mercredi 30 avril 2008

L'Iliad le meilleur ?

Sur Aldus le BillautShow http://aldus2006.typepad.fr/. Au cours de cet exercice périlleux et partial, monsieur 4D vante les qualités de l'Iliad, il est là pour çà ;-)
Je ne partage pas son avis sur deux points fondamentaux :
1) L'Iliad n'est pas le meilleur matériel. Il est le plus approprié pour ... Pour les applications documentaires sûrement, pour la lecture des journaux peut être (à cause de la pub qui a besoin d'espace), pour les romans c'est pas sûr (son format n'est pas pocket), pour les e-codex sûrement pas (pas de son à ma connaissance), ni pour les guides MAF (ce n'est pas un outil nomade).
2) La mise en page n'est pas aussi simple qu'on le laisse entendre. Elle ne se réduit pas à "retailler" une page. Pour le Sony PRS505 et son écran de 6 pouces (je crois), j'ai souvent choisi d'augmenter la taille des images pour offrir une image plein écran, j'ai aussi parfois forcé le mode paysage VS portrait, pour les textes sur deux colonnes par exemple. Il doit en être de même pour l'écran A5 de l'Iliad, je présume. C'est notre oeil qui commande.
En conclusison, hâtive, le PRS505 n'est pas meilleur que l'Iliad il est simplement plus approprié pour.... C'est un choix auquel le lecteur est confronté, et celui-ci est dicté par le contenu évidemment... le prix et bien d'autres choses. (Pourquoi, en passant, aucune baisse de prix depuis 1 an 1/2 sur l'Iliad ?)
En fait nous sommes en plein dans la mesure des usages et comportements que tente de cerner Orange avec Read & GO.

lundi 28 avril 2008

Google Livres en panne ?

J'ai été un peu surpris lors du dernier Salon du Livre de l'abscence de Google. De plus je ne reçois plus la news letter, qui chaque trimestre nous tenait informés des "formidables avancées" de ce produit qui, il faut bien le dire, avait fait bcp de bruit. C'est d'ailleurs cette nuisance sonore qui est le pire ennemi du moteur. Mes Guides sur Léonard sont depuis les tous débuts présents dans cette immense vitrine du 21ème siècle. Tête de liste dans les premiers temps, mes ouvrages sont aujourd'hui relégués dans les limbes, après une requête sur "Vinci". Ce n'est pas très grave. Bcp plus gênant est la mauvaise qualité de restitution des ouvrages. Mes pages en couleurs sont sales (et je ne parle pas de l'abscence de restitution hypermédia). Quand , au Salon du Livre j'allais en discuté, c'est avec morgue que l'on me renvoyait dans mes pénates. Elle doit être moins fière la grande gigue aujourd'hui ;-))).
J'attends toujours les nouveaux produits, porteurs à coup sûr de success story : La vente en ligne ou la location.
Quant à la pub, je n'ai pas l'impression qu'elle soit réellement performante couplée avec les versions numériques de nos grands auteurs.
Mais le capitalisme américain nous réserve parfois des surprises, gardons nous d'être péremptoire sur un éventuel échec de Google Livres.

dimanche 27 avril 2008

Le Catalan et l'Espagnol

J'ai entre les mains les dernières productions d'AliaVox, et la Glossa (CD classieux de musique "classique":-). En parcourant les "livres" qui accompagnent, pour les documenter, La route de l'Orient et le Sémélé de Marin Marais, je ne peux m'empêcher de penser qu'il serait plus judicieux de les porter sur un livrel, e-book, pour les consulter et les écouter. J'ai utilisé le mot "livre" car il ne s'agit pas seulement pour ces productions d'accompagner les enregistrements musicaux des mots mis en musique, mais aussi de construire l'historicité des oeuvres proposées. J'ouvre une parenthèse sur leur travaux précédents. La Glossa avait fait un travail très intéressant sur l'Orfeo de Monteverdi, et le Christophe Colomb de Jordi Savall remettait en cause les origines du célèbre découvreur des "Indes occidentales", décapant. Je ferme le parenthèse. Seul bémol la qualité du MP3 VS le CD. La micro-électronique nous a habitué à une augmentation des capacités de stockage tout en baissant les prix, il pourrait être dorénavant intéressant d'abandonner la compression pour revenir à une qualité musicale digne de nos oreilles. Le "livrel"pourrait dans ce cas se connecter aux chaînes HI-FI et aux téléviseurs plasma pour une diffusion sans égale, quand nomade nous ne sommes plus. Oui mais voilà, le marketing est un vecteur de cloisonnement. Un e-book, livrel, ou bouquineur, est baptisé ainsi en vertu du support, le papier en l'occurence. Ineptie. Que ferait Léonard aujourd'hui ? Il maudirait ses foutus ingénieurs qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, prendrait son fer à souder et tenterait de nous concocter une machine dont il inventerait aussi le nom à l'instar de l'ornithoptère. En vertu de quoi, inhiber un sens ? En vertu de quoi privilégier la vue et non l'ouïe, ou vice versa ? Ne sommes nous pas assez handicapés comme celà ;-)) ? La numérisation est sans limite, profitons-en.

jeudi 24 avril 2008

Electronique du PRS505


Pour ma part je n'ai pas osé me plonger dans les entrailles de mon PRS, d'autres l'ont fait pour moi. c'est tout le savoir faire de Sony. Je cherche une petite place pour loger un module de communication genre WiFi, je vois pas . Mais en fait je n'y connais rien ;-)






mercredi 23 avril 2008

Coup de vieux

Je viens de prendre un coup de vieux en visionnant la vidéo Orange sur Read and Go (Go where ? Facile à deviner si vous lisez la suite).
C'est à la très jolie Marie Geneste que je le dois. Il y a un peu moins d'une dizaine d'années je participais au premier panel de FT pour mesurer les usages et comportements des internautes. C'est une longue, mais pas très belle, histoire dont la vedette s'est appelée Net Value. Avec mon équipe nous avions développé le premier "meter", un logiciel espion. Et bien Read and Go c'est la même chose. Je ne sais pas s'ils équiperont l'Iliad d'un "fliqueur" mais tous les bêta-testeurs, le panel, devront remplir, au moins, un questionnaire sur leur exposition à la pub.Elle est jolie Marie et elle dit des choses très intéressantes, ouvrez bien vos oreilles. Les critères de réussite de cette expérience sont à l'aune de ses indices.

http://www.orange-innovation.tv/home/index.php

Truman Capote

Le hasard fait bien les choses ;-)
En regardant hier soir Truman Capote en DVD, mes oreilles se sont ouvertes toutes grandes quand TC, pour les intimes dont je ne suis pas évidemment, déclare lors d'une interview : "j'invente une nouvelle façon d'écrire : le roman vérité".
Ce film sur un livre, De sang froid, et son "processus créatif", c'est comme celà que je l'ai perçu, révèle le grand défi qui de temps en temps se présente à nous : une nouvelle façon d'écrire. Pour moi c'est l'hypermédia !
Mais je suis un peu seul pour le moment, n'est pas TC qui veut ;-)

samedi 19 avril 2008

Bundle bis


Après l'opération St Valentin, Sony récidive avec une offre jumelée.
La recette est simple : une collection ou un auteur à succès, Harlequin et Patterson ( vous connaissez ? Moi pas ) en l'occurence, un PRS505 personnalisé, et des ouvrages gratuits pour le nouvel acquéreur.
Elle semble plaire.
Pour la France je suggère:
En 1 : Bernard Werber
En 2 : Les Guides MAF (Vinci et Michel-Ange en Toscane, Vinci en France (Léonard De Vinci il s'entend, pas les parkings.)) Je sais je ne suis pas encore un auteur à succès, pas encore ;-))
En 3 : Le E-Book pour les nuls (pour ma part, je trouve le titre de cette collection très désobligeant). Si l'ouvrage n'existe pas encore, ne désespérons pas.
Il y a un hic, je ne suis pas sûr que l'on ait le droit de proposer une telle offre dans l'hexagone.

vendredi 18 avril 2008

Orange et Iliad

Orange entre dans la danse avec un Iliad en marque blanche et tous les titres qui font notre quotidien, ou presque. Concernant les livres l'annonce est alléchante. Il est vrai que la base Mobipocket est importante . Il manque les Guides MAF, comme il manque la musique sur l'Iliad. Le MP3 était annoncé dès la conception, mais son activation n'est pas parvenu jusqu'à mes oreilles. Il reste que l'initiative d'Orange http://www.dreamorange.fr/?p=Portal/welcome est fichtrement la bienvenue. J'ai postulé pour être bêta-testeur, mais je n'ai pas le profil certainement. Je ne suis ni abonné Orange, ni doté d'une liaison wifi. Pour cette dernière je me contente du jardin parisien de la Porte de Saint-Cloud. Super initiative aussi de la Mairie de Paris. Une liaison wifi est-elle vraiment indispensable sur un e-book? Les concepteurs du PRS505 ne le pensaient pas, ils ont peut être tort.
Orange n'est vraiment plus un opérateur de téléphonie, il devient, il est, un diffuseur de contenu. Après la TV et la musique, la presse et les livres maintenant.
Quel modèle sera adopté pour le lancement de ce service si l'expérience est concluante? Financement du reader par l'opérateur comme pour les téléphones classiques, ou partenariat type Apple ? En tous cas, le Kindle risque d'avoir un sérieux concurrent face à lui, je gage même que la place de n°1 en France ou en Europe risque de lui passer sous le nez, sauf accord entre les deux parties.

jeudi 17 avril 2008

Nlle version d'ADE ?

La version 1.5.759 beta 2 d'Adobe Digital Edition, le reader pour e-books écrit en Flash, n'étant plus dispo sur le site Labs d'Adobe, on peut en déduire la disponibilité prochaine d'une nlle version stabilisée. Reste à savoir qu'elles plate-formes seront supportées en plus de Windows. PRS505 ? Peut être un jour mais pas demain.

Le voir et l'entendre

Je travaille actuellement sur Michel-Ange. Certains de ses sonnets ont été mis en musique par ses contemporains. Je tente de convaincre Denis Raisin Dadre, dont les disques avec Doulce Mémoire sont souvent primés, de les enregistrer. Première constatation, avec les gens de talent le dialogue s'établit facilement, ils sont ouverts, polis et à l'écoute, répondent aux mails. C'est rare! Je ne sais pas si nous parviendrons au terme de cette entreprise, mais pour ne pas être trop idiot je me suis plongé dans l'Histoire de la Musique publié par In Extenso. Et là Marie-Claire Beltrando-Patier attire notre attention sur les objectifs du chant grégorien, : toucher, ébranler. Le chant prend en charge le texte et vice-versa, et la voix devient regard. C'est ce que nous explique Amalaire, au neuvième siècle. Le O qui introduit certaines antiennes est en rapport avec le mouvement du regard et de la vision " Par cet O, écrit-il, le chantre s'efforce de faire saisir que les mots de l'antienne se rapporte à quelque admirable vision". Le chantre s'immisce dans un espace "hypermédia". CQFD

lundi 14 avril 2008

Le PRS505 palte-forme de frustration ?

Je rebondis sur les réflexions de B Rives ( http://papierelectronique.blogspot.com/) concernant le format propriétaire de Sony pour les E-codex : Lrf ou BBeB Book. Théoriquement c'est la plate-forme idéale pour un contenu hypermedia (hors la vidéo non supportée par la technologie e-ink). Pratiquement c'est une galère. Spécifications et outils de bases sont bien disponibles, mais incompréhensibles pour un non informaticien. Il existe un logiciel "Book Creator" développé par Canon (pourquoi eux et pas Sony ?) mais en japonais seulement. Des petits malins ont tenté de localiser en anglais une version d'évaluation, mais vu la kyrielle de softs à installer, pour un résultat aléatoire, je renonce. Je renonce et me met à rêver d'une plate-forme s'inspirant du modèle Apple/Iphone. Une boîte à outils, une communauté dynamique portée par un fond d'investissement et un constructeur qui ne s'arrête pas au milieu du gué. PRS ou PSP nous sommes devant les mêmes frustrations. Une électronique de pointe pour le conteneur, un vide conceptuel et logiciel pour les applicatifs. Et le lecteur là-dedans. Non seulement pour lui tout çà c'est du chinois, mais en plus nous aurons du mal à le convaincre d'abandonner le papier, sans cette nouvelle écriture que j'appelle de tous mes voeux. Pour le moment je "bricole" avec PDF, le résultat est acceptable, faute de mieux, mais pour combien de temps ?

samedi 12 avril 2008

Vinci, E-Book et la bibliothèque du Point du Jour

Au cours d'un atelier, ce jour, à la Bibliothèque du Point du Jour de Boulogne-Billancourt, j'ai parlé de Léonard beaucoup, du livrel un peu, et des Guides MAF à peine.
Parmi l'assistance, des bibliothécaires qui se posent des questions, et des utilisateurs potentiels qui acceptent volontiers une coexistence entre le papier et le "papiel". Le responsable du livre électronique de la médiathèque Landowski est venu avec un "dynosaure", le premier Cybook. En cinq ans que de progrès.
Mais la discussion s'est un peu échauffée quand les DRM ont été abordés. Là, les utilisateurs potentiels, cités plus haut, se sont montrés franchement hostiles. Ils ont raison.
Il existe une certaine incohérence entre la liberté de pensée et d'écriture véhiculées depuis des siècles par le livre, et une libre circulation de celles-ci entravées par un verrou numérique au nom d'un droit d'auteur défendu par des instances caduques. Il serait temps que les auteurs reprennent leur droit ;-)

jeudi 10 avril 2008

Ipod pourquoi pas !

Dans le Figaro de ce jour, un article sur l'Ipod et les collégiens des Yvelines. Une phrase clé : "Certains élèves qui peinaient avec les consignes écrites, s'en sortent bcp mieux quand ils ont le texte, l'image, le son". Un contenu multimédia est plus riche d'enseignement CQFD. J'admets volontiers que l'imagination est moins sollicitée.... pour ceux qui en ont ;-), mais pour un guide je ne vois aucune contre indication. La pierre d'achoppement de cette initiative reste à mons avis l'ergonomie. L'écran de l'Ipod est trop petit et illisible quand le soleil donne. Les livrels tel le PRS505 sont bien mieux adaptés à une lecture "toutes conditions" sans parler de l'emprisonnement du mot et de l'image.
Un point reste obscure, quid de la navigation ? Le choix s'est-il porté sur Safari, le navigateur internet de Cupertino, pour un accès richmédia ? Existe-t-il à ce jour une autre solution satisfaisante ? Dans tous les cas il faudra aux constructeurs de livrels se pencher sérieusement sur ce problème s'ils veulent s'insérer dans le cartable de nos bambins. Le poids, l'autonomie et la technologie ne pèseront pas lourd au regard de la pédagogie. Le contenu prime.

Le livre autrement

Au Victoria et Albert Museum de Londres une expo sur le livre (15/04-29/06), celui vu par les artistes.

http://www.vam.ac.uk/exhibitions/future_exhibs/blood_on_paper/index.html

Décidément ces gens là, les artistes, possèdent une autre perception des choses.

mercredi 9 avril 2008

Lorenzo et moi II

Je me désepère d'une réponse de Lorenzo ;-(. En fait la technologie e-ink ne demande aucune adaptation d'un projet, ou presque, Lorenzo. Les deux mots clés d'un projet "littéraire" sont : numérique et ergonomie. Le premier est un moteur extraordinaire, le second un frein "tendance pédale douce". J'ai longuement devisé sur le premier (pour une écriture hypermédia), le second m'a juste demandé bcp de boulot. Ce n'est pas la technologie e-ink qui m'impose une mise en page spéciale pour le PRS505 mais la taille de l'écran (qui n'est pas celle d'un livre de poche, loin de là). Ce n'est pas la technologie e-ink qui m'impose une partition texte-musique, je suis confronté au même cloisonnement avec la PSP (son navigateur internet ne lit pas les fichiers MP3, un comble ;-)). Le seul inconvénient de cette technologie, outre la couleur, c'est de me, de vous priver de vidéo. C'est dommage mais si le lecteur l'ignore, c'est juste une frustration du créateur.

dimanche 6 avril 2008

Lorenzo et moi

Lors de mon dernier échange de courrier avec Lorenzo Soccavo, que j'estime, celui-ci répond par une phrase qui m'agace et m'interpelle en même temps : "Mais, à moins que tu aies mis au point une version pour PRS-505, tes contenus ne sont pas, à ma connaissance, adaptés à la technologie e-ink, entout cas en son état actuel."
Répondons lui tout de suite, j'ai effectivement une version spécifique au PRS505, qui m'a demandé beaucoup de travail, et effectivement il n'en n'a pas connaissance ;-)

Mais le point le plus important soulevé est : qu'est-ce qu'un ouvrage adapté à la technologie e-ink ?
(Bruno Rive lance lui aussi de temps en temps sur ses posts ce genre de réflexion. Ses réponses étant payantes ;-( nous n'en saurons pas plus je présume.)
Pour ma part j'ai tenté de définir ce qu'était un E-codex, mais personne ne semble s'y intéressé.

Souhaitons plus de chance à Lorenzo, je lui laisse la "parole".

E-Codex 4ème partie

Ainsi la numérisation fait que monsieur tout-le-monde peut s’il le veut « répondre » aux souhaits de Léonard. Je ne sais pas exactement depuis quand, mais une bonne quinzaine d’années me semble être une réponse convenable. Or depuis ce laps de temps je n’ai pas encore à ma disposition un ouvrage hypermédia. Ce que je veux exprimer c’est qu’il existe bien, notamment sur le web, une convergence son, image et caractère, mais amis, que celle-ci ne nous est proposée que dans le cadre d’une illustration des uns pour les autres. Cette « écriture convergente » est à l’image de l’écriture cinématographique, qui à mon avis ne sait pas ne faire qu’un. La BOF, par exemple, peut vivre sa vie seule, et cela bien longtemps après un viellissement qui confine l’image à l’oubli (j’entends des dents qui grincent). Sans appuyer sur la transposition du texte, un roman, qui quand il n’est pas trahit est réduit, voir les deux J. Il en est de même pour l’opéra, nonobstant le talent de Bill Viola pour mettre en image une œuvre de Philpp Glass.
Et tout ce verbiage pour en arriver où ? Eh bien là où les anciens nous avaient déjà conduits : « La beauté [de l’ouvrage hypermedia] est un certain accord et si l'on peut dire une conspiration des parties [caractères, son, images etc.] dans le tout où elles s'établissent, selon un nombre , un ordre qualificatif et une place définis comme le requiert l'harmonie principe absolu et premier de la nature… une certaine harmonie rationnelle de toutes les parties, telle que toute adjonction, toute suppression, tout changement ne puisse que la compromettre , et finalement: il existe en outre un je-ne-sais-quoi issu de la conjonction et de la réunion de ces éléments par lequel la face de la beauté resplendit merveilleusement, c'est ce que nous appellerons harmonie. Leon Battista Alberti»
Cela étant dit, existe-t-il une grille d’écriture où le poids de chaque élément puisse être évalué pour atteindre à cette harmonie ? A ma connaissance non. Il faut donc saisir son clavier et sa souris pour empiriquement fournir un ouvrage et attendre… les commentaires des lecteurs ou des ses pairs.
Toutefois l’ergonomie logicielle nous a apporté une nouvelle assistance à la lecture, je veux parler de la barre d’outils. En dehors de celle fournit par le programme de lecture, le reader, (changement de taille des caractères, appel d’un dictionnaire, zoom sur image etc..), celle-ci est à la disposition de l’auteur. Les icônes peuvent à titre d’exemple appeler :
- Appel d’une image
- Les notes de bas de pages
- Les « repères », dans le cas des Guides MAF il s’agit d’une chronologie, d’une parentèle et un glossaire.
- La fonction mise à jour de l’ouvrage
- La bibliographie avec connexion à une source, Gallica notamment. Etc.

vendredi 4 avril 2008

Pour un "Plan Auteur Numérique" PAN ;-)

Une tribune ce jour dans le Figaro sur le livre et les libraires. Quelques lignes signées par Mrs Racine et Yvert pour ne rien dire sur l'avenir des libraires (qui le connaît réellement et qui s'interroge sur celui des bibliothéquaires ?). Les propos son évidemment convenus : tirons des leçons du MP3 pour sauvegarder les neveux de Gutenberg et au passage distribuons une enveloppe. Le combat n'est-il pas perdu d'avance ? Je n'en sais rien. Mais avant le livre et ses distributeurs il y a l'écrit, avant le CD et le MP3 il y a la musique, et derrière la musique et l'écrit le créateur. Le livrel est pour ces derniers une formidable plate-forme de créativité. Encore faut-il avoir les moyens de s'exprimer. J'écris aujourd'hui un guide sur Michel-Ange. Fabuleux sculpteur, peintre, architecte et ...poète. Certains de ses sonnets, parfois un peu abscons, sont mis en musique par ses contemporains, et le maître semble, dans ses lettres, en être satisfait. L'idée est évidemment de les faire écouter à nos contemporains. N'exitant dans aucun catalogue je suis allé frapper aux portes des producteurs de disques. Aucune réponse. Ces gens se lamentent sur la disparition du CD, mais visiblement ils y sont pour quelque chose. Le choix est donc, soit d'abandonner, soit de produire moi même. Avec quel argent ? Celui d'un fond pour la création numérique spécifiquement dédié à celà. Inutile de nous proposé un ersatz d'une agence existante dédiée au cinéma, dont le représentant vous reçoit entre deux portes et vous colle sous le nez son dossier formaté, à mille lieux de votre projet. Un vrai fond pour une culture hypermédia. Qu'en distes-vous messieurs dames ?

jeudi 3 avril 2008

Partager un livre

Au 14ème siècle un notaire Pratésien demande à son ami et client, l'homme le plus riche de la ville , de lui prêter la Vie des Saints de Voragine "Rappelle-toi que nous sommes tombés d'accord que même si tu ne lis pas ce livre toi même, il portera quand même ses fruits, car il profitera à ceux auquels tu le prêteras"
Partager mes Guides MAF sur un livrel PRS505 est loin d'être convivial, car il n'existe pas de session. L'historique, les signets et autres service lié à un ouvrage vont se cumuler ou s'annuler. C'est pas cool Mr Sony, faut faire quelque chose, çà et bien d'autres choses encore d'ailleurs ;-)

mardi 1 avril 2008

Réserves sur le e-book ?

Au sein de notre petite, très petite, communauté de bloggers, il existe comme un positivisme doucereux. Nos coups de coeurs vont plutôt vers les bonnes nouvelles. Aussi quand Alban Cerisier, chargé des développements numériques au sein de la maison d'édition Gallimard dit à E. Dumout de ZDNet « La vente de livres numériques n'est même pas marginale, elle est quasi inexistante pour nous, et on ne voit rien venir pour l'instant....La raison est simple : il n'y a pas encore de gros acteurs qui sont venus chambouler la donne» j'ai l'impression d'entendre mon épouse "tes guides sont supers mais personne ne les achète". Ils ont raison.
Une question quand même, il est payé pour quoi Mr Cerisier?