lundi 30 juin 2008

La page 31 du rapport Patino

" Le processus d’éviction
La rapidité d’un éventuel basculement peut aussi renforcer la dynamique de désintermédiation
qui peut s'exercer sur différents acteurs de la chaîne du livre.
Un auteur peut ainsi être tenté de recourir directement à un distributeur numérique qui
lui proposerait, grâce à des conditions commerciales avantageuses (type gratuité du dernier
opus, par exemple), une visibilité nouvelle. Dans ce schéma, l’éditeur sort du circuit
de commercialisation. Si cette hypothèse n’est pas forcément envisageable pour
tous les auteurs, elle peut tenter les auteurs à succès, dont les « best-sellers » assureront
une notoriété importante à l’opérateur qui proposera l’offre. C’est une hypothèse d’autant
plus déstabilisante que l’économie du livre est traditionnellement fondée sur la péréquation
entre ouvrages de rotation rapide et ouvrages de rotation lente, gros tirages de
nouveautés et livres du fonds."

Pourquoi simplement les auteurs de best-sellers ? Le quidam qui publie à compte d'auteur et sent qu'il va se faire entuber par l'éditeur, trop tard c'est fait :-)), a tout intérêt à s'auto publier lui aussi. Et les vilains petits canards qui ne veulent pas, plus, faire comme tout les autres, ils sont légions, ils en pensent quoi des nouveaux contrats plus juteux; du mal ?
C'est assez marrant de ne pas voir dans les annexes apparaître justement des gens de chez Orange ou SFR, qui sûrement bossent sur le sujet. Pas plus qu'Amazon ou Sony, juste pour savoir, ou tenter de savoir ce qu'ils nous concoctent pour 2009.

La page 11 du rapport Patino

" La nature des oeuvres est un autre élément clé de l’expérience. Le texte, tel que nous
le connaissons aujourd'hui, va s'élargir à l'image animée, au son et aux contenus
échangés dans des processus interactifs. Dans le livre numérique, tous les contenus ont
vocation à devenir texte et tout texte a vocation à se trouver en réseau. Pris dans cette
dynamique, le livre va enrichir ses contenus et offrir à son lecteur, grâce aux fonctions
de navigation, des entrées multiples permettant de décliner l’ouvrage de plusieurs
manières.
De tous les contenus soumis à la dématérialisation, celui du livre est celui qui paraît
promis à recevoir le plus fort impact. En passant de sa projection initiale à toutes les
formes de supports numériques, un film reste un film, un contenu proposé de façon
linéaire et sans ajouts, en dépit de l'invention du chapitrage et de l’addition de
« bonus ». La musique pour sa part est passée du concept de l'album à celui du morceau,
unité de base, dès lors qu'elle a connu une distribution en ligne. Pour le livre en
revanche, tout paraît possible et même probable: le respect de l'oeuvre initiale
comme l'ajout de contenu hétérogène, la fragmentation du texte, voire la
combinaison de fragments dans un processus appelé à renouveler la structure des
oeuvres et leur langage."

C'est déjà fait monsieur, c'est déjà fait. Reste à le faire savoir ;-)

samedi 28 juin 2008

Entre Pausanias et Baedeker

Vrai moment de bonheur en regardant sur le site de France 2 le reportage consacré aux rédacteurs de guides (Routard et Hachette). A Florence les touristes interviewés plébiscitent "le guide", outil indispensable d'une visite réussie. Intervient une dame d'un certain âge. Visiblement prudente, elle s'est armée de deux ouvrages ....aux information contradictoires. C'est trop drôle. Et des casserolles visiblement tout le monde en traîne, au regard du courrier des lecteurs parvenant chaque jour chez les éditeurs, au regard des anecdotes narrant tel rédacteur ne s'étant jamais déplacé sur le terrain. C'est que le guide est une vrai manne. Baedeker (Les Guides bleus en France) l'avait bien compris, en ajoutant une dimension pratique aux sujets culturels développés par Pausanias au second siècle de notre ère. J'imagine notre touriste, paumé en Attique, tentant de retrouvé tel monument, telle sculpture, telle trace d'un champ de bataille décrits par l'historien grec, sans adresse branchée, sans lieu où dormir en compagnie... de quelques puces :-))). Le guide des 19ème et 20ème siècles a tué l'aventure.
Je vais essayer de changer celà, en redonnant à l'art et aux artistes leur vraie place; celle attribuée par Pausanias au "sculpteur grec" (un prochain Guide MAF), en laissant la parole aux grands de l'espèce humaine qui connaissent Florence comme leur poche : Léonard et Michel-Ange. C'est autre chose qu'une midinette visitant un cinq étoiles ou un musée de chaussures et se pamant devant des formes en bois représentant les pieds des stars défuntes du show business.

dimanche 22 juin 2008

Brentano's, avant goût d'un flop pour le e-book ?

Après avoir lu le post d'RV : l'EBook vient par l'Italie, je suis aller jeter un oeil dans la librairie de l'Avenue de l'Opéra. De Cybook point. Il est en vente sur le site internet, oui, mais non en magasin. Pourtant à l'exemple d'Apple, qui ouvre bientôt une boutique au Louvre, voir et tenir en main ce type d'appareil est absolument nécessaire pour séduire le chaland. La VPC à des limites, même si elles sont repoussées par Amazon. Je me suis dit que chez Colette rue du Fbg Saint Honoré, la boutique la plus branchée de Paris, je pourrai en voir un. Espoir déçu.
En fait, n'importe quel livre sur la table d'un libraire est plus bandant qu'une photo d'un livrel, ou un post vantant la chose, même s'il est bien écrit et agrémenté d'une vidéo .
J'espère que le nouvel Iliad et sa PLV me donneront tort , mais à près de 500 euros, j'en doute.
Ca sent le flop si on continue sur cette voie ;-(

mardi 17 juin 2008

Réponses à Jean-François Lazennec

Voir commentaire post précédent pour mieux comprendre le pourquoi de cette réponse.

En premier lieu j'ai quelques difficultés avec "la consommation" d'une image, d'une oeuvre, et par extension son sponsoring ;-) Mais là n'est pas vraiment le problème.

Si j'ai bien compris vous proposez au public, une séquence vidéo des oeuvres qu'il peut voir dans le musée qu'il va visiter, une sorte de teasing ?
Pourquoi mettre en "boîte" ce qu'il va voir, plutôt que de lui proposer ce qu'il ne peut pas voir ?

Exemple: Je suis au Louvre pour la Vierge aux rochers de Léonard, il existe deux autres versions, notamment celle de Londres à la quelle on se réfère assez souvent. C'est, il me semble, celle-ci que je peux accepter de voir en "boîte" ;-).
Il est facile, j'en conviens, d'écrire celà après avoir pris connaissance de votre travail.

Vous l'avez compris, je reste sur ma position "ergonomique" de diffusion de l'image. Si la traduction est une trahison, la mise en image de l'image aussi, autant ne pas en rajouter avec un support tel que le téléphone portable (c'est un problème déjà posé par les historiens d'art à la naissance de la photo). C'est vrai aussi avec un écran de 3, 5 ou 10 pouces, c'est vrai aussi avec le papier même avec une version XXL de chez Taschen, mais moins.
Il reste que la vidéo (images + son) est aussi un mode d'écriture, j'en suis intimement persuadé et j'ai hâte de pouvoir l'inclure dans un reader, mais le primat du mot, pour moi, reste.
Pour terminer, temporairement, votre travail montre qu'il existe d'autres voies pour toucher le public, et ce dernier ne partagera peut être pas, je vous le souhaite, mes opinions.

PS: Lu sur le Monde une interview de Charly Dupuis "L'arrivée d'Internet a coïncidé avec la chute du mur de Berlin. Je me suis dit que c'était une écriture à inventer, par plaisir." Et ses vidéo sur Daily Motion.
Les sujets et le ton sont décapants mais il ne s'agit nullement d'une nouvelle écriture.

lundi 16 juin 2008

En revenant du BookCamp 2

Présent Vs Futur
1) Autour de la table les auteurs sont en avance sur les lecteurs ;-)
Sur la plate-forme Ganaxa B Rives nous a montré son approche hypermédia. Elle est bien plus élégante que celle que j'ai mis en oeuvre sur le PRS505 (j'ai bricolé avec le PDF, je suis persuadé qu'en BBeB le résultat serait 10 fois mieux, mais je ne sais pas faire et n'ai pas les moyens). Nous écrivons donc en fournissant du texte, des images et du son (musique ou voix off) pour des lecteurs qui ne sont pas encore équipés, et pourtant ils semblent plus jeunes que nous ;-))

2) Le mode d'expression des intervenants était le futur : Je voudrai, j'aimerai, il faudrait, je rêve de etc. B Rives a voulu répondre à ces attentes en nous donnant des infos de chez machin, bidule et truc, qu'il confirmera sans doute le 10/07.
Pour ma part j'étais mal à l'aise. Pourquoi ne pas utiliser ce qui est déjà disponible ? Qui parmi l'assistance a eu l'opportunité d'aller à la Sorbonne, de lire un essai comparatif sur Léonard et les maîtres scolastiques dont il s'est inspiré, et écouter les Cris de Paris composé au 15ème siècle par Clément Janequin ? Personne au monde (sauf moi); et je ne vous parle pas du Dôme de Florence. Je n'ai pas encore lu le roman de Rives mais je suis persuadé qu'il nous offre aussi ce type unique d'expression.
J'aimerai bien, moi aussi, voir des application tierces sur les e-books mais ce n'est pas possible. Par contre nous avons déjà dépassé les limites du papier, pourquoi bouder cette expérience ?

3) J'irai pas au Japon ;-)) Quand on en revient on est forcément frustré. Le pays du soleil levant a quelque longueurs d'avance semble-t-il. Mais nous sommes dans l'hexagone et il faut faire avec.

4) En tant qu'auteur, "je refuse" pour mes guides de les porter sur des périphériques du type Iphone, téléphone portable ou Nitendo DS (en admettant que j'en ai les moyens ;-) qui font fureur chez les Nippons. Une reproduction d'un tableau, d'une esquisse ou d'une carte ne peut supportée sans dégradation des formats d'écran aussi riquiqui. Quid d'un texte sur deux colonnes (le texte et son commentaire, je pense à Paul Valéry) ? Ceci ne vaut peut être pas pour des romans, mais l'ergonomie à ses lois et la lecture aussi.
Nos yeux et notre cerveau méritent quelques égards.

5) Vivement le prochain BookCamp et encore merci aux organisateurs.

samedi 14 juin 2008

Une idée simple, mais Bis

Ecrire de droite à gauche, n'est peut être pas une bonne idée. En attendant Isabelle de la biblio de Boulogne m'a transmis ce petit message :


"Sleon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabridge, l'odrre des ltteers dnas un mot n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirere et la dreneire soeint à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlbème.C'est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot. La peruve !!"

Je suis pas convaincu à 100 %, mais c'est amusant.

En revenant du BookCamp

Je ne sais pas qui paye et qui organise mais merci à eux. Je n'ai assisté qu'à l'atelier d'écriture avec B Rives. Avant de décanter et de revenir sur le sujet, une première réflexion : c'est fou le peu de gens équipé d'un e-book. IPhone, Mac et PC portables, mais de liseuse presque pas. Pour des personnes intéressées par le sujet c'est étrange.

jeudi 12 juin 2008

Un idée simple, mais

C'est en répondant à un post (Signe des Temps) chez Lorenzo http://nouvolivractu.cluster21.com/ que cette idée m'est venue : écrire de droite à gauche.
Pas toujours mais parfois. Pour mes Guides sur Léonard c'est trop cool ;-) Chaque liminaire reprenant une réflexion du maître gaucher ne sera lisible que de droite à gauche, je ne pousserai pas le vice jusqu'à son écriture spéculaire, c'est promis. Pour un roman j'imagine très bien un dialogue entre un gaucher et une droitière, une japonaise et un aveugle (braille et voix off). Seul hic pour le moment je ne sais pas comment faire. Si vous avez des idées je suis preneur. Et pour les informaticiens qui travaillent sur un formatage, appauvrissement, des textes destinés aux readers (EPub) STOP. Pensez aux auteurs, qui pensent à leur lecteurs et à la création.

dimanche 8 juin 2008

Allez sur Aldus

RV nous propose sur http://aldus2006.typepad.fr/mon_weblog/ le 18ème livre, ou un comparatif économique entre le PRS et le Kindle. J'ai répondu, j'espère ne pas être le seul.

samedi 7 juin 2008

Florence Martin. Dunod

Lu sur livre Hebdo
"L'intérêt du livre numérique [e-book] est de proposer une valeur ajoutée: pouvoir faire une recherche plein texte, enrichir les contenus avec des images du son. Sinon, c'est inutile et la demande némergera pas."
Je vous "aime" Florence je vous "aime". On se voit quand pour parler hypermédia ?
Le 14 juin au BookCamp ?

"Le Bateau livre" coule

Pourquoi ne pas tirer sur l'ambulance ? Le Bateau livre, sur France 5, ne sera plus . J'avais envoyé, il y a 3 mois environ, à Frédéric Ferney un mail de la part d'un de ses potes pour parler e-book. Aucune réponse. J'ai relancé toujours pas de réponse. Il coule eh bien tant mieux !

Irex change de cap et signe en Italie

La stratégie d'Irex l'année dernière était orientée BtoB. L'Iliad, avec sa technologie, son prix était plutôt destiné aux entreprises, d'où le choix de 4DConcept comme représentant sur notre sol. Depuis quelques mois visiblement les Hollandais vont vers le BtoC, à l'exemple des dernières signatures avec les chaînes de librairies Borders ou La Feltrinelli en Italie. Revirement qui ne semble pas encore atteindre la France. Quelle chaîne la première va faire le pas dans l'hexagone ? Revirement qui permet à ses concurrents d'attendre...pour voir.
Les défricheurs sont souvent mal payés en retour ;-)

vendredi 6 juin 2008

mercredi 4 juin 2008

Dans Elle

Dans Elle un article sur le e-paper (merci Isabelle pour l'info). C'est un peu toujours la même chose; mais Hélène, team manager chez Oracle, avait eu cette réflexion : ton truc, elle parlait du PRS505, ça va plaire aux femmes. Eh bien si l'avenir du e-book passe par Elles, je n'y vois aucun inconvénient.

mardi 3 juin 2008

Le livre est mort !

Pour changer d'air(s), j'ai abandonné Guillaume Dufay et Trombicino pour les guitaristes et autres batteurs qui habitents les lignes de White Bicycle (Making Music in the 1960's). Pourquoi Joe Boyd, l'auteur, producteur de musiques et de concerts, ne nous propose pas une version, disons, rich média de son ouvrage (je ne vais pas encore vous cassez les pieds avec l'hypermédia :-) ? Les titres et les artistes couchés sur le papier, tombent comme un name dropping sans saveur et sans âme. Sa plume n'est pas assez forte (mais est-ce possible?) pour nous faire partager son enthousiasme pour les musiciens du blues et du rock'n'roll qu'il fréquenta toute sa vie.
Rien à voir avec l'article on-line du NYT sur la mort de Bo Diddley. Je n'avais jamais entendu parler de ce monsieur, mais grand amateur des Who, je connaissais indirectement son écriture musicale, son "beat". On situe très vite avec les extraits MP3 d'interviews et d'enregitrements qui il est, et quel est son apport au rock.
En comparant ces deux approches, un chose est sûre : le livre est mort!