vendredi 29 février 2008

Dysfonctionnement

Les Memory Stick Duo fabriqués par Sony sont a priori compatibles avec tous les périphériques Sony... sur le papier. En réalité çà ne fonctionne qu'à moitié. Si vous enregistrez des fichiers mp3 sur le stick de votre E-reader, votre PSP ne sait pas les lire. Dommage. Plus énervant est le fait de devoir lancer un reset si par malheur vous avez enlevé le stick de son logement.Imaginons être les heureux propriétaires de plusieurs Memory SD, eh bien l'échange est forcément suivi par un reset. Au fait pour que celui-ci fonctionne il faut prendre un trombone, et après avoir effectué l'opération éteindre son PRS et le rallumé. Bug vous avez dit Bogue ;-)

mercredi 27 février 2008

çà sent le sapin :-(

En poussant la porte de l'Asrolabe rue de Provence, je n'avais pas d'apriori.Je m'étais souvent posé la question : pourquoi les libraires ne vendent-ils pas d'e-reader (livrels) ? Je voulais savoir. Connement je pensais avoir en face de moi une génération plus ouverte que celle qui m'envoyait balladé avec mes Apple II. Que neni. Rien n'a changé. Le frein à main est bloqué à mort, et le oui mais giscardien toujours de rigueur. La démo de mon Léonard en France avec musique de Clément Janequin (et d'autres), celle qui faisait trépigner Bayard et nos preux chevaliers, est bien passée. L'objection est venue sur le modèle de distribution. On n'investira pas pour se retrouver dans 2 ou 3 ans en concurrence avec Orange, la Fnac, Apple etc Comprendre : tant qu'on est sur un marché protégé tout va bien, si nous sommes sur un segment concurrentiel c'est pas pour nous. Merci Mr Lang ;-) Pour mon guide version papier, c'est une autre histoire. J'irai voir les librairies d'art. Demain peut être. Le mot de la fin est revenu à mon épouse qui regardait de loin : tu croyais quoi ? ils font encore leur inventaire à la main. Merde j'avais pas remarqué, j'ai perdu mes réflexes. Et puis on a rigolé, le mec portait un maillot de foot...de l'équipe d'Angleterre.

Gallica

Gros consommateur de Gallica, je voulais savoir comment un ouvrage en mode image était lisible sur le PRS505. L'auteur pas vraiment choisi au hasard est un philosophe mystique, un théosophe, Rudolf Steiner. Le livre s'intitule le Mystère Chrétien et les mystères antiques. C'est pas ma tasse de thé mais recherches documentaires obligent. Le résultat est loin d'être mauvais. Si la lecture pour mes pauvres yeux est un peu difficile (la casse est un peu petite), la mise en page est bonne. Evidemment quelques pages sont de travers, les opérateurs de numérisation doivent en avoir marre de temps en temps et s'assoupissent. Un bémol, il me semble mais je n'ai pas chronométré que le passage à la page suivante est un peu plus long.
Cet aprem je vais sur le terrain avec mes Guides, voir si le libraire spécialisé est sensible à mon approche. Compte rendu ce soir.

samedi 23 février 2008

Quid de Microsoft et les e-books

Permettez moi de revenir quelques semaines en arrière. Apple lançait son Mac Book Air et son président fustigeait les livrels arguant une baisse inéluctable de la lecture sur le sol US. Beaucoup d'émoi pour rien au sein de la communauté des e-readers (men not hard). Au même moment Bill Gates répondait pour l'Express à une question sur les mêmes e-books "En 1994, vous achetiez un manuscrit original de Léonard de Vinci, le Codex Leicester. Voyez-vous un avenir au papier, aux livres et journaux en particulier?
La valeur d'un livre, ce n'est pas le papier, c'est ce qu'il y a à l'intérieur. A l'école, ma fille ne feuillette quasiment plus de livres traditionnels. Elle utilise un tablet PC [un ordinateur sur lequel il est possible de prendre des notes avec un stylo numérique]. Elle peut faire des recherches, glisser des annotations et me les envoyer par e-mail. Les industriels ne s'y sont pas trompés, qui ont lancé en pagaille des e-books (livres numériques), tels le Reader de Sony ou le Kindle d'Amazon, qui permettent d'avoir un accès direct et instantané à plusieurs livres en même temps."
A ma connaissance personne n'a vraiment tilté sur cette réponse, Bill serait-il ringard aux côtés de Steve? Il n'empêche que fait Microsoft? La société possède un "reader" depuis des années, en sommeil aujourd'hui, et un OS. Le portage sur un bouquineur est-il si délicat,le kit de chez E-ink fonctionne pourtant avec un microprocesseur de chez Intel? Amazon a-t-elle pris trop d'avance? Je n'ai pas d'action du géant de Seattle mais j'avoue que son entrée sur le marché serait sûrement le déclic dont nous avons besoin. Celà dit si Cuppertino s'y met çà me convient aussi.

vendredi 22 février 2008

Le PRS 505 de Sony premier essai


Vol Air-France 65 en provenance de LA. Françoise habite Irvine sur la côte ouest et transporte dans son sac mon PRS505 assemblé par Sony. Pas encore disponible en Europe, j’ai fait appel à ses services pour me procurer, taux de change oblige, le livrel le moins cher du marché. 270 € avec couverture en similicuir, un chargeur, et une loupiote très mignonne pour lire dans la pénombre (le Cybook est à 390 € pour une même configuration, 120 € c’est beaucoup, en tous ca pour moi.)
Première impression le livrel est sexy, cet avis est partagé par tout le monde. La prise en main est agréable, et la coque en alu, il me semble, fait costaud. Le chargeur n’est pas vraiment utile si vous êtes toujours prêt d’un PC, car le PRS505 se recharge via le port USB, comme les IPod. Mais pourquoi un Livrel et pas un IPod Touch justement pour lire mes Guides ? Eh bien la réponse est liée à l’ergonomie, ce sont mes yeux qui ne s’adaptent pas :
- Aux caractères riquiqui des écrans de moins de 5’’
- Aux imagettes taille timbre poste, représentant une œuvre d’art, un plan etc.
- Aux écrans illisibles quand le soleil donne (C’est du vécu, à Florence cet été avec un HP Travel Companion, tu parles d’un larron)
Et là merci le MIT et sa technologie E-Ink. Quelques soient les conditions de lumière, l’encre électronique vaut celle déposée sur les feuilles de papier de nos bouquins. Nous sommes en noir et blanc, ou plutôt en 8 nuances de gris. C’est impressionnant, une photo JPEG affichée à l’écran vous rappelle les clichés que vous développiez sur papier Ilford grains moyen dans votre cuisine.
Etant un converti de longue date (pas plus d’un an ;-)), j’ai fait un test pour voir si je ne suis pas un singleton parmi les 65 millions d’électrons français. Après avoir adaptées quelques pages sur Léonard et l’Orphée d’Ange Politien, j’ai synchronisé mon PRS via le soft de Sony (c’est comme Itunes en moins smart et c’est un peu bogué, je préfère pour transférer les gros fichiers utiliser l’« explorer » de Windows). Ensuite direction la bibliothèque et les gardiennes du temple. Plutôt sceptiques au départ mais toujours sympas, elles se sont avouées convaincues par la qualité du rendu, enthousiastes même. Seulement malines elles sont, et à la question quid de la couleur j’ai répondu que c’était pour 2008, quid de l’hypermédia j’ai biaisé, quid de la navigation, j’ai coulé ;-).
Le livrel n’est pas un PC ou un Mac, pas encore. Pas de curseur se baladant sur les pages, une barre d’outils, une barre de tâche ou des liens hypertexte. Pas de liaison dynamique donc entre un texte et un morceau de musique, entre une phrase et un concept, entre un mot et un dictionnaire. Il est possible d’écouter le fichier MP3 illustrant un propos, une situation, mais il faut « maniper » un peu et connecter les oreillettes de son lecteur préféré. Il existe pourtant un OS, linux, de la mémoire etc… seulement les ingénieurs ne sont pas des auteurs hypermédia et les éditeurs non plus d’ailleurs, quoique Flammarion peut-être, il paraît. Tant mieux si c’est vrai.
La navigation est donc rendue à sa plus simple expression, j’exagère un peu. Page avant arrière, saisie du n° page si vous le connaissez, accès directe aux signets (vous savez les pages que vous cornez) ou à la dernière page lue, historique des pages lues avec les premiers mots pour aide mémoire, accès aux chapitres via la table des matières. C’est confortable, mais pas vraiment convivial.

Alors pourquoi un livrel (Sony, Bookeen, Iliad ou Jink) ? Pour préserver les arbres, d’accord, mais what else ?
P SVP préservez nos arbres.

Eh bien avant de partir en vacances vous pouvez télécharger les best-sellers de l’été (capacité de base 160 pavés environ), et votre valise ne prendra pas un gramme de plus que les 300 du reader. Et si parmi les ouvrages acquis vous emportez les Guides MAF dédiés à Léonard ou Michel-Ange, sachez qu’il existe une version spécifique pour le PRS505. En fait nous sommes en PDF avec une pagination spécifique pour un écran 120 x 90 mm (plus petit qu’un livre de poche), partagé par nombre de fabricants. Mais il y a le PDF et Pdf. Celui de chez Adobe, amaigri pour la circonstance, et les Pdf like, compatibles, et ce n’est pas forcément la même chose.
Fermons là notre parenthèse technique. Imaginons que vous soyez à Milan, à Florence, Rome, Paris, Bacchereto ou Caprese, vous sortez votre livrel de votre sac à dos ou à main, pour accéder aux commentaires de Goethe, aux poèmes « du Divin », aux lumières d’André Chastel ou Daniel Arasse, sans oublier les motets ou basses dance de Henrich Isaac ou Josquin Desprez, et çà nous sommes les seuls au monde à vous l’offrir. Ecouter Nuper Rosarum Flores et comprendre aux pieds de Sainte Marie des Fleurs comment Guillaume Dufay construit son motet en s’inspirant de l’architecture de Brunelleschi, qui dit mieux. Personne, enfin j’espère. Les Guides MAF c’est un saut dans l’ambiance des 15ème et 16ème siècles (commentaire d’une passagère du Thalys Bruxelles-Paris)
Evidemment les images sont plus petites que sur votre Mac (n’oubliez pas on vous fourni toutes les versions), évidemment il a fallu adapter la typographie en absence de la couleur, et évidemment le prix est resté identique car. Car si on parle gros sous on peut se fâcher.

J’admets volontiers que vous ne soyez pas prêts à sacrifier 300 € pour 3 guides, sauf miracleJ. Pour un retour sur « votre » investissement, nous sommes dans le quantitatif pur et dur, ce n’est pas forcément le PRS505 qu’il faut choisir, sauf si l’entreprise nippone entend enfin les appels de la FNAC (France Inter en 09/07) et si elle adopte comme prévu depuis un an le nouveau « lecteur » d’Adobe : ADE.
Il est peut être plus sage de se tourner vers une offre jumelée pour lire chaque jour votre quotidien, (Les Echos/Iliad ou Ganaxa, le Kindle d’Amazon/Le Monde), des ouvrages techniques publiés par M21 (Bookeen) ou les grands classiques de la littérature anglaise ou française, libres de droit (je n’ai pas encore testé la Guerre des Gaules, mais bientôt). Freud, Proudhon ou Marx sont aussi dispos gratuitement et bien d’autres encore. Je vous donnerai les adresses. Si vous êtes allergique au DRM, et je vous comprends, l’offre MobiPocket, de loin la plus importante, n’est pas vraiment séduisante, sans parler d’une lisibilité très en dessous du Postscript d’Acrobat.

Est-il urgent d’attendre ? Attendre quoi ? Le retour de Stieg Larsson et de son journaliste ayant changé son IBook pour un e-book ?