samedi 11 octobre 2008

Le PRS505 au pays des gens du livre II

Le Livrel

+ Première impression : très bel objet ; ça peut sembler futile mais le design c'est toujours important et les pros du marketing le savent. Le poids est celui d'un livre grand format pour la taille d'un boîtier de DVD.

+ Il suffit de quelques minutes pour comprendre l'utilisation et les fonctions disponibles, on retrouve la même navigation que pour un livre papier : on peut "feuilleter" (je n'ai toujours pas trouvé de mot plus approprié), consulter les sommaires/tables des matières, aller directement depuis les sommaires à la page choisie, tourner les pages, marquer les pages… Aller en avant, revenir en arrière, au début ou à la fin, à condition de ne pas être réfractaire aux nouvelles technologies, l'adaptation se fait très vite.

+ Grâce à l'encre électronique, la lecture est agréable, quelque soit la luminosité. Le contraste est même plus doux en plein soleil que pour un livre papier (encre noire sur fond blanc éblouissant). En revanche, dès que l'obscurité tombe, il faut une source de lumière, comme un "vrai livre". La taille du texte est réglable : S, M ou L (comme les fringues !)

+ Afin de s'y retrouver dans cette médiathèque portative, plusieurs solutions pour retrouver un document : par fichier, par auteur (ordre alphabétique), par titre, par date d'ajout, par marque-page… Les musiques et images sont dans des fichiers spécifiques.

+ Chargement des fichiers (texte, musique, image) : facile, comme avec n'importe quelle clé USB

+ Dans le même appareil on peut charger un roman, des dictionnaires et des livres de linguistiques pour s'aider dans la lecture et la traduction (italien par exemple). Un sacré avantage pour les chercheurs, les étudiants ou ceux qui voudraient se lancer dans la lecture en v.o. Sans parler des autres possibilités pour ceux qui doivent se promener avec des dizaines de volumes !

+ Pour les romans : le contenant n'ayant finalement pas tant d'importance (le livre de poche à l'origine n'était-il pas jetable ?), on retrouve vite les réflexes propres au livre papier et on ne se consacre qu'au texte, sans contrainte liée au support, lire comme on veut (assis, couché, debout), où on veut (j'ai hésité à le sortir dans le train quand même, comme ce n'était pas le mien), quand on veut.

+ Pour les documentaires, guides… : idem. Le fait que le livrel soit en noir et blanc n'est ennuyeux que dans le cas des "beaux livres". Sans couleur, le rendu est limité. Mais on a rarement vu un vrai beau livre au format poche. Dans ce cas il n'y a pas de concurrence. Le livre papier est irremplaçable. Toutefois, le livrel reprend l'avantage dans le cas du décloisonnement : lire un texte sur un musicien/chanteur en pouvant écouter son œuvre, lire une critique sur une image en l'ayant sous les yeux…

- Passons maintenant aux bémols, car bémols il y a. Ayant eu la chance de bénéficier de ce prêt pendant plusieurs jours, j'ai pu me rendre compte que l'autonomie laisse à désirer. On nous promettait des jours, mais j'ai l'impression que ça se réduit à des heures. Finalement, c'est comme les téléphones portables, il faut se promener avec le cordon électrique ou avec le raccordement pour ordinateur. Pas évident.

- En fonction du document (photo, dessin, texte manuscrit…) il faut également s'habituer au temps et au mode de rafraîchissement de l'image. Les mots s'effacent pour réapparaître différents : c'est magique ! Mais au début ça fait bizarre.

- Si la possibilité de lire et d'écouter de la musique ou un texte lu donne une nouvelle dimension aux contenus, le fait de devoir quitter sa lecture pour aller rechercher via le menu le morceau souhaité, brise un peu le charme. Mais bon, c'est une gêne qui est remédiable si la prochaine version propose l'écran tactile avec des liens hypertextes.

Pour ma part, je suis plutôt convaincue par le potentiel et les horizons qu'ouvre un tel outil. Cependant, il manque encore quelques détails pour qu'au prix où les livrels sont proposés aujourd'hui, je n'éprouve pas le besoin d'en acheter un dans l'immédiat. J'en veux plus ! En revanche, je vais avoir du mal à le rendre. Car c'est comme tous nouveaux appareils : au début on est sceptique, on ne pense pas en avoir l'utilité, puis la curiosité grandit suivie de près par l'intérêt et finalement la séduction. Alors on résiste, on se contrôle, jusqu'au jour où on se laisse tenter…

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