.typepad.fr/
Clavier virtuel, prises de notes etc... reste que je n'ai pas vu si la navigation est à la hauteur d'un ouvrage hypermédia. Reste aussi à savoir si Sony ouvrira son reader pour des applications tierces, car avec un tel outil Filofax, Plans de Métro et autres Post-It sont à mettre à la poubelle ...peut être.

dimanche 5 octobre 2008

Critiques

J'ai coincé ce matin en sortant du boulanger Alain. Possesseur d’un Iliad sur lequel j’avais installé les deux ouvrages consacrés à Léonard (France et Toscane), j’attendais, en vain, depuis la rentrée ses commentaires. Sa première réaction, outre ses excuses acceptées volontiers, fut de lever le bras au-dessus de sa tête pour situer le niveau culturel des Guides. Ma première réaction fut de lui rappeler l’incipit des guides : « Lis-moi attentivement, ô lecteur, si tu trouves plaisir à mon œuvre, car le métier que j'exerce trouve bien rarement accès auprès du monde et la persévérance nécessaire à qui veut poursuivre de telles recherches et réinventer toutes choses n'existe que chez peu de gens. Et venez, hommes, venez voir les merveilles que l'on peut découvrir grâce à de telles études. »
Ensuite nous avons convenu de nous rappeler pour en parler.
Témoin de cette courte entrevue, mon épouse me dit chemin faisant : « si tes guides sont inaccessibles pas étonnant que tu n’en vendes pas ! » Et moi d’essayer de justifier ma démarche :
- Pourquoi réécrire une énième version d’un ouvrage ressemblant aux autres ?
- Pourquoi ne pas suivre l’invitation faite par Léonard ?
- Pour connaître Léonard nous avons, jai eu trois choix :
1) Suivre les « guides parapluie » à Florence, au Louvre, à Vinci etc…et courir derrière une doxa qui refuse de voir un Léonard fils d’une esclave par exemple (seuls les Guides de l'Art de National Géoagraphique trouvent grâce à mes yeux, tous les autres, vivants ou papier, sont bons pour les touristes).
2) Lire, pour suivre les conseils de Stendhal, des ouvrages par centaine, et tenter d’approcher au plus près l’époque, le caractère et les travaux du maître etc....
3) Lire (écrire, construire) les Guides MAF et faire un effort bien moindre que celui nécessaire au choix précédent, mais faire un effort quand même.
4) Et de rappeler qu’aucun ouvrage à ce jour ne vous permet, comme les Guides MAF le font, d’être devant le dôme de la cathédrale de Florence, de lire Vasari vous expliquant la technique de construction de celui-ci mise au point par Brunelleschi, de voir un schéma explicatif, car l'affaire est pour le moins compliquée, et d’écouter le motet de G. Dufay écrit, sur les bases architecturales du dit dôme, pour la consécration de l’édifice.
Et ce en plein soleil grâce à la technologie e-ink.
Cette démarche n’est pas élitiste, ni commerciale mais tout simplement culturelle.

samedi 4 octobre 2008

Un nouveau Kindle



Un nouveau Kindle ? C'est ce que crois savoir BGR. On verra bien si l'info est vraie. En attendant nous pouvons faire un voeu : voir sur les listes de cadeau de noël l' e-book en lieu et place du GPS. Et s'il est trop tôt, voir simplement Amazon France l'ajouter à son site histoire de....

vendredi 3 octobre 2008

Le PRS700



Il est bo, il possède un écran tactile et il sera dispo aux US. Ce n'est pas forcément une nouvelle machine, un nouvel e-book révolutionnaire, mais plutôt une évolution du PRS505. J'essaie de m'en procurer un rapidement pour y tester mes Guides et vous rendre compte.
Souvenez-vous, PVI annonçait cette techno tactile au mois de mais, 5 mois après c'est Sony qui l'a fait.... parce que on le vaut bien :-)
J'attendais l'essai du Point sur le PRS505 (promis pour le 2 octobre), espoir déçu. C'est pas très grave. Je leur ai proposé de tester les Guides MAF pour pimenter la chose, pas de réponse, c'est plus grave ;-)

mercredi 1 octobre 2008

Buzzzz

Pas encore sorti le PRS505 serait-il déjà caduque ? On en saura paraît-il un peu plus demain heure de NY, c’est à dire je ne sais pas quand ;-)
C'est pas vraiment cool, sauf bonne surprise.
le 02/10 je corrige : la conférence aura lieu entre 18 et 21 heures, soit très tôt vendredi matin.
Je tenterai une mise à jour vers 7 heures pour vous tenir informés.

12 PRS505 Sony à Boulogne

L'espace Landowski est fier, à juste titre, de son service conçu pour les personnes handicapées. Son responsable A Patez est un accroc du e-book, voici son petit communiqué : "Bonjour,
A partir du mois d'octobre 2008 la Bibliothèque numérique pour le Handicap(BnH) mettra à la disposition des personnes à mobilité réduite de Boulogne-Billancourt douze tablettes de lecture Sony Reader. La possibilité d'une pluralité de lieux de lecture figure en effet parmi les attentes prioritaires des lecteurs relevées dans l'étude que Viviane Folcher, maître de conférence à Paris 8, a réalisé pour le compte de laVille en 2007 : "Accessibilité, utilisabilité, usages de la Bibliothèque numérique pour leHandicap "
Contrairement au prêt de tablettes Cybook en 2002, le prêt s'effectuera dansle cadre du portage à domicile que les bibliothèques municipales ont mis enplace et bénéficiera de l'appui des structures municipales ou associatives à vocation sociale."

Bravo