dimanche 6 avril 2008

E-Codex 4ème partie

Ainsi la numérisation fait que monsieur tout-le-monde peut s’il le veut « répondre » aux souhaits de Léonard. Je ne sais pas exactement depuis quand, mais une bonne quinzaine d’années me semble être une réponse convenable. Or depuis ce laps de temps je n’ai pas encore à ma disposition un ouvrage hypermédia. Ce que je veux exprimer c’est qu’il existe bien, notamment sur le web, une convergence son, image et caractère, mais amis, que celle-ci ne nous est proposée que dans le cadre d’une illustration des uns pour les autres. Cette « écriture convergente » est à l’image de l’écriture cinématographique, qui à mon avis ne sait pas ne faire qu’un. La BOF, par exemple, peut vivre sa vie seule, et cela bien longtemps après un viellissement qui confine l’image à l’oubli (j’entends des dents qui grincent). Sans appuyer sur la transposition du texte, un roman, qui quand il n’est pas trahit est réduit, voir les deux J. Il en est de même pour l’opéra, nonobstant le talent de Bill Viola pour mettre en image une œuvre de Philpp Glass.
Et tout ce verbiage pour en arriver où ? Eh bien là où les anciens nous avaient déjà conduits : « La beauté [de l’ouvrage hypermedia] est un certain accord et si l'on peut dire une conspiration des parties [caractères, son, images etc.] dans le tout où elles s'établissent, selon un nombre , un ordre qualificatif et une place définis comme le requiert l'harmonie principe absolu et premier de la nature… une certaine harmonie rationnelle de toutes les parties, telle que toute adjonction, toute suppression, tout changement ne puisse que la compromettre , et finalement: il existe en outre un je-ne-sais-quoi issu de la conjonction et de la réunion de ces éléments par lequel la face de la beauté resplendit merveilleusement, c'est ce que nous appellerons harmonie. Leon Battista Alberti»
Cela étant dit, existe-t-il une grille d’écriture où le poids de chaque élément puisse être évalué pour atteindre à cette harmonie ? A ma connaissance non. Il faut donc saisir son clavier et sa souris pour empiriquement fournir un ouvrage et attendre… les commentaires des lecteurs ou des ses pairs.
Toutefois l’ergonomie logicielle nous a apporté une nouvelle assistance à la lecture, je veux parler de la barre d’outils. En dehors de celle fournit par le programme de lecture, le reader, (changement de taille des caractères, appel d’un dictionnaire, zoom sur image etc..), celle-ci est à la disposition de l’auteur. Les icônes peuvent à titre d’exemple appeler :
- Appel d’une image
- Les notes de bas de pages
- Les « repères », dans le cas des Guides MAF il s’agit d’une chronologie, d’une parentèle et un glossaire.
- La fonction mise à jour de l’ouvrage
- La bibliographie avec connexion à une source, Gallica notamment. Etc.

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