jeudi 25 décembre 2008

GPS et E-Books

Paris-Angers aller retour sur l'A11 ça laisse le temps de réfléchir...au pourquoi d'un certain nombre de choses, notamment pourquoi le livrel a tant de mal à s'imposer ? Mais cette question n'est pas la bonne!
La courbe produit, vous savez le chapeau de gendarme ou la courbe en S, est certainement classique. Notre enthousiasme sur le livrel nous fait perdre de vue qu'il n'est pas question de rapprocher un PRS505 d'un Iphone, mais plutôt d'un GPS. Ce produit aujourd'hui à la mode ne l'était pas il y a 10 ans ni même 4, quand je tentais de convaincre Webraska du bien fondé d'un accouplement Guide/GPS. Le taux d'équipement était alors sous les 5 % toutes solutions confondus (téléphone,PDA, matériel dédié embarqué ou non). Et puis il y a eu TOMTOM. Qui sera le TOMTOM du E-Book ? Je n'en sais rien.
Mon sentiment est qu'il faut une rupture avec le papier et son univers, mais le prix reste la variable prépondérante.
Un livrel à moins de 100 euros et des ouvrages hypermédias, c'est l'assurance de faire oublier le livre comme le GPS fait oublier la carte ou le plan.
La question initiale est donc comment fera-t-on oublier le livre au lecteur ?

mardi 23 décembre 2008

Tops et Flops 2008

Dans le domaine qui nous intéresse à savoir les livrels, e-books, readers ou un autre mot sauf liseuse ou liseur (j'ai vu la bande annonce, ça donne envie, quels sont les tops et les flops en France.
Tops : Sony avec l'introduction du PRS505 en France. Apple avec l'Iphone, mais combien de nos compatriotes lisent sur leur téléphone? On est peut être dans l'intoxe. Bookeen avec une stratégie qui finira peut-être par payer (distribution auprès des enseignes click and mortar). Les expériences d'Orange et SFR (dont on ne connaît pas les résultats)et celles des différents acteurs aux moyens plus limités (Feedbook,Publie.net)

Flops : Les Guides MAF (aucune vente pour le PRS505 ou l'Iliad), je suis vraiment pas un génie de la vente ;-(. Le trinôme Fnac, Sony, Hachette, moins de 5000 (plus près de 1 000 ou de 4000 ?) unités en lancement (chiffre les Echos) à ce rythme, mettons 2 000 unités mois on est loin de pouvoir se comparer aux USA (ça doit être notre exception culturelle qui nous freine :-))). Les Echos, après deux lancements l'offre s'est essoufflée (partis trop tôt, matériel inadapté aux journaux et la pub?). L'Education National et son non choix pour un livre scolaire électronique. Irex, un superbe outil toujours en promesse.

Que demander pour 2009 ? L'introduction du Kindle sur Amazon.fr.

vendredi 19 décembre 2008

E-book Foxit bis

Trois réflexions après l'annonce de Foxit.
1) Les "lecteurs" Acrobat ne sont pas tous égaux et leurs performances vont devenir un critère discriminant pour le choix d'un livrel. Pas sûr qu'ADE, par exemple, sorte vainqueur d'un test comparatif.
2)Le choix du tout PDF fait par Foxit est cohérent. Exit epub et XML dont Tim Berners Lee, himself, admettait le manque de souplesse, et comprenait le rejet.
3)Chez Foxit on est malin, mais çà ne suffira peut être pas.

Foxit et les e-books

Liseuses.fr nous informe qu'il existe un nouveau livrel : le eSlick à 230 $. Son hard nous laisse froid (c'est une plate-forme asiatique bien connue), au contraire son soft est des plus intéressant. Le "concepteur" du produit s'appelle Foxit. Le produit phare de cette société est un reader PDF plus performant qu'Acrobat. Leur dernière version pour PC intègre le rich-média. Est-ce celle-ci qui est embarquée sur le eSlick? Il faut l'espérer pour avoir enfin un produit hypermédia capable de lire des e-codex.

PS : Avant hier soir sur France 3 un débat après le journal avec les sommités scientifiques de notre pays. Un constat : le décloisonnement des sciences a permis des progrès phénoménaux. Avis aux ingénieurs.

http://www.foxitsoftware.com/ebook/overview.html

jeudi 18 décembre 2008

Des cartes sur le Kindle

Sur Teleread un post au sujet de cartes routières dispos sur le Kindle. Elles sont en vente sur Amazon 1$60, et l'utilisateur semble satisfait. C'est intéressant car la carte est encore plus rétive à la réduction que le livre, et pourtant elle-même n'est-elle pas la réduction de notre univers ? De qui ce moque-t-elle ?
Une belle carte bien déployée sur la table c'est un voyage pas cher. Mais en bagnole c'est galère. Alors faute d'être superbe une carte de la Toscane intelligemment couplée au Guide MAF de Léonard ça serait quand même le pied.

Merci Lorenzo

Lorenzo connaît ma passion pour Dante. Il m'a fait parvenir ce matin l'url d'un article de Libération sur l'adaptation pour un jeu vidéo de l'Enfer en me demandant mon avis.Voici ma réponse : Je n'aime pas les jeux. Concernant le résumé du scénario pourquoi évincer les sodomites, les rois et les papes (le pouvoir temporel et spirituel) voués eux aussi à l'Enfer ? Vous êtes en Enfer chez Dante non pour ce que vous êtes mais pour ce que vous faites au regard de ce qui est bien. C'est plus fin qu'une simple appartenance à une catégorie. Pourquoi exclure le Paradis ou le Purgatoire ? Pas assez gore sûrement. Ces scénarii made in USA sont trop cons, idem pour le cinéma, mais ils donneront peut être l'envie à quelques personnes de lire l'œuvre originale, c'est le côté positif "Davinci Code (le bouquin)". Il faudra que je profite de l'effet Dante pour ma version hypermédia. Ce mail fera l'objet d'un post merci à vous et bonnes fêtes.
Cordialement
MAF
l'article : www.liberation.frculture/0101306122-dante-un-jeu-d-enfer

PS: En y réfléchissant encore 2 jours après, je me demande comment Virgile, Béatrice et Dieu seront traités ? Ils risquent comme pour Troie avec Brad Pitt en jupette, d'oublier "les dieux".

mardi 16 décembre 2008

Quand ADE merde



Qu'ADE ne soit pas la solution idéale pour la lecture des e-books, je m'en doutais un peu.On est effectivement loin d'avoir toutes les fonctionnalités requises, mais qu'il ne sache pas restituer correctement les images je trouve çà très embêtant pour ne pas écrire plus. je me souviens que Lorenzo Soccavo appelait de ses voeux la création d'une start up pour bousculer un peu tout ce beau monde qui se fout un peu notre gueule. Il avait raison. Si un investiseur potentiel lit ces lignes qu'il prenne contact.

jeudi 11 décembre 2008

DRM et les droits de l'homme.

Le DRM est un serpent de mer de la blogosphère (voir les annonces d'Amazon cette semaine) et en cette période d'anniversaire des droits de l'homme personne visiblement ne tente de résoudre cette contradiction de L'article 27 :
1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.
2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.

D'un côté je dois pouvoir jouir des arts, de l'autre l'auteur doit être justement rémunéré.Çà semble facile et pourtant ça ne l'est pas.

Il semblerait que depuis quelques siècles déjà (Brunelleschi se battait déjà pour son droit d'auteur) on se soit arcbouté sur le(s) droit(s) de l'auteur et non sur la (les) valeurs de l'œuvre et de son auteur.
Il serait opportun comme le fait indirectement cette déclaration de faire la part des choses entre l'art, le savoir et le divertissement.
Il y a il me semble un distinguo à faire entre un disque de variété et un disque "classique" (ceci n'exclue pas le jazz ou le rock), un roman de gare et un prix Nobel, un film ou un documentaire. D'un côté nous avons une approche économique et divertissante, de l'autre une approche culturelle qui n'exclue pas l'argent, mais n'en fait pas le ressort principal de la création.
Sur quels critères fait-on ce distinguo. Il faudra pour l'auteur choisir son camp (je fais du fric ou je fais de l’art), ce qui depuis Duchamp est une position reconnue et acceptée, l'acquéreur devra changer de comportement au regard de telles œuvres, du choix de l'auteur.
En fourrant tout dans le même sac, c’est là le drame, l'un des effets pervers du droit d'auteur tel qu'il est administré aujourd'hui, c'est à dire la non prolifération de l'œuvre, s'est étendue aux œuvres culturelles.
L'éditeur décide au nom d'une rationalité économique de priver une frange de la population et les générations à venir du savoir, d'une jouissance à la quelle nous avons droit en contre partie d'une juste rémunération.
Si je veux acquérir un certain nombre d'œuvres épuisées (livres, disques, DVD), elles sont légions, je ne peux pas. C’est aussi un manque à gagner pour l’auteur.
Il se peut que 30 ou 50 ans plus tard on décide d'une réédition, ou d'une réécriture (ce qui est malhonnête, car nous n’avons pas besoin d'une énième biographie de François 1er etc.. qui ne nous apporte rien). Entretemps l'humanité est privée de cette œuvre.
Je râle et je ne dois pas être le premier. Je n'ai pas retrouvé les textes qui circulaient aux temps de Mirabeau, mais les opposants à son opinion devaient déjà sentir le danger d'une rétention du savoir pour motif économique. Ils avaient raison. D'un côté les gros sous, de l'autre le savoir. Les temps modernes ont choisi leur camp et la numérisation remet en cause ce choix.
Il ne s'agit pas de savoir uniquement si je peux recopier une œuvre acquise de bon droit sur plusieurs supports (argument massue avancé par les bloggeurs), mais bien de la rendre pérenne et accessible pour tous ad vitam aeternam en rémunérant son auteur.En quoi la numérisation change-t-elle la donne ? En premier lieu on ne se pose plus la question du nb d'exemplaires à fournir. Un ou un million c'est pareil et paradoxalement la numérisation encourage une protection renforcée de l'auteur, non de ses droits mais de sa juste rémunération, la sienne et non celle de ses descendants qui n’ont comme seule qualité que d’avoir été dans les couilles ou le ventre de l’auteur (l’article 27 les ignore d’ailleurs, mais c'est un autre débat peut-être). Les solutions proposées (DRM) aujourd'hui sont scandaleuses car il est évidemment inacceptable que le changement de matériel entraîne la non disponibilité de l'œuvre (j'ouvre une parenthèse sur la destruction d'une œuvre numérique empruntée à la bibliothèque pour un e-reader au bout de 15 jours. Il doit y avoir une solution plus intelligente non ?).L’œuvre culturelle se doit d’être pérenne, portable et compatible, et ceci implique des choix. En gros « la culture » doit opter pour des solutions techniques non propriétaires. En face l’acquéreur y voit non seulement une satisfaction intellectuelle, j’ai acquis un nouveau savoir, mais aussi une pérennisation de son investissement. Ce nouveau pacte entre auteur/acquéreur n’est possible que si les deux parties sont gagnante/gagnante. Si non nous retombons dans le schéma actuel qui au nom de l’auteur emploie des moyens coercitifs. Ne soyons pas dupe, depuis le début c'est l'argentier, l'éditeur, le producteur qui protège sa boutique. Sans allez très loin, Adobe nous gratifie d'un message d'erreur quand un fichier PDF est lu avec ADE si celui-ci n'a pas été généré avec une version qu'ils jugent assez récente, la 7 par exemple. Et que voit-on sur le site Du Divan une obligation d’avoir ADE pour lire les ouvrages numérisés de Gallimard. Voilà l'état d'esprit des tenants du DRM, même si vous êtes honnête vous êtes puni.Nous n'avons pas encore résolu « la contradiction » de l'article 27, mais nous proposons d'écarter du champ de son application les ouvrages de distractions et divertissements, qui peuvent être soumis aux lois du profit, celles d'hier et donc aux DRM. JK Rowling est exemplaire pour illustrer cette position. Elle écrit pour le fric et ne veut pas entendre parler de numérisation de peur d’en perdre. Elle fait bien son boulot et est au regard de ses critères justement récompensée. Tout le monde semble satisfait.Que ceux qui ne respecte pas ses choix soient confrontés à la justice me semble normal.
Pour les œuvres d'art et du savoir, le DRM est exclu. En contrepartie d’autres voies de distribution, format de fichier, TVA, droit d'exploitation etc… doivent être explorées et mis à la disposition d’un nouveau type d’éditeurs ,de producteurs (ils existent peut être déjà mais n’ont comme outils que ceux qu’offre le Marché). Très franchement ce n’est pas très difficile.
On peut dans ce cadre tendre vers l’état d’esprit de l’article 27 et satisfaire les auteurs et les acquéreurs.

mardi 9 décembre 2008

Une application tierce pour PRS505...à condition de

Je trouvais l'idée intéressante, pouvoir personnaliser un peu mon PRS505.
http://code.google.com/p/prscustomizer/downloads/list
Seulement je n'ai pas pu tester correctement, je pensais qu'il suffisait d'être brancher via l'USB, mais c'est un peu plus compliqué, il faut une carte SD et j'en ai plus je l'ai laissée dans une PSP offerte à un neveu.
Si pour vous ça fonctionne faites moi signe.

lundi 8 décembre 2008

Le JDD et l'E-Book

Ça doit être un truc de journaliste , citer J-L Borges et sa Bibliothèque de Babel pour parler des e-readers (l'article de Carlos Gomez pour le JDD)
Ça doit être un truc français de dire : C'est bien mais je n'achète pas (le commentaire d'un lecteur de l'article en référence).
J'ai vécu la même chose avec les Apple II importé par Sonotec, avant qu'Apple France ne soit créée par Gassé.
Ça doit être un truc du marketing, et pas d'entrepreneur, de ne pas vouloir casser la baraque en proposant un véritable hiatus entre le papier et le numérique. C'est à dire de proposer des e-books ou livrels et non des e-codex.
Ç'est plus facile c'est sûr de faire une communication "quantitative" plutôt que "qualitative" sur le e-reader : 200 bouquins en mémoire, 100 classiques gratos, 7 jours d'autonomie etc.. VS Vous avez un cerveau servez-vous en ! Réapprenez à lire, voire et écouter, rêver et voyager.
Le slogan est sûrement nul à chier mais au moins quand on dira : votre truc c'est trop cher!
On pourra toujours demander à combien notre interlocuteur évalue son cerveau.
C'est plus facile de faire un comparatif (un article de Shiny Shiny) sur les seules spécifités techniques, sans explorer les usages et comportements.
Exemple le lecteur MP3 du PRS 505 est une catastrophe (gestion de la play list, temps de réponse lecture pause, ergonomie des fonctions ) c'est comment sur le Cybook ?
Je télécharge un PDF sur Gallica, il est restitué comment sur les différents e-readers ?
Evidemment ça demande du temps et de l'argent mais si on veut faire avancer le e-codex il faut arrêter de bricoler de se faire plaisir.
Le PRS et autres supports du même type ne sont aps des ardoises magiques, des jeux, ce sont des outils culturels. Leur concurrent s'appellent le livre, c'est pas rien.

vendredi 5 décembre 2008

E-BOOK Des chiffres, un peu

MAJ le 6/12/2008

Via Actualitté et le Wall Street Journal nous avons quelques chiffres sur la vente des e-readers de Sony : 300 00 unités depuis octobre 2006. En mars 2008 les chiffres étaient de 100 000 an. Soit un doublement, 200 000 unité an, pour le PRS505, c'est bien mais Amazon fait bcp mieux avec 250 000 unité an.
Un ponte de la société niponne estime que la connexion sans fil, qui différencie les deux machines (le PRS 700 ayant un clavier virtuel maintenant) n'est pas si utile.
Eh bien on peut en déduire que chez Sony le cloisonnement est toujours de rigueur.
Si le téléchargement d'un ouvrage via un PC, pour les MAC on s'en fout n'est-ce pas , n'est pas vraiment une contrainte, difficile par contre d'accéder par ce mode aux titres de presse et aux fils d'actualité.
OYE OYE LE PRS EST ET NE SERA QU'UN LECTEUR DE LIVRES.... QU'ON SE LE DISE. Et le service marketing vise le nomade qui reste près de son PC ;-))
KOTKOT avance d'autres chiffres: 850 PRS505 en stock à la FNAC début novembre, avec 1 vente par jour pour une FNAC de province. Bookeen fait mieux sûrement, l'exclusivité a ses limites.
Du côté du contenu livresque US on atteindrait les 100 000 ouvrages à la fin de l'année sur le site de SONY, c'est pas mal. C'est même plutôt une bonne nouvelle.
Chez nous là où pas grand chose se passe, La Fnac nous propose un peu moins de 3 000 ouvrages et Le Divan, la grande réponse de Gallimard à Hachette, 32.
On a le vertige.
Heureusement il y a Gallica. Mais en fait tout ça on s'en fout, ou presque.
Sans concurrence le marché hexagonal ne pourra décoller.
Bookeen doit être sous capitalisé, Nemoptic se fout du livre électronique et 4 D Concept ne vise pas le BtoC.
Il faut donc attendre 2009, voir si Amazon débarque sur notre territoire et si les opérateurs téléphonique (Orange, SFR, Bouygues ???) se lanceront sur le marché. Si non tout cela restera bien confidentiel et ce n’est pas bon pour mes ventes :-(

Quant à l'émoi suscité par la Nitendo DS ou l'Iphone, c'est n'importe quoi.
On bafoue nos yeux, notre intellect et l’œuvre d’un auteur.
Tout est bon pour faire du fric. Jean Ferrat avait refusé lors de la sortie d’une compile à la con promue à coup de millions de voir ses chansons « mélangées » avec celles d’autres « artistes ». Il a raison on ne doit pas faire n’importe quoi, juste pour de l’argent.
La Bible sur l’Iphone c’est à vous dégoûter. Quel plaisir sur la Pléiade, quelle galère en format poche sur 2 colonnes.

PS : Le mec de chez Stanza m'a demandé si j'étais à Paris, j'ai dit oui et prêt à le rencontrer, depuis plus de nouvelle. Bizarre (je ne suis pas incohérent avec les lignes ci-dessus je n’ai pas l’intention de porter mes guides sur l’Iphone, mais Stanza ira forcément sur d’autres supports)

jeudi 4 décembre 2008

Au diable la veuve et l'orpheline

Au diable la veuve et l'orpheline, je ne suis pas Zorro. Et pour une meilleure "ergonomie" sur le PRS505 j'ai, page par page, supprimer cette option par défaut, dans Word, qui générait un voir deux sauts de lignes en fin de page. Ce blanc était trop important à mon avis, presque 10 % du nombre de lignes avec un Garamond 14 en normal et 15 en italique. Pourquoi 15 en italique ? C'est moins fatigant il me semble. Tout ça c'est vraiment bcp de travail.

lundi 1 décembre 2008

E-book et Bibliothèque de Babel

Revenons sur cette hypothèse du Figaro : Le PRS505 bibliothèque de Babel. Conformément au bon sens bibliothécaire, pendant la crise j’emprunte. Direction la B_B_B du Point du jour, et séance de lecture de La bibliothèque de Babel de Borges (la B_B_B). La nouvelle de l’auteur argentin a été écrite en 1941, c’est à dire avant-hier. Une histoire à dormir debout, d’ailleurs il existe un cabinet à cet usage, matrice de réflexions qui germent si non à chaque ligne du moins à chaque paragraphe. Il y a de quoi écrire des pages, mais arrêtons nous sur une phrase pour une réflexion à chaud : « Ils étaient habités par le délire de conquérir les livres chimériques de l’Hexagone (un espace de stockage à l’infini dupliqué) cramoisi : livres de format réduit (comme ceux d’Aldus ?) tout-puissants, illustrés et magiques. » Le but ultime de la création littéraire, but ultime d’une bibliothèque.
Petite précision chaque livre est composable avec 25 caractères au plus, dont 22 lettres, un point, une virgule et un espace.
Si toutes les idées du monde, thèses et antithèses, sont exprimables avec cet alphabet, il manque pour les illustrer ou les reformuler par un raccourci, l’infinité du point. Celle-ci donne naissance à la ligne, au dessin et par extension vincienne à la lettre, et à la note.
Si la base proposée n’est pas la bonne, l’homme moderne, l’ingénieur, animé du même délire (ivresse ?) nous en propose une autre le 0 et le 1.
Ce n’est pas magique mais l’un des items, à savoir un format réduit, est effectivement atteint. Nos salles hexagonales cramoisies ont pris un coup de jeune. Elles ce sont transformées en ferme de micro-ordinateurs, espace fini susceptible d’emmagasiner toute production passée, présente et à venir (Google-Livres), notre ouvrage n’est plus qu’un « grain de sable » sur une puce de silicium du PRS 505. Le reader n’est pas la bibliothèque mais « une étagère pluggable et unpluggable » au format de poche. Il peut être effectivement demain, dans 10 ans, dans un siècle, un espace de stockage surdimensionné au regard de la production des cerveaux humains. Mais son ergonomie et sa convivialité seront toujours dépendantes de notre cerveau, œil et doigts qui ne devraient pas vraiment variés d’ici là.
L’illustration, sonore ou imagée ne pose plus problème, l’hypermédia résout l’item second. Il reste des progrès à faire certes, mais l’ingénieur sait répondre aux aspirations des auteurs à condition qu’il soit à leur écoute.
Ces sauts quantitatifs et qualitatifs sont-ils suffisants pour atteindre à la toute-puissance ? Evidemment non, cette dernière est du ressort du Verbe ou de l’atome (il faut choisir son camp). Elle est la primitive création et l’ultime destruction, le reste n’est qu’ersatz.
La lettre est impuissante à restituer ne serait-ce que l’univers de la pensée de son auteur, la force de sa parole. L’interprétation du lecteur est un filtre incontrôlable qui appauvrit plus qu’il n’enrichit ses mots (Un livre sans lecteur est-il plus puissant qu’un livre lu ? Puissance en puissance ?) Notre troisième item est inaccessible.
Le dernier à savoir la magie est imposture. Elle nous éloigne de la vérité, triste performance livresque, qu’il est préférable de cacher et laisser au cinéma à la photo.
Fol espoir donc que cette bibliothèque Borgésienne par la seule « existence » de l’Hexagone cramoisi. Sa particule élémentaire, le livre, se heurte au seul item de création pure, la toute-puissance. La création littéraire n’étant que l’un de ses satellites, conçu par l’idée, guidée par l’apprentissage. Et l’on voit bien que l’E-book malgré ses béquilles technologiques ne nous permet d’atteindre que 2 des 4 items requis. Il ne peut en aucun cas devenir la chimère de Borges, l’ingénieur plie devant l’écrivain de Mar del Plata.

samedi 29 novembre 2008

La bonne idée du New York Times

Qui a lu ou vu "Chambre avec vue" ? Une histoire d'amour avec pour toile de fond Florence et la Toscane. Le New Yor Times revisite la ville des bords de l'Arne avec cet ouvrage, écrit il ya septante-cinq années, en guise de fil conducteur.
Swap your guide.
Bonne idée, mais pourquoi ne pas allez plus loin dans la démarche ? Se laisser guider par Léonard, Michel-Ange. Combien pèsent les lignes d'un écrivain romantique anglo-saxon face à celles de ceux qui ont tant fait pour leur cité, leur région ? J'ai envie d'écrire rien.
Les Guides MAF sont "fabriqués" avant tout avec les écrits du Vinci, les poèmes du Divin et Dante souvent entre dans la dance, c'est du lourd.
E.M Forster au chapitre 2 ( je n'ai pas lu le livre mais j'ai vu le film : barbant) nous enjoint de visiter Santa Croce sans notre Baedeker. C'est idiot.
Nos émotions seront d'autant plus fortes que notre savoir sera riche.
Riche d' histoires avec un grand ou un petit h.
Riche d'anecdotes, des réflexions des grands qui nous ont précédés.
Riche d'une musique composée pour la consécration d'un Dôme, un carnaval, une bataille etc.
C'est nouveau, c'est moderne, c'est je crois ce que vont aimer les auteurs, une approche hypermédia.

http://travel.nytimes.com/2008/11/30/travel/30Florence.html?th&emc=th

jeudi 27 novembre 2008

E-Book à moins de 200 $

Un livrel à moins de 200 $ (ht) c'est aux US sur http://www.newegg.com/Product/Product.aspx?Item=N82E16858723001.
Le fabricant qui bundle son matériel avec les guides Fodor, frappe le premier.
La valeur, dans tous les sens du terme, du "conteneur" N&B ne cessera de décroître en attendant son remplacement par la couleur ou/et des doubles pages. J'aimerai pas être fabriquant ou importateur ;-)

Source : Teleread

PS : Le Figaro ce jour nous propose dans un supplément techno, un gadget ludo-éducatif : le PRS505 avec pour illustration un extrait de l'Alamanach des petites filles modernes. J'ai cherché le titre en version numérique sur le site de la FNAC, rien.
C'est un peu n'importe quoi. Pour le commentaire Il faut sûrement avoir lu Borges pour tout comprendre, ce qui n'est pas mon cas , et je le regrette :"Bibliothèque de Babel : Plus de 160 livres dans une ardoise de 260 grammes. Voilà résumé l'intérêt de ce nouveau gadget ludo-éducatif signé Sony qui dispose d'une belle autonomie (6800 pages lues) avant que le marchand de sable ne passe. De quoi lire des livres piochés à la Fnac et partout sur Internet pendant 4 mois… Un long voyage. L'encre est monochrome pour reposer les yeux et, comme un vrai livre, il est possible de marquer les pages pour y revenir facilement en appuyant sur un bouton de raccourci. Sony eReader PRS-505. 299€"

mercredi 26 novembre 2008

Chapitre se met aux e-books

Chapitre.com, filiale de la Fnac, se met aux e-books avec....Bookeen. Je serais Sony je me sentirais un peu cocu. Mais bon les affaires sont les affaires, comme on disait avant la crise.

mardi 25 novembre 2008

E-reader et people


C'est dans Voici, c'est épatant...enfin presque.
Enfin presque, parce que la ou le journaliste nous fait miroiter la possibilité de passer la sainte Catherine avec l'Œuvre au noir de Yourcenar, par exemple (il ou elle nous dit qu’est disponible l’intégralité des oeuvres de la Dame), eh bien ça… c'est un gros mensonge, et c'est très con.
Enfin presque parce que le texte affiché sur l'écran est en anglais, et que j’en ai marre de cette hégémonie américaine dans le numérique. Mais ce n’est pas près de changer, à l’exemple des chiffres fournis par le Projet Gutenberg sur la numérisation des ouvrages libres de droit : 30 000 dont 23 000 en anglais et 1319 en français. Consolation nous sommes au second rang.

mercredi 19 novembre 2008

Stanza, réactivité 100%

Je me posais des questions quant au portage des Guides MAF sur iPhone. N'ayant pas la bête sous la main j'ai pris la version d'évaluation de Stanza pour Windows et lu mes fichiers PDF avec images, musique et vidéo. Résultat : à l'écran seul le texte est apparu. J'ai envoyé un message à Stanza pour leur demander s'ils comptaient faire quelque chose pour le richmédia. A 99 % ce genre de message va "aux poubelles".
Eh bien pas chez Lexcycle, le concepteur du logiciel. Ils ont répondu, les images passent sur iPhone paraît-il, et me proposent même un RDV en France pour leur expliquer ce que je souhaite. Je me suis empressé d'accepter.
J'avais tenter le même genre de démarche avec Adobe pour une "lecture" des images en mode "contextuel " (l'image resterait bloquée en face du texte qui s'y réfère ou serait affichable à tout moment). Fin de non recevoir évidemment.
C'est clair nous sommes en face d'approches totalement différentes. D'un côté l'ouverture, de l'autre le syndrôme du NIH (Not Invented Here). Et chacun, ô vous lecteurs, d'avoir en mémoire des noms, des anecdotes à mettre sur cet acronyme.
Pour Stanza c'est promis je vous tiens informés.

mardi 18 novembre 2008

A voir

A voir ce jour la pub Sony pour le PRS505 sur Liberation.fr. Il manque le Kindle d'Amazon sur notre territoire et on pourra enfin se dire que c'est gagné.

Mise en pages pour e-books

Ayant bcp de difficultés à faire connaître mon travail, je cherchais une idée. Ce sont les moteurs de recherche de fichiers PDF gratuits qui m'ont en quelque sorte convaincu d'écrire un chapitre spécifique aux guides sur Léonard. Deux mois de sa vie en Romagne et dans les Marches. Ce pose alors le choix du reader.
FeedBook écrit sur son blog qu'ils mettent en page un texte à la volée en fonction du support. Je veux bien les croire, mais cela me semble impossible pour le type d'ouvrage que je fabrique. Ma mise en page est artisanale et le restera sûrement longtemps. Cela est dû au rapport entre le « poids » d’une image, d’une icône, d’un commentaire (son importance dans le contexte) et la taille de l’écran. Sur un écran 6’’, tel celui du PRS, il est pratiquement impossible d’entourer une illustration pour une qualité de lecture acceptable. Elle sera donc proposée soit en mode pleine page, ou demi-page. Je force aussi parfois le mode paysage, pour une image ou un texte sur deux colonnes. Sur des écrans plus grands, l’Iliad par exemple, je reviens plus facilement à l’entourage d’une image : c’est un choix « humain » au coup par coup (j'ai donc deux versions + l'originale en couleurs (les textes sont aussi en couleurs). C'est galère.
Un autre problème survient aussi avec la musique. Pour palier à la « miss conception » du mode hypermédia des readers, j’ai nommé les fichiers MP3 selon la norme ID3V1 avec le titre de l’ouvrage, le titre du morceau et la page. Ce n’est pas très convivial mais ça fonctionne sur le PRS et la dizaine de lecteurs qui ont testé s’est adaptée visiblement. Pour les autres livrels je ne sais pas, mais je présume que la structure diffère un peu. En fait il me semble difficile au jour d’aujourd’hui, comme disent les commerciaux, d’automatiser un tel processus de fabrication. J’ai donc choisi de fournir pour noël un fichier PDF conçu uniquement pour le PRS et j’avoue que l’idée d’un moteur juste pour le reader de Sony m’est passée par la tête, mais j’ai pas vraiment envie de m’éloigner du Vinci et de M-A. S’il y a des amateurs n’hésitez pas.

dimanche 16 novembre 2008

From Fleming with love

Qui na pas rêvé un jour d'être Bond, James Bond ( je parle aux hommes) ? En voyant le dernier "bondle" du PRS (ils attendent quoi en France pour ce type de promo...avec les Guides MAF il s'entend) on touche presque au but. J'ai pas encore vu Quantum of Solace mais si 007 tiens ne serait-ce que 10 seconde un e-reader dans la main, j'arrête le Martini et je me mets à la lecture.

samedi 15 novembre 2008

E-Books et stats

Depuis qu'Aldus nous a abandonné, je vais sur Teleread lire les news d'Asie ou des US (je suis pas le seul au regard des autres blogs qui en usent et en abusent ;-).
Une stat ce matin : "Worldwide e-book display shipments are expected to reach one million units this year, 3.6 million units in 2009 and rise to 18.3 million units in 2012, according to predictions by iSuppli. " pas besoin de traduire. Seulement ça manque singulièrement de précision. Je suis allé sur le site de iSuppli, j'ai rien trouvé. Si vous en savez plus commentez SVP, les bonnes nouvelles sont rares.

lundi 10 novembre 2008

L'art total (Opéra et e-books)

Chimère ou réalité ? L'art total anime ou animait nombre d'artistes, Wagner et Philip Glass entre autres. L'opéra est à première vue une scène extraordinaire pour tendre vers cette écriture où "tous" les arts et les techniques sont mis à contribution pour porter l'oeuvre. Le NYT, déjà cité pour la nécrologie de Bo Didley, semble avoir été séduit par la "réécriture" d'un vieil opéra : La Damnation de Faust de Berlioz. Les extraits multimédia proposés, notamment la vidéo, font naître un sentiment de frustration pour le povre français que je suis fabriquant de guide. J'ai hésité pour le Tristan et Isold mis en vidéo par Bill Viola (il reste des places à 136 et 196 €, vraiment trop cher pour moi), alors vous pensez bien que pour le Faust.... Je me contenterai des vidéos si les producteurs ont la bonne idée de... pour gommer ma première frustration.
Revenons au Faust et à ma seconde frustration. Nous avons là à notre disposition : la poésie du livret, la musique, la dance (le 6ème art ?) ajoutée par le metteur en scène, la vidéo (7ème art et 1/2 ?) à qui incombe plusieurs fonctions : décors, narration, focus.
Difficile d'aller plus loin à la seule lecture de l'article hypermédia, mais il est évident que l'approche hypermédia déjà citée, voir mon autre blog pour plus de précisions, est parallèle à ce type de "d'écriture".
La technologie e-ink ne nous permet pas aujourd'hui d'inclure des vidéos mais demain oui (2012 ?). Je pourrai donc avec Eisenstein, par exemple, vous initier au "léonardesque" russe. Mais on touche là aux limites du support, c'est évidemment pareil avec mon écran de MAC.
Je serai devant mon e-reader comme Donatello devant le Zuccone, criant : mais parle, parle donc (la voix off n'y change rien)... L'opréa est un art vivant, et cette dimension transcendante me semble hors d'atteinte pour l'écriture, les arts plastiques, le cinéma (un art de la triche).
Wagner avait raison ! L'opéra est mieux adapté à l'art total, et quand je serai grand j'en écrirai un :-)))
En attendant : http://www.nytimes.com/2008/11/10/arts/music/10faus.html?ref=music

jeudi 6 novembre 2008

E-Books, Kindle, PRS505 et Google Insight

Pour ceux qui aiment les stats et les livrels, je vous conseille Google Insight. Je me suis amusé à comparer les "courbes de requêtes" sur les 3 mots clés : E-books, Kindle et PRS505. Sans surprise c'est "Kindle" qui Worldwide ou USA crève les plafonds avec des pointes initiés par des articles dans la presse allemande par exemple. Pour la France je pensais voir un redressement du PRS505, mais non elle est flat de chez flat, et c'est encore le Kindle qui intéresse les internautes. J'ai changé PRS505 par E-reader et PRS700, mais rien n'y fait ;-). Je ne suis pas consultant mais il me semble qu'un Lorenzo Soccavo aurait du grain à moudre avec ce type d'outil. Quant aux services de marketing de Sony va falloir faire quelque chose avant que le Kindle débarque dans l'Hexagone.
Pour le moment l'outil est accessible à tous profitez-en.

Sur ActuaLitté

"À Hong Kong hier, le sort des ebooks a été réglé une fois pour toutes, au sein de la Clement House ; la directrice de HarperCollins Angleterre, Victoria Barnsley a déclaré à l'assistance : « Le livre électronique a un réel futur, qui offre d'innombrables possibilités pour les ouvrages non fictionnels, autant que pour l'écriture créative. »"

L'ECRITURE CREATIVE POUR DES OUVRAGRES NON FICTIONNELS

C'est ce que sont les GUIDES MAF pas besoin d'aller à HONG KONG, pour écouter une ANGLAISE !

C'est en FRANCE que ça se passe et ça existe déjà mais nul n'est prophète en son pays visiblement.

lundi 3 novembre 2008

La culture "e-book" chez Auchan


La culture "e-book" chez Auchan c'est: proposer des ouvrages papier libres de droit à plus de 20 francs. Ggonflés les mecs, distributeur et éditeur confondus, seulement ils nous offrent l'opportunité de petits calculs. En acquérant les 20 titres vous payez 70 € soit un peu plus de 20% de votre e-reader. Pour un retour sur investissement il faut lire 86 ouvrages. Si vous lisez un livre par mois il vous faut 4 ans pour rentrer dans vos frais. D'ici là il sera obsolète évidemment, voir HS. Si le livrel passe en plusieurs mains, notamment celles enfants, le processus s'accélère mais sans s'emballer. Rapidement, même en acquérant des livres « gratuitement » le ROI est un doux rêve. Notre fibre écolo peut peut-être acceptée de dépenser quelques sous pour préserver nos forêts mais la preuve n’est pas encore faite, et j’ai bien peur que…(j’ai demandé à une nièce qui est dans la partie de voir ce qu’elle peut faire pour éclairer nos lanternes, attendons). Conclusion face au papier le livrel en son état est un bel objet destiné à ceux qui ne comptent pas. Pour atteindre les autres, l’immense majorité des lecteurs, il faut soit baisser les prix d’un facteur 2 ou 3 ou promouvoir un autre type d’ouvrage, impossible à concevoir sur le papier. Vous savez de quoi je veux parler. Les deux ça serait top mais là il faut croire au père noël.

jeudi 30 octobre 2008

Salon du livre 2009, déjà

Le CP : "Le secteur « Lectures de Dem@in » et l’organisation d’assises numériques.Le Salon du Livre, vitrine grand public et professionnelle de l’édition française, anticipe les mutations et consacre, près de 1 200 m2 à la lecture numérique. Situé à côté de l’espace « Métiers du livre », ce nouveau secteur développe ainsi une offre commerciale pertinente et valorisante pour l’ensemble de la chaîne graphique. A noter, l’organisation par le Syndicat national de l’édition d’assises numériques, le mardi 17 mars, sur le Salon."
Pourquoi lectures de demain et pas d'aujourd'hui, pourquoi ne pas dire du papier : lectures d'hier ;-)
http://www.salondulivreparis.com/

mercredi 29 octobre 2008

J'en ai rêvé, ECTACO, l'a fait.

"The inclusion of the Fodor's Travel Guide in one of the world's most popular e-book readers makes the ECTACO jetBook the one device no traveler should ever be without."
Je ne connaissais pas cette marque de reader, mais ils ont réalisé ce dont je rêvais : un bundle Guide/reader.
Vous imaginez le PRS700 avec la Toscane de Léonard ou celle de Michel-Ange ( si vous connaissez de meilleur guides que ces deux là faites-moi signe)pour vos vacances en Italie ? Non ! Car en France les grands, Sony en l'occurence, ne parlent pas aux petits (Les Guides MAF) même si leur produit sont plus intéressants que ceux des grands du même secteur, Hachette par exemple ;-). On n'aime pas le risque...de surprendre le marché.
http://www.jetbook.net/

samedi 25 octobre 2008

Marc Levy et le PRS500 à la FNAC et les e-books


Marc Levy ne s'est pas arrêté devant les PLV SONY de la FNAC Ternes en ce samedi après-midi ;-( Trop occupé, sûrement, à fournir quelques anecdotes sur les décors d'Apostrophes aux deux superbes personnes de sexe féminin qui l'accompagnait. Le poids lourd de l'édition française a snobé les 250 grammes du PRS505. Pourtant les Nippons ont sorti le grand jeu : vidéo de démonstration, super packaging et machine en démo. De son côté la FNAC lance de temps en temps un petit message de pub invitant le chaland à découvrir la bête. Seul Hachette semble ne pas être à la hauteur, Aldus avait raison il faut "se justifier", en tout cas pour les e-books en démos. C'est pas pro. Pour ma part je passe des heures et des heures à suer sang et eau sur une mise en page spécifique au 505 et le comportement erratique de Word pour les sauts de page et les tableaux ne m'aide guère. J'ai abandonné le paragraphe réparti aux côtés des images pour revenir à un tableau systématiquement centré avec un texte justifié au-dessus ou en dessous. Alors quand il s'agit seulement de mots les uns à la suite des autres faut pas pousser. Si l'on veut disqualifier le e-book au regard du papier on ne s'y prendrait pas autrement.
PS : Mon épouse pour sa part est allé chez Surcouf voir le Cybook. Commentaire : "La démo de "l'ardoise" avec des ouvrages en anglais c'est vraiement top ....pour ne pas donner envie d'acheter." Je partage son opinion.

vendredi 24 octobre 2008

Journaliste, valeur ajoutée=0

Comme vous j'ai lu les articles des journalistes sur la sortie du PRS505 dans différents canards. Consternation, à croire que c'est Sony qui les rédige (le pompon c'est le comparatif du Kindle avec le PRS sur le Nouvel Observateur). Une exception le Quotidien du médecin (il en existe peut être d’autres mais pas sûr). M-F de Pange a poussé la porte d'un éditeur médical et de 4D Concept pour se fendre de quelques lignes sur DR1000 d'Irex et la e-lecture. 

Je ne comprends pas pourquoi on s’attache seulement aux 2000 ouvrages d’Hachette alors que Gallica nous en propose au moins une dizaine de millier gratuitement ou presque (faut bien payer le FAI et le micro).

En cas de crise le meilleur conseil : Empruntez.

Empruntez pour vous achetez un E-reader et télécharger des e-book par milliers. Avant de les avoir tous lus la crise sera passée ;-)

mardi 21 octobre 2008

Plan Numérique 2012 et le E-book

Je vous donne tel que les propositions du gouvernement pour le e-book :

"2.5 Sécuriser la diffusion de l’écrit et le développement de la presse.
Les échanges occasionnés par les Assises ont pu confirmer l’inquiétude des métiers de l’écrit relativement à l’avènement de l’économie numérique. Si aujourd’hui la plupart d’entre elles on transformé l’Internet en opportunité de rénover leurs méthodes et leurs moyens de distribution (par exemple, la presse scientifique s’est très largement développée sur les nouveaux réseaux), l’exemple de la musique, dont les ventes ont été minées par le développement du piratage, fait craindre l’arrivée d’une nouvelle génération d’écrans de lecture, capable d’offrir un confort comparable au format papier.
Plusieurs problèmes se posent aux industries de l’écrit, qui devront être résolus simultanément. 
Premièrement, il faudra développer des moyens de traçage et de protection des contenus écrits plus efficaces que ceux qui ont prévalu pour la musique. En parallèle, les moyens efficaces de diffusion des contenus écrits doivent être inventés pour transformer la technologie en véritable opportunité de développement de ce marché.
Le rapport sur le livre numérique remis à la ministre de la Culture en juin 2008 recense les défis à relever pour bâtir cet écosystème de publication numérique. Il plaide notamment en faveur de DRM interopérables, qui sont une condition de fond pour fédérer les approches de distribution et de protection.
Issues de ce rapport, les quatre propositions suivantes font l’objet de deux groupes de travail installés en juillet 2008 par le Conseil du Livre :

Action n°52 : Organiser une réflexion interprofessionnelle pour définir les conditions d’une interopérabilité des contenus numériques (formats et gestion de droits).
Promouvoir notamment le partage des métadonnées descriptives des ouvrages numériques, en vue de l’établissement d’une base unique d’identifiants des oeuvres.

Action n°53 : Engager une réflexion collective pour définir les mécanismes de régulation de marché et notamment proposer des règles communes de fixation des prix.

Action n°54 : Engager au niveau européen une réflexion portant sur l’extension au livre numérique du taux de TVA réduit d’ores et déjà applicable au support physique.
Les bibliothèques et médiathèques sont des lieux d’apprentissage et de partage de l’information. L’accès au numérique doit leur être largement facilité, par des offres variées et complètes à des tarifs non prohibitifs. Une évolution vers une plate-forme unifiée permettrait
aux bibliothèques d’élargir et de simplifier l’offre de contenus numériques présentés à leurs publics.

Action n°55 : Améliorer les conditions d’accès, de diffusion et de conservation des contenus numériques à l’usage des bibliothèques publiques, dans le cadre de l’élaboration d’un Schéma numérique des bibliothèques par le Conseil du livre, à l’usage des bibliothèques publiques, en s’inspirant par exemple de l’initiative allemande de centralisation des plates-formes d’achat de contenus."

A chaud je suis très dubitatif. En attendant je vais continuer à travailler pour tenter de séduire le marché avec mes e-codex. C'est certainement pas l'Etat qui m'y aidera ;-)

Le Da Vinci Tour avec un E-book

Dans le Figaro de ce jour un article sur le Millénium tour. Les Suédois se lancent sur les traces de Blomkvist, bon courage. En référence la ou le  journaliste, Camille Neveux, nous parle du Da Vinci (code) tour inspiré par le roman de Brown. On a vu effectivement ces hordes de touristes incultes se précipiter  derrière le parapluie d'un guide, à Londres ou Paris, qui aujourd'hui attend le client et la nouvelle mouture de Dan, fan d'Aerosmith.  
Le plus célèbre de ces tours se déroule au  mois de juin à Dublin. Le Bloomsday réunit chaque année, depuis des lustres, des centaines de personnes pour suivre le périple du héros de Joyce. 
Les Guides MAF sont, pour partie, nés de ce Bloomsday. J'étais fasciné par cet engouement et j'espère un jour voir à la Sorbonne une personne avec son e-book lire les pages dédiées aux maîtres de la scolastique qui inspirèrent Léonard, le Da Vinci Tour, le vrai.

lundi 20 octobre 2008

l'hypermédia c'est quoi ?

L'hypermédia est d'abord une lecture. 

D'un côté vous avez un ouvrage sur la musique vénitienne édité pour  « Que  Sais-je ? ». On laisse tomber  pour le moment Monteverdi, Vivaldi et Goldoni « sur-documentés » pour nous focaliser sur les rites religieux de St Marc entre le Moyen-âge et la Renaissance. Au tournant d’une page l'auteur, Nanie Bridgman, attire notre attention sur les réflexions de Philippe de Commynes, ambassadeur français  visitant la sérénissime en 1490 (si on a gagné à Marignan c’est grâce aux vénitiens, je ferme la parenthèse). Ces mêmes réflexions sont déjà l’objet d’un commentaire par John Ruskin en 1845 «  ….et où le service de Dieu est le plus sollepuellement faict… » dans son ouvrage les Pierres de Venise lu par Proust en cette même basilique. Excusez  du peu.

L’auteur hypermédia trouve là tout son matériel.

Il nous amène à St Marc avec Proust en tête pour la référence intellectuelle, prend un cliché extérieur de la basilique, comme tout le monde, abandonne pour le moment la Pala d’ Oro et les mosaïques pour un prise de vue  des orgues signalés dès 1318, nous offre le texte de Ruskin lu par Proust, et en voix off, avant de lancer  la musique de Francesco d’Ana qui émerveilla Commynes, propose le texte de  celui-ci cité plus haut. 

Vous vivez ainsi une expérience unique. 

C'est aussi simple...sauf que la musique n'existe peut être pas, alors il faut trouver des fonds pour la produire. Et les fonds c'est ce qui manque. 

Si un mécène est intéressé qu'il n'hésite pas , demain les e-codex seront la norme ;-)

PS: pour un roman ce n'est guère différent, c'est même plus simple. Comme au cinéma inutile de s'embarasser d'une musique  d'époque, une ambiance musicale fera l'affaire. Sauf pour Djian qui aime à citer les morceaux qui lui plaisent : Home des Talkings Heads par exemple.

samedi 18 octobre 2008

Hypermedia, killing application des E-books

Comment se faire entendre quand la planète est sourde ? Je pensais qu’il suffisait de parler juste avant de parler fort (Manifeste hypermédia). Je pensais qu’il suffisait de s’adresser à la sensibilité du lecteur, à son intelligence, pour qu’il comprenne que nous étions à l’aube d’une nouvelle renaissance (période marquée par le foisonnement des arts et le décloisonnement des esprits). Que nenni ! Qu’il soit doté d’un Il phone (de temps en temps) ou d’un e-reader le mec branché et plein aux as, tant pis pour les filles,  se contente d’une simple translation du monde papier (avec parfois une perte de qualité merci RV) saupoudrée d’une intelligence tactile (slogan de Samsung) qui m’échappe (les pubards continuent à nous prendre pour des cons). Non, notre lecteur branché  accepte n’importe quoi au nom de la techno pour rester branché. Les autres, la très grande majorité d’entre nous, sont dans une position de refus systématique aux motifs divers (argent, couleurs, odeurs,  touché, culture) reflet d’une doxa qui de toutes façons marque nos sociétés depuis la nuit des temps.  Ni les uns ni les autres n’adoptent une position critique, cartésienne, et se pose une question : que m’apporte cette technologie. Rien !

Rien si les auteurs ne s’accaparent pas ce nouveau support et ne fassent plier les ingénieurs. Souvent je cite Dante qui nous invite dans sa Divine comédie à écouter les Psaumes, souvent je cite Guillaume Dufay et la consécration du Dôme de Florence, je peux y ajouter les Estoires de Venise par Canal, je peux y ajouter Giotto etc. Mes compétences s’inscrivant entre les débuts du 15ème siècle et n’allant pas au-delà de 1569, année de la mort de M-A, je vous laisse le soin de trouver d’autres exemples où images, animées ou non,  textes et musiques se mélangent aux mots pour former le socle de la culture.

S’enthousiasmer pour un écran tactile ou couleur, une connexion WiFi, un format e-pub, ou une nouvelle version d’ADE (écrite en Flash mais n’est pas foutue de lire un fichier MP3) c’est se faire le complice d’un industriel et non défendre la culture du livre qui avant d’être un support est une œuvre. Il ne viendrait à l’esprit de personne de tresser des louanges de  la nouvelle version d’une  machine d’imprimerie. La techno nous aveugle. 

Les éditeurs ont raison. Il n’y a aucune raison pour le moment de supporter un support sans valeur ajoutée. Et cette dernière n’est point une valeur économique, mais culturelle, elle a pour nom hypermédia et pour objectif : une nouvelle écriture.

mardi 14 octobre 2008

Du primat de la presse pour le e-book

Télématin ce jour se fend d’une chronique sur le livre électronique. Rien de vraiment passionnant mais le service de presse de Sony fait correctement son boulot. On en  parle du e-book, on en cause du livrel… avant d’en vendre peut-être. C’est bon pour Bookeen, c’est bon pour le PRS, mais quid du contenu ? Nous sommes dans une phase d’évangélisation où le hard prend le pas sur le soft, ou l’e-book semble pour le suspect plus important que l’e-codex, ou l’ingénieur dicte sa loi à l’auteur. Combien de temps cela va-t-il durer ? Quelques mois ou quelques décennies ?

Vous connaissez mon engouement pour l’hypermédia sur les livrels, et celui-ci est partagé non par les éditeurs de livres, mais par la presse. La meilleur page hypermédia qu’il m’ait été donné de lire est la nécrologie de Bo Didley sur le New York Times. 

C’est la presse, en crise, qui pèsera de tout son poids pour obliger l’ingénieur nippon de mettre à sa disposition un support pour une lecture "ubiquitaire" de ses articles hypermédia, et ce quel quelque soit le dit support (PC, netPC, e-book, téléphone etc.). 

Un jour, mais je ne sais pas quand,  vous choisirez votre  e-book en fonction des « titres » hypermédia que celui-ci sera susceptible de vous restituer. C'est arrivé pour les PCs et les Macs, pourquoi pas pour les livrels ?

J’ai lu comme vous les préconisations faites par « Mr Plus » Il dresse  les recettes des journaux qui marchent (plus de graphiques, plus de couleurs, plus de pages etc.) et les préconise pour la presse hexagonale . Cette approche quantitative sur la forme, je laisse le fond à notre Président ;-), a le mérite  de tendre vers l’hypermédia même si tous les ingrédients ne sont pas cités. Et je suis étonné chaque matin, ou presque,  de voir la version PDF du Figaro être plus attrayante, sur la forme, que celle du Monde (je parle des versions non payées, c’est à dire l’intégralité du Fig, et des extraits seulement du Monde). Ces gens là bougent. Alliés aux opérateurs téléphoniques ils construisent notre environnement culturel de demain.

En face les fils d’Aldo font depuis 500 ans le même métier, et ne semblent pas vouloir faire autre-chose. L’avenir ne s’écrira pas avec eux j'en ai bien peur. 

samedi 11 octobre 2008

Le PRS505 au pays des gens du livre II

Le Livrel

+ Première impression : très bel objet ; ça peut sembler futile mais le design c'est toujours important et les pros du marketing le savent. Le poids est celui d'un livre grand format pour la taille d'un boîtier de DVD.

+ Il suffit de quelques minutes pour comprendre l'utilisation et les fonctions disponibles, on retrouve la même navigation que pour un livre papier : on peut "feuilleter" (je n'ai toujours pas trouvé de mot plus approprié), consulter les sommaires/tables des matières, aller directement depuis les sommaires à la page choisie, tourner les pages, marquer les pages… Aller en avant, revenir en arrière, au début ou à la fin, à condition de ne pas être réfractaire aux nouvelles technologies, l'adaptation se fait très vite.

+ Grâce à l'encre électronique, la lecture est agréable, quelque soit la luminosité. Le contraste est même plus doux en plein soleil que pour un livre papier (encre noire sur fond blanc éblouissant). En revanche, dès que l'obscurité tombe, il faut une source de lumière, comme un "vrai livre". La taille du texte est réglable : S, M ou L (comme les fringues !)

+ Afin de s'y retrouver dans cette médiathèque portative, plusieurs solutions pour retrouver un document : par fichier, par auteur (ordre alphabétique), par titre, par date d'ajout, par marque-page… Les musiques et images sont dans des fichiers spécifiques.

+ Chargement des fichiers (texte, musique, image) : facile, comme avec n'importe quelle clé USB

+ Dans le même appareil on peut charger un roman, des dictionnaires et des livres de linguistiques pour s'aider dans la lecture et la traduction (italien par exemple). Un sacré avantage pour les chercheurs, les étudiants ou ceux qui voudraient se lancer dans la lecture en v.o. Sans parler des autres possibilités pour ceux qui doivent se promener avec des dizaines de volumes !

+ Pour les romans : le contenant n'ayant finalement pas tant d'importance (le livre de poche à l'origine n'était-il pas jetable ?), on retrouve vite les réflexes propres au livre papier et on ne se consacre qu'au texte, sans contrainte liée au support, lire comme on veut (assis, couché, debout), où on veut (j'ai hésité à le sortir dans le train quand même, comme ce n'était pas le mien), quand on veut.

+ Pour les documentaires, guides… : idem. Le fait que le livrel soit en noir et blanc n'est ennuyeux que dans le cas des "beaux livres". Sans couleur, le rendu est limité. Mais on a rarement vu un vrai beau livre au format poche. Dans ce cas il n'y a pas de concurrence. Le livre papier est irremplaçable. Toutefois, le livrel reprend l'avantage dans le cas du décloisonnement : lire un texte sur un musicien/chanteur en pouvant écouter son œuvre, lire une critique sur une image en l'ayant sous les yeux…

- Passons maintenant aux bémols, car bémols il y a. Ayant eu la chance de bénéficier de ce prêt pendant plusieurs jours, j'ai pu me rendre compte que l'autonomie laisse à désirer. On nous promettait des jours, mais j'ai l'impression que ça se réduit à des heures. Finalement, c'est comme les téléphones portables, il faut se promener avec le cordon électrique ou avec le raccordement pour ordinateur. Pas évident.

- En fonction du document (photo, dessin, texte manuscrit…) il faut également s'habituer au temps et au mode de rafraîchissement de l'image. Les mots s'effacent pour réapparaître différents : c'est magique ! Mais au début ça fait bizarre.

- Si la possibilité de lire et d'écouter de la musique ou un texte lu donne une nouvelle dimension aux contenus, le fait de devoir quitter sa lecture pour aller rechercher via le menu le morceau souhaité, brise un peu le charme. Mais bon, c'est une gêne qui est remédiable si la prochaine version propose l'écran tactile avec des liens hypertextes.

Pour ma part, je suis plutôt convaincue par le potentiel et les horizons qu'ouvre un tel outil. Cependant, il manque encore quelques détails pour qu'au prix où les livrels sont proposés aujourd'hui, je n'éprouve pas le besoin d'en acheter un dans l'immédiat. J'en veux plus ! En revanche, je vais avoir du mal à le rendre. Car c'est comme tous nouveaux appareils : au début on est sceptique, on ne pense pas en avoir l'utilité, puis la curiosité grandit suivie de près par l'intérêt et finalement la séduction. Alors on résiste, on se contrôle, jusqu'au jour où on se laisse tenter…

vendredi 10 octobre 2008

le PRS505 aux pays des gens du livre

Pendant une dizaine de jours j'ai prêté mon e-reader aux bibliothécaires de mon quartier. En contre-partie je voulais qu'elles me livrent leurs impressions. Voici la première :

"Le livre numérique :
négatif
Non adapté aux gauchers
[ avec l'écran tactil du PRS 700 le problème devrait disparaître à priori ]
En noir et blanc : couleur préférable

positif
Distrayant pendant réunion ennuyeuse
[ c'est pas ce qui manque je présume :-)]
Capacité de stockage de livres ou BD ou images

Mon avis
Pas convaincu d'en avoir besoin dans l'immédiat. Agnès."

jeudi 9 octobre 2008

L'hypermédia pourquoi ?

En me consacrant d’un peu plus près à Savonarole, je suis tombé sur une note de bas de page mentionnant un sermon prononcé par le prieur de San Marco lors de l’inauguration de la Salle des 500 du Palazzo Vecchio. Tempête sous un crâne je n’avais plus qu’une idée en tête : faire écouter en voix off le dit sermon.
Quand vous pénétrez dans cette immense salle du conseil, la première réflexion qui vous vient à l’esprit est : Pourquoi cette grandeur ? On se sent petit, on se sent seul, on aimerait presque voir apparaître le parapluie d’un guide pour touristes pressés de ne rien voir nous tenir compagnie. Je répondrais à notre question dans l’ouvrage de la Toscane de Michel-Ange.
Le second élément est le silence, un peu oppressant. D’un autre côté c’est l’occasion ou jamais de s’enfermer dans une bulle nos écouteurs à l’oreille et de convoqué Jérôme pour entendre ce qu’il avait à nous dire.
Pourquoi en voix off ? Pour reposer le lecteur tout simplement. Je suis conscient de la hardiesse de mes guides, je ressens la même chose en lisant les Guides de l’Art de NG. La lecture fatigue (mais pas l’écriture c’est bizarre). Musique et voix off sont donc, aussi, des instants de repos offerts au touriste en attendant d’être à nouveau confronté, ce n’est peut être pas le bon terme, à Michel-Ange à Léonard.

PS: Merci à I.... qui m'a aidé dans mes recherches du texte original. C'est un service où les bibliothécaires sont particulièrement efficaces. Et mon tocard d'homonyme à la culture de B-B devrait y réfléchir avant de les rabaisser à une fonction de guichetière et magasinière.

MAC c'est pas cool

Ne me demandez pas pourquoi, c’est une mauvaise raison, je suis passé de Windows à MAC. Et là patatras, je n’obtiens pas les mêmes résultats avec mes fichiers PDF pour générer mes e-books (sans DRM, je précise car PDF et DRM ne sont pas synonymes). Après maintes investigations, je me suis rendu compte que Word 2008 pour MAC était bcp moins permissif que ma version 2004 pour Windows. Résultat je me retape toute la mise en page pour traquer les images et les textes en italiques qui sortent des marges personnalisées pour le PRS505. Idem pour l’Iliad sûrement. C’est pas cool. Et le nombre de format des écrans e-ink se multipliant, j’entrevois un nombre de versions de plus en plus difficile à gérer. Ne me parler pas d’E-pub c’est une usine à gaz, et Tim Berners Lee, le co-inventeur du WEB, convenait lui-même que XML est d’une lourdeur à décourager les plus téméraires.

mercredi 8 octobre 2008

Un peu trop tôt, toujours trop tard

Le 6/12 a lieu le Salon des auteurs à Boulogne. Cette manifestation draîne pas mal de monde et je souhaitais y participer. J'ai donc rencontrer les organisatrices pour leur montrer mes ouvrages sur le PRS505. Accueil enthousiaste, réponse négative ci-jointe "Monsieur,
Il nous apparait difficile de promouvoir vos ouvrages sans mettre en place un stand dédié aux livres électroniques.
[il fallait, et je trouvais l'idée bonne, que je trouve un partenaire vendant des PRS, pour séduire un public loin de savoir ce qu'est un livre électronique]
Or, d'une part nous n'avons pas prévu la mise en place d'un tel stand cette année [ben c'est sûr elles ne savaient pas que celà existait, seul Dieu étant omniscient on leur pardonne], d'autre part seul le libraire, qui est notre partenaire commercial, est habilité à vendre les livres sur le salon.
Nous vous remercions de votre compréhension et espérons que votre projet connaîtra le succès que vous attendez.
Bien à vous."

J'en déduis que notre Salon des auteurs, financé en partie par notre argent, est un outil promotionnel du partenaire commercial. C'est pas cool !
Et je pense qu'avec ce petit mot je ne vais pas me faire que des copines, mais je m'en fous.

mardi 7 octobre 2008

Sur Aldus

Voir sur Aldus la vidéo du PRS700 http://aldus2006.typepad.fr/
Clavier virtuel, prises de notes etc... reste que je n'ai pas vu si la navigation est à la hauteur d'un ouvrage hypermédia. Reste aussi à savoir si Sony ouvrira son reader pour des applications tierces, car avec un tel outil Filofax, Plans de Métro et autres Post-It sont à mettre à la poubelle ...peut être.

dimanche 5 octobre 2008

Critiques

J'ai coincé ce matin en sortant du boulanger Alain. Possesseur d’un Iliad sur lequel j’avais installé les deux ouvrages consacrés à Léonard (France et Toscane), j’attendais, en vain, depuis la rentrée ses commentaires. Sa première réaction, outre ses excuses acceptées volontiers, fut de lever le bras au-dessus de sa tête pour situer le niveau culturel des Guides. Ma première réaction fut de lui rappeler l’incipit des guides : « Lis-moi attentivement, ô lecteur, si tu trouves plaisir à mon œuvre, car le métier que j'exerce trouve bien rarement accès auprès du monde et la persévérance nécessaire à qui veut poursuivre de telles recherches et réinventer toutes choses n'existe que chez peu de gens. Et venez, hommes, venez voir les merveilles que l'on peut découvrir grâce à de telles études. »
Ensuite nous avons convenu de nous rappeler pour en parler.
Témoin de cette courte entrevue, mon épouse me dit chemin faisant : « si tes guides sont inaccessibles pas étonnant que tu n’en vendes pas ! » Et moi d’essayer de justifier ma démarche :
- Pourquoi réécrire une énième version d’un ouvrage ressemblant aux autres ?
- Pourquoi ne pas suivre l’invitation faite par Léonard ?
- Pour connaître Léonard nous avons, jai eu trois choix :
1) Suivre les « guides parapluie » à Florence, au Louvre, à Vinci etc…et courir derrière une doxa qui refuse de voir un Léonard fils d’une esclave par exemple (seuls les Guides de l'Art de National Géoagraphique trouvent grâce à mes yeux, tous les autres, vivants ou papier, sont bons pour les touristes).
2) Lire, pour suivre les conseils de Stendhal, des ouvrages par centaine, et tenter d’approcher au plus près l’époque, le caractère et les travaux du maître etc....
3) Lire (écrire, construire) les Guides MAF et faire un effort bien moindre que celui nécessaire au choix précédent, mais faire un effort quand même.
4) Et de rappeler qu’aucun ouvrage à ce jour ne vous permet, comme les Guides MAF le font, d’être devant le dôme de la cathédrale de Florence, de lire Vasari vous expliquant la technique de construction de celui-ci mise au point par Brunelleschi, de voir un schéma explicatif, car l'affaire est pour le moins compliquée, et d’écouter le motet de G. Dufay écrit, sur les bases architecturales du dit dôme, pour la consécration de l’édifice.
Et ce en plein soleil grâce à la technologie e-ink.
Cette démarche n’est pas élitiste, ni commerciale mais tout simplement culturelle.

samedi 4 octobre 2008

Un nouveau Kindle



Un nouveau Kindle ? C'est ce que crois savoir BGR. On verra bien si l'info est vraie. En attendant nous pouvons faire un voeu : voir sur les listes de cadeau de noël l' e-book en lieu et place du GPS. Et s'il est trop tôt, voir simplement Amazon France l'ajouter à son site histoire de....

vendredi 3 octobre 2008

Le PRS700



Il est bo, il possède un écran tactile et il sera dispo aux US. Ce n'est pas forcément une nouvelle machine, un nouvel e-book révolutionnaire, mais plutôt une évolution du PRS505. J'essaie de m'en procurer un rapidement pour y tester mes Guides et vous rendre compte.
Souvenez-vous, PVI annonçait cette techno tactile au mois de mais, 5 mois après c'est Sony qui l'a fait.... parce que on le vaut bien :-)
J'attendais l'essai du Point sur le PRS505 (promis pour le 2 octobre), espoir déçu. C'est pas très grave. Je leur ai proposé de tester les Guides MAF pour pimenter la chose, pas de réponse, c'est plus grave ;-)

mercredi 1 octobre 2008

Buzzzz

Pas encore sorti le PRS505 serait-il déjà caduque ? On en saura paraît-il un peu plus demain heure de NY, c’est à dire je ne sais pas quand ;-)
C'est pas vraiment cool, sauf bonne surprise.
le 02/10 je corrige : la conférence aura lieu entre 18 et 21 heures, soit très tôt vendredi matin.
Je tenterai une mise à jour vers 7 heures pour vous tenir informés.

12 PRS505 Sony à Boulogne

L'espace Landowski est fier, à juste titre, de son service conçu pour les personnes handicapées. Son responsable A Patez est un accroc du e-book, voici son petit communiqué : "Bonjour,
A partir du mois d'octobre 2008 la Bibliothèque numérique pour le Handicap(BnH) mettra à la disposition des personnes à mobilité réduite de Boulogne-Billancourt douze tablettes de lecture Sony Reader. La possibilité d'une pluralité de lieux de lecture figure en effet parmi les attentes prioritaires des lecteurs relevées dans l'étude que Viviane Folcher, maître de conférence à Paris 8, a réalisé pour le compte de laVille en 2007 : "Accessibilité, utilisabilité, usages de la Bibliothèque numérique pour leHandicap "
Contrairement au prêt de tablettes Cybook en 2002, le prêt s'effectuera dansle cadre du portage à domicile que les bibliothèques municipales ont mis enplace et bénéficiera de l'appui des structures municipales ou associatives à vocation sociale."

Bravo

mardi 30 septembre 2008

Le PRS505 à la bibliothèque

Plongé dans la construction du premier volume conscaré à Michel-Ange (La Toscane de M-A), je me suis délesté de mon PRS505 pour quelques jours. Il est en prêt aux bibliothéquaires du Point du Jour de Boulogne-Billancourt. Après usage elles se fendront d'un commentaire. En attendant une de leur collègue à conçu un petit dossier sur le livre numérique histoire de sensibiliser mes concitoyens. Seul hic, elle ne parle pas des Guides MAF. Dur de se faire connaître ;-(

lundi 29 septembre 2008

Du contournement d'une exclusivité.

Sans y prêter vraiment attention, j'appréhendais l'offre S-H-F comme une exclusivité pure et dure. C'est à dire : vente du PRS505 par et exclusivement par la FNAC,  avec un catalogue de 2000 titres Hachette. Que nenni. Sur le site du fabriquant Nippon on peut lire : "Le Reader est également disponible directement depuis la boutique en ligne Sony Style, dans les magasins distributeurs de la marque Sony et dans certaines boutiques de matériel électronique. Mais où que vous achetiez votre Reader, la FNAC demeure le lieu d’acquisition en titre de vos livres électroniques (ebooks)."
Donc je peux, si Sony joue le jeu, acheter mon reader à Megève chez ma revendeuse préférée.
La dernière partie du texte en référence est plus sibylline, mais amis n'y attachons pas vraiement d'importance. Mon lecteur est compatible PDF, EPub, etc... ce qui fait que je télécharge ce que je veux, chez qui je veux, sauf les titres Hachette en exclusivité pendant six mois, ce qui n'est pas le bout du monde. Et ceci est-il vraiment pervers ? Quels sont aujourd'hui les distributeurs offrant un service de téléchargement ? 
La FNAC, qui n'a pas attendue Sony et Hachette, entre autres sites qui doivent se compter sur les doigts de la main.Voir Aldus pour plus d'infos. Ni Virgin, ni Cultura, les autres poids lourds des biens de consommation culturels ne font partis de la liste. 
Il existe aussi des éditeurs, et on pourrait aussi s'émouvoir de cette distribution directe. 
L'offre KindleBooks me semble plus perverse avec son format propriétaire, et il me semble qu'elle est plutôt bien accueillie, pourquoi ?
En fait, aujourd'hui il y a prise de risque par tous les acteurs qui se lancent sur le livre numérique. Minimiser ce risque  me semble économiquement et intellectuellement supportable. On jugera dans six mois du bien-fondé d'une telle stratégie, on verra dans six mois ceux qui viendront avec nous partager ce risque.

mardi 23 septembre 2008

Virgin

Devant la levée de boucliers orchestrée par Virgin contre l'accord S-H-F sur le PRS505, j'ai pris ma plus belle plume pour leur proposer mes guides : "Bonjour,Je suis l'auteur/éditeur de guides hypermédia, pour le e-reader de Sony (Les Guides MAF). Ceux-ci ont été testés par Sony avec un écho positif. Etant comme vous en dehors de l'accord d'exclusivité signé entre la FNAC, Hachette et Sony, il me semble que nous pouvons quand même offrir aux futurs possesseurs du PRS505 une alternative pour alimenter en contenu cette machine. Ce n'est peut être pas la solution idéale, mais elle aura au moins le mérite de montrer que la satisfaction du lectorat est aussi l'affaire de Virgin. Je me tiens à votre disposition pour tous renseignements complémentaires et un éventuel RDV.Salutations. Marc-André Fournier."
J'ai envoyé ce mail au service marketing-partenariat dont j'ai trouvé l'adresse sur le site des magasins. On verra si une réponse m'est adressée.
Je vous tiens informés, c'est la moindre des choses, on mesurera ainsi la volonté de Virgin sur les e-books.

PS: Je sais qu'il y en a parmi vous qui sont dubitatifs. Faut pas. J'ai d'autres cartouches.

Acheter ou non le PRS505 ?

Il est impossible de lister tous les freins qui "poussent" (elle est bonne celle-là) le futur lecteur (ça continue) à refuser d'acquérir un PRS505. L'exercice inverse s'avère plus difficile. Pourquoi s'équiper aujourd'hui ? Pour lire !
C'est une évidence mais lire quoi et comment ? Cette machine n'étant pas encore bien adaptée à l'hypermédia (textes, images, musique, abandonnons la vidéo pour quelques années, donc aux Guides MAF) restent les différents type d'ouvrages disponibles en mode papier. Ils en existent deux: les kleenex, on les lit, oublie et jette (plus de regret avec le recyclage du papier) ; et les autres (plus rares) on les lit plusieurs fois, on n’hésite pas à les prêter, sauf à la personne qui a commis l’erreur fatale de ne pas vous rendre un, et un seul suffit pour fâcherie légitime, pour faire partager notre enthousiasme et notre plaisir.
Les romans kleenex, dont fait partie le dernier Nothomb (ce n'est pas moi qui le dit mais mon entourage, pour ma part je n'ai pas le temps de lire des romans), sont idéaux pour ce type de support, à une condition : un prix attractif. Après l'équipement des frimeurs et des convertis il faut séduire le lecteur lambda, et là le meilleur argument reste le porte-monnaie. Et si le prix unique du livre freine le téléchargement en France, faisons confiance aux petits malins qui installeront des plateformes en dehors de nos frontières. Cette hypothèse ne se vérifie que pour une-reader à 300 €, dès que celui-ci sera vendu moins de 100 €, le retour sur investissement deviendra caduque.
Les livres techniques (je pense aux manuels d’utilisation des OS et logiciels pour micro-ordinateurs) sont aussi bien adaptés, car vite obsolètes.
C’est d’ailleurs cette obsolescence qui deviendra un argument canon pour le e-book. On vendra un guide, un ouvrage technique comme un logiciel, avec une nouvelle version qui sera en fait une mise à jour (un bon moyen de s’assurer contre le piratage, ou de freiner celui-ci), avec un prix de l’ordre de 30 ou 5o % moins cher.
Hors aujourd’hui nous ne sommes pas dans cette configuration. Et Sony en visant les 30-50 urbains se déplaçant, n’est certainement pas loin de la vérité. Seront séduits non pas ceux qui prennent le métro, mais ceux qui de Thalys en Eurostar et TGV ont devant eux quelques heures pour se consacrer à la lecture (En fait le relais H aurait été peut être plus pertinent que la FNAC ?). Ils possèdent les moyens de s’offrir le PRS et en ont marre de devoir choisir entre deux ou trois ouvrage qui pèsent une tonne (j’ai trimbalé Les trésors de Venise de National Géographique pendant 4 jours, mon épaule s’en souvient encore) et ne trouvent jamais leur place dans la sacoche du micro-ordinateur portable. Ces ouvrages qui vous permettent de vous évader entre deux TB, ou BP, un rapport, ou un plan marketing….foireux. Ils sont nombreux, c’est fou le nombre de gens qui prennent le train, mais pas des millions.
En fait, et j’en suis ravi, on voit bien que la balle est dans le camp de l’éditeur, du contenu.
J’y pense. Il existe un endroit ou le PRS est roi : le lit. Avec une petite loupiote, voir sur le site de Sony, vous pouvez aborder sans déranger votre compagne, compagnon, votre livre préféré, regardez des photos tranquillement avant de faire de beaux rêves. Plus de bruit de pages tournées, plus de jaquette compromettante…c’est trop cool. Pour la musique c'est autre chose, la qualité du MP3 est si déplorable qu'il est difficile de parler de musique, parlons plutôt d'ambiance musicale. En fait c'est comme pour l'horlogerie les CD deviendront des produits de luxe comme les montres mécaniques.

A suivre

mercredi 17 septembre 2008

Aldus dans mes montagnes

Une page se tourne, la grande distribution va prendre le relais des pionniers du e-book.
Lorenzo nous manque mais Aldus relève le gant. Avant de lire le Figaro, je vais sur son blog, et je suis sûr d'avoir toutes les infos dont j'ai besoin. Le troisième larron, B Rives, tourne en rond et affiche souvent une longueur de retard alors qu'il en avait trois d'avance. Ses solutions et prises de position ne servent que lui; dommage.
Combien de temps encore avant que la pub et le marketing des gros n'enterrent la passion des petits? 
Déjà on entend Virgin crié au loup, sur un accord qu'ils auraient aimé signé. Ils ont fait quoi l'année dernière pour les E-books ? Il existent d'autres solutions, d'autres approches, Sony n'a pas gagné la partie, loin de là. Il suffit de voir l'enthousiasme du patron France, plus timoré tu meurs. 

mardi 16 septembre 2008

le PRS 505 dispo le 23 octobre à la FNAC

Je rentre de ballade, après avoir discuté des effets de Tchernobyle avec les paysans du briançonais (ils ont morflés les pauvres), je lis sur le site d'Aldus la dispo du PRS 505 pour fin octobre. C'est cool, reste maintenant à faire savoir aux futurs acquéreurs qu'il existe des Guides avec textes, images et musiques sur le PRS . La partie est loin d'être gagnée, car même en les donnant, j'attends toujours des 2 ou 3 personnes qui en disposent un retour (Léonard en Toscane ou en France c'est quand même plus intéressant que Bob Dylan (cf Le livre de F BON en promo sur le site de la FNAC). Non ? En fait j'en sais rien je n'ai pas lu son ouvrage, mais Dylan sans extraits musicaux c'est comme White Bicycle, frustrant. Bon je rentre,  la connexion WiFI en plein air c'est bien mais il commence à cailler (il a fait -4 cette nuit) . Vivement la semaine prochaine et mes pénates. 

Les fonds d'investissements chez les libraires

Lu dans le Figaro de ce jour un article sur le rachat  de la librairie Decitre par un capital risqueur. Je ne connais pas le milieu de la librairie, mais je considère celui des capitaux risqueurs, plus comme  l'antichambre du dépeçage. Que restera-t-il de cette entreprise dans 5 ans ? C'est la troisième enseigne qui passe sous leur coulpe, c'est pas vraiment  bon signe, mais com d'hab je peux me tromper.

Sony reader in french

Il débarque. Quoi ? Le PRS505. Pour en savoir un peu plus il suffit d'aller sur le site de Sony  France (merci anonyme) http://www.sony.fr/product/rd-reader-ebook/prs505#pageType.
Pour répondre à mon interrogation précédente il semble que soit mis en avant le format e-pub.
 Rentrant de Venise et étant installé en face des chaînes du parc des Ecrins, je n'ai pas tous les outils nécessaires pour aller plus loin dans une analyse, forcément fausse :-), des avantages et inconvénients de ce qui pourrait être un standard. De plus j'ai des problèmes de messagerie, je reçois mais n'émets pas Lorenzo. 

mardi 9 septembre 2008

Une erreur encore :-)

L'erreur possède parfois une saveur plus agréable que la raison. Sony sera donc présent en France avant la fin de l'année, c'est une excellente nouvelle. Nous en saurons un peu plus le 16/09,  attendons. Attendons  de voir ce que nous propose le trio Fnac, Hachette, Sony. Les éléments qui me turlupinent  pour le moment sont liés au format adopté pour les ouvrages (E-pub VS format propriétaire de Sony) et le prix des dits ouvrages.  Beaucoup de questions encore en suspend, et beaucoup de bagarres en perspective, c'est super.  

jeudi 28 août 2008

La rentrée....sans moi

La rentrée se fera sans moi, elle a l'habitude et franchement que je sois là ou pas tout le monde s'en fout. 20 jours à grimper les cols des Alpes, a visité Mantoue pour la première fois, et Venise pour le troisième fois. Cette escapade sur les bords de la lagune me permettra de finir le troisième volume des Guides MAF sur Léonard (Milan-Rome-Venise) et de corriger Michel-Ange. Si tout se passe bien je devrais intervenir sur un documentaire japonais consacré à Léonard, si non eh bien les gens du soleil levant ne sauront pas quels sont les liens qui unissent la France à la cité des bords de l'Arne. Mais dans l'ignorance, relire Platon et sa caverne, rien ne nous perturbe. A mon retour j'espère avoir des nouvelles positives sur le marché des e-readers en France. Ca ne sera pas du côté de Sony ou Amazon, ni de celui d'Orange ou SFR, mais de FeedBook sûrement. Même si ça bouge chez les deux principaux fournisseurs d'e-books, c'est en dehors de nos frontières, nous ne sommes pas impactés. C'est comme ça, et nos commentateurs feraient bien d'arrêter de rêver et de râler (j'en reviens pas encore Pisani (TransNet) qui se permet de gueuler contre le prix d'UN e-book sur Amazon et qui n'est même pas foutu de nous livrer une version numérique de ses ouvrages). La France, les japs et les ricains, ils s'en foutent. J'espère que Lorenzo (Soccavo) nous aura gratifiés de ses nouveaux projets. Lui au moins bosse pour la cause et cause de ce qu'il connaît, RV aussi d'ailleurs mais il m'énerve un peu avec son prix unique. Si une liaison WiFi existe encore à Monêtier-les-Bains, je pourrai suivre tout cela, si non eh bien tant pis et bon courage à tous.

mardi 26 août 2008

La télé, ma pharmacienne et le e-book

Passé à la télé c'est l'assurance de voir vos proches se foutrent gentiment de vous et ceux qui vous connaissent de loin de vous dire : "cétait bien vous à la télé ?" Après une réponse affirmative le dialogue s'engage avec ma pharmacienne (une cible de choix, cultivée et pas vraiment gênée aux entournures; je la fais courte).
- Alors vous êtes un spécialiste de Léonard ?
- Oui
-Et vous écrivez ?
-Oui pour des e-books
- C'est quoi çà
- Un nouvel appareil qui va tuer le livre
- Depuis le temps qu'on en parle
- Demain je vous montre.
Le lendemain à la pharmacie (en face du stade Pierre de Coubertin. Elle est fréquentée par les vedettes de TF1, un jour peut être je verrai Ferrari, le boulanger pour sa part est fréquenté par Porsche, celle de Rothen avant qu'il perde son permis, mais je m'égare)
- Voilà l'engin (le PRS505 de Sony)
- Mince c'est génial
- ça coûte combien ?
-Environ 250 euros
-C'est un peu cher et le retour sur investissement ?
- Ben (je suis gêné) en France avec notre mentalité à la con, un livre électronique vaut aussi cher que son équivalent papier.
- Les livres sont chers en France, la loi Lang c'est une connerie. Et la couleur ?
-2010
-En couleur j'achète, et si je retourne en Italie je prends vos guides.
-Super! 14€52 le guide France et Toscane avec textes, images et musiques.
Imaginez vous êtes devant le Dôme de Florence, avec la musique écrite pour la circonstance, la consécration du Dôme, par Guillaume Dufay et les explications qui vont bien.
- Je suis dans l'ambiance
- Oui vous y êtes.
-Et les cartables pour les gamins ?
-Je crois qu'ils font quelque chose à Strasbourg
- Oui, il est temps. Il faudra que ce soit costaud. Et vous en vivez de vos ouvrages ?
- (la question qui tue) Non (et franchement entre nous je sais pas si j'en vivrais un jour).

samedi 23 août 2008

PVI et les readers sur les traces de l'Iphone

Qui connaît PVI (http://www.pvi.com.tw/) ? Cette société taïwanaise fabrique pour Sony et Amazon les écrans des e-readers (e-books). Son dernier communiqué de presse, qui date du mois de mai, fait référence à une nouvelle technologie baptisée Touch reader. Cette nouvelle n’en n’est pas une, mais elle permet, à condition que le fabricant parvienne à convaincre ses clients du bien-fondé de cette approche, d’allonger la liste des arguments contre le portage des e-books sur l’Iphone. Evidemment le marché tranchera, mais les auteurs ont aussi leur mot à dire. Pour ma part la réduction au format du téléphone d’Apple de mes guides entrave la fluidité de lecture, la qualité de reproduction, sans parler du confort de lisibilité. Le format idéal, pour un nomade cultivé, reste le « livre de poche ». Il n’existe pas. Le PRS est plus petit, je parle de l’écran, l’Iliad est plus grand. Avec Touch Reader c’est possible. L’espace dévolue aux boutons de navigation est gagné pour un écran plus grand, mais toujours transportable dans ma poche de veste. Le début d’un rêve qui serait comblé si le décloisonnement des différents médias venait à sauter lui aussi (interactivité entre sons, images et textes)

mardi 19 août 2008

PRS505 et embargo

Dispo le 4/09 en UK je suis allé sur le site pour passer une commande (virtuelle) du PRS. Et là on nous annonce tout de go que l'E-book (j'utilise ce terme inadéquate pour être référencé Wikio) de chez Sony n'est pas livrable en dehors des frontières de la Perfide Albion, dont la nageuse de 400/800 est étonnante. C'est agaçant, et peut être contraire aux lois du commerce européen. Seule consolation, se dire que la France aura la primeur d'un nouveau modèle pour la fin de l'année. Oui je sais je rêve.

mardi 12 août 2008

Nature et découverte.

Samedi je me balladais dans un centre commercial. Pas plus lugubre que les autres, conforme au modèle moyen de gamme, avec un magasin Nature et Découverte.
Si la nature des gens de cette enseigne est de découvrir, il est temps, alors, qu'ils installent dans leurs rayons des E-Books. Je ne connais pas l'éco-bilan d'un livrel, mais 500 ou 600 ouvrages ça doit faire pas mal d'arbres par terre, non ? Ils vendent des livres, de l'électronique et ils sont proches de la nature. ils attendent quoi ?
PS: je leur ai envoyé un mail pour les informer de ma réflexion. J'aurai peut être une réponse ;-)

samedi 9 août 2008

Quelle diffusion pour le E-book ?

Irex vient de signer un nouveau partenariat avec WHSmith, une chaîne de librairies, il en existe une à Paris rue de Rivoli, anglo-saxones. La société néerlandaise à vite compris semble-t-il que son BM originel orienté BtoB n'est pas le meilleur (c'est une supposition que je fais en absence de chiffre). C'est donc avec un certain succès qu'elle parvient à séduire d'autres acteurs du même type en Suisse, en Italie, et sur le sol Anglais. En France l'expérience la plus intéressante est pilotée par 4Dconcept avec Orange pour Read&Go. Read what ? On le sait. Go where? Où bon vous semble sur le territoire couvert par Orange. Mais ce qui nous questionne c'est How. Accepterez-vous, hors d'un panel, de lire des ouvrages de quelque nature qu'ils soient (guides, journaux, livres etc..) supports de Pub, ou non? Si oui. Les opérateurs téléphoniques pleins aux as, sont les meilleurs canaux de distribution. Si non, le libraire a une petite chance, toute petite, car il devra affonté aussi le net, et les distributeurs classique de produits électronique type Darty et autres Leclerc. Car n'en doutons pas Irex, Sony et les autres ne sont que des pousseurs de cartons. Leur rêve c'est de voir leur matériel en rayon dans les grandes enseignes de distribution. La ligne du BP ou du TB qui les intéresse s'intitule "nb d'unités distribués". Et il me semble que ce petit jeu échappe totalement aux éditeurs, quant aux auteurs n'en parlons pas. Quel camp va choisir le consommateur ? Je n'en sais rien. Si l'E-book est considéré comme un "téléphone" c'est l'opérateur qui gagne, s'il est considéré comme un "micro-odinateur" c'est le distributeur. La variable prix à sûrement son importance, mais le service est du côté des opérateurs, et ce dernier va peser lourd, très lourd dans la balance.

vendredi 8 août 2008

E-codex sur I-phone et autres .... c'est une connerie

ActuLitté avait déjà levé le lièvre, Pisani sur Transnet dit un peu la même chose pour un autre registre (surfer sur le net), l'Iphone n'est pas destiné à la lecture d'E-codex ou E-book. Ils invoquent la faiblesse de la batterie, dont acte. J'invoque l'ergonomie de l'écran. Trop petit, illisible au soleil. Et pour les téléphones portables classiques c'est pareil. Je sais au Japon ils sont fans, mais au pays du Kanji les caractères se prêtent sûrement mieux à l'exercice. Le détournement reste toujours une voie possible, mais nos yeux et notre concentration seront mis à rude épreuve sur ce type de support, c'est inutile. C'est inutile et con, car en tant qu'auteur hypermédia je serai amené sur ces écrans de 3" et moins à supprimer des images, ou à les réduire à un format dégradant pour obtenir une lecture fluide (J’ai bcp apprécié l’écran 5" de l’Iliad). C'est inutile et con si aucune alternative n'était proposée, mais les e-readers, dont les prix vont forcément baissés, sont là. Seulement Apple possède une force d'attraction et de frappe bien supérieures à celle de tous les fabricants de livrels réunis. La firme de Cupertino a acquis aussi une intelligence marketing supérieure. Elle n'hésite pas à solliciter les compétences externes qui foisonnent par million de part le monde, je pense au SDK, et visiblement ça marche. De notre côté, les fabricants de livrels sont en vase clos. Assembleurs, avec très peu d'imagination et d'innovation, ils choisissent Linux mais bride son accès. Ils veulent bouter le papier hors de nos maisons mais pensent et réfléchissent papier/livre et non hypermédia. A croire que le monde papier nous ramène toujours aux sources de sa genèse. En fait c’est Amazon qui semble sentir le mieux les choses. Qui semble seulement, à tester. Les auteurs auront la responsabilité de refuser de voir leur travail dégradé sur ce type de support.

jeudi 7 août 2008

Portage sur Irex

Ce n’est pas l'annonce du mois, quoique en ces temps de disette ;-) mais j'ai terminé le portage des Guides MAF, la France et la Toscane de Léonard, sur Irex. C'est Alain C ... qui gentiment m'a prêté son Iliad. Consultant il est à l'affût de tout ce qui est nouveau et semble-t-il utile à son travail. Il s'est donc offert le joujou et quelques accessoires pour un montant de 800 €. Après quelques jours d’euphorie c’est la déconvenue. Pourquoi ? Pas de contenu et pas d’outils. La blogosphère des e-machin et e-truc va sourire, mais notre quidam n’est pas armé pour affronter seul le désert qui entoure les livrels, en France je veux dire. Dans l’univers BtoB, il pensait pouvoir prendre ses rapports avec lui (rédigées sous Word) et les transférées facilement. Ben visiblement ce n’est pas si facile. Ca demande un énorme boulot quand diagrammes et photos se mêlent aux textes, trop de boulot pour une qualité moindre que sur PC portable. La prise de note en mode image ne l’a pas convaincu, moi non plus pour le moment, mais je n’ai pas tout exploré, enfin j’espère. Pour le BtoC maintenant. Nous étions dans la rue quand sous un super soleil je lui ai montré la première mouture e-book pour Iliad de la Toscane de Léonard. Il n’en revenait pas. Du coup au lieu de me le laisser pour continuer mes tests, il est parti en vacances avec. Bonne lecture Alain.

mercredi 30 juillet 2008

PRS505 et nouvelles versions de soft.

Deux mises à jour le PRS505. Une par Sony et l'autre par Adobe. La première corrige quelques bugs, mais pas tous (j'ai voulu lire une carte avec des photos prises par un appareil photo Sony et ça ne marche que difficilement, il faut appuyer plusieurs fois sur la loupe pour obtenir un bon résultat). La seconde permet de lire des e-books au format e-pub via un patch installé par ADE1.5. Le plus amusant est de lire les ouvrages stockés sur le PRS, connecté, avec ADE installé sur votre PC. Pour les illustrations c'est sympa on peut activer la loupe pour un grossisment à 900 % qui ne sert à rien ;-) mais avec une netteté étonnante pour 150 et 200 % et avoir la couleur. Si vous ajouter un signet via le PC, vos bookmarks sont mis à jour sur le PRS. Il existe peut être d'autres fonctions; à explorer !!! Je ne sais pas si ce couple est promis à un bel avenir, mais j'attends toujours la lecture des fichiers multimédia sur les deux (peut être en encapsulant des MP3 dans du flash etc... trop compliqué pour moi).

samedi 19 juillet 2008

Perspectives

Dans le Guide consacré à la Toscane j'avais peur d'insister lourdement, par l'entremise d'Alberti (l'auteur présumé de l'Hypnerotomachia, ouvrage mystère du roman de B.Rives) et Léonard, sur la perspective. Pour me justifier j'avais appeler en renfort une interview de D. Arasse. Etait-ce suffisant ? Je n'en sais rien encore, mais en lisant le spécial anniversaire 1908-2008 d'Enjeux les Echos, je suis tombé page 36 sur une carte anamorphose de la France du TGV. Elle constitue un bel exemple, cinq siècles plus tard, des réflexions entreprises par les hommes de la Renaissance et justifie, je le souhaite, mon insistance.
PS: Ne sachant pas si je peux publier cette carte, je m'abstiens. C'est dommage ;-(

jeudi 10 juillet 2008

Un classique de temps en temps

Qui lit des classiques ? Les étudiants, les inconditionnels de tel ou tel auteur, les possesseurs de PRS 505 ayant toutes les peines du monde à acquérir, hors les Guides MAF, le dernier ouvrage qu'il faut avoir lu pour ne paraître has been. En ayant découvert des vertus inespérées au format rtf, RV met sur son site, http://aldus2006.typepad.fr/, un nombre certain de ces classiques, que tout notre petit monde sera ravi de revisiter. Allez-y de notre part, ce n'est pas loin, juste à un clic.

dimanche 6 juillet 2008

Un troisième E-book en bêta test pour septembre

Fort de son partenariat avec les japonais , un opérateur de téléphonie mobile resserre ses liens avec les entreprises japonaises pour le lancement d'un bouquet accessibles sur un e-book fabriqué par le fils d'Ep.

Première innovation la couleur.
Avec quelques mois d'avance sur ses concurrents, le géant nippon est le premier industriel à fournir une feuille dont la résolution viendra directement concurrencée nos écrans de micro-ordinateurs portables.
Ne voulant marcher sur les traces des n°1 et 2 , dont les bouquets sont quasiment identiques, notre opérateur, sachant qu'un lecteur est d'abord une lectrice, propose 3 magazines féminins, un de déco et un hebdomadaire TV (cohérence de groupe oblige).
Pour l'info quotidienne, c'est Dodo-Boulot et ses versions régionales qui est appelé en partenariat.
Le livre n'est pas oublié, à croire que l'opérateur s'est dit qu'après avoir lu les news dans le tram nos cerveaux demandaient de l'évasion, et là surprise, outre l'éditeur de Masashi Kickmoto (nos enfants ne sont pas oubliés, merci pour eux), sont invités :
- Les éditions Une avec un titre en exclusivité "l'E-book pour les zéros "
- Book in the pocket dont le savoir-faire en matière de format réduit n'est plus à démontrer.
Lecteur MP3, l'E-book-Third, ce n'est certaiment pas son nom définitif, propose 100 titres des catalogues de Like A ... et Candide, le producteur de Carla.
Une sortie HDMI permettra de balancer sur l'écran plasma des grands-parents les photos des principaux évènements familiaux.
Un bémol toutefois.
Dans le CP rédigé par l'agence Fake, une petite ligne avertit les futurs bêta-testeurs qu'un logiciel espion, ils appellent ça un meter, enregistrera leurs usages et comportements.
L'enjeu est évidemment la PUB.

Pour être sélectionné un SMS au 007 : Tapez 1 pour : je veux être bêta tout simplement, 2 pour : je veux être sur-facturé comme d'hab.
En attendant de savoir qui je suis ...bonnes vacances.

mardi 1 juillet 2008

Starck dessine moi un E-Book

Ce matin chez Elkabbach sur Europe 1, Starck est devenu incontestablement le meilleur vecteur du E-Book (souvenez-vous le Grand Journal de Canal +). Après une nouvelle pièce de 2 euros, le designer vedette s'attaquera-t-il à un reader ? Je n'en sais rien car le monteur du site de la sation, pour une réécoute, a couper juste au moment où, mais c'est ce que mon épouse a cru entendre en direct pendant que je beurrais les tartines. C'est une bonne nouvelle.

Correction: Starck a juste offert un e-book aux présidents des commissions européennes. C'était pourtant une belle histoire. Pardonnez à mon épouse elle aimerait tellement que le livrel décolle.

lundi 30 juin 2008

La page 31 du rapport Patino

" Le processus d’éviction
La rapidité d’un éventuel basculement peut aussi renforcer la dynamique de désintermédiation
qui peut s'exercer sur différents acteurs de la chaîne du livre.
Un auteur peut ainsi être tenté de recourir directement à un distributeur numérique qui
lui proposerait, grâce à des conditions commerciales avantageuses (type gratuité du dernier
opus, par exemple), une visibilité nouvelle. Dans ce schéma, l’éditeur sort du circuit
de commercialisation. Si cette hypothèse n’est pas forcément envisageable pour
tous les auteurs, elle peut tenter les auteurs à succès, dont les « best-sellers » assureront
une notoriété importante à l’opérateur qui proposera l’offre. C’est une hypothèse d’autant
plus déstabilisante que l’économie du livre est traditionnellement fondée sur la péréquation
entre ouvrages de rotation rapide et ouvrages de rotation lente, gros tirages de
nouveautés et livres du fonds."

Pourquoi simplement les auteurs de best-sellers ? Le quidam qui publie à compte d'auteur et sent qu'il va se faire entuber par l'éditeur, trop tard c'est fait :-)), a tout intérêt à s'auto publier lui aussi. Et les vilains petits canards qui ne veulent pas, plus, faire comme tout les autres, ils sont légions, ils en pensent quoi des nouveaux contrats plus juteux; du mal ?
C'est assez marrant de ne pas voir dans les annexes apparaître justement des gens de chez Orange ou SFR, qui sûrement bossent sur le sujet. Pas plus qu'Amazon ou Sony, juste pour savoir, ou tenter de savoir ce qu'ils nous concoctent pour 2009.

La page 11 du rapport Patino

" La nature des oeuvres est un autre élément clé de l’expérience. Le texte, tel que nous
le connaissons aujourd'hui, va s'élargir à l'image animée, au son et aux contenus
échangés dans des processus interactifs. Dans le livre numérique, tous les contenus ont
vocation à devenir texte et tout texte a vocation à se trouver en réseau. Pris dans cette
dynamique, le livre va enrichir ses contenus et offrir à son lecteur, grâce aux fonctions
de navigation, des entrées multiples permettant de décliner l’ouvrage de plusieurs
manières.
De tous les contenus soumis à la dématérialisation, celui du livre est celui qui paraît
promis à recevoir le plus fort impact. En passant de sa projection initiale à toutes les
formes de supports numériques, un film reste un film, un contenu proposé de façon
linéaire et sans ajouts, en dépit de l'invention du chapitrage et de l’addition de
« bonus ». La musique pour sa part est passée du concept de l'album à celui du morceau,
unité de base, dès lors qu'elle a connu une distribution en ligne. Pour le livre en
revanche, tout paraît possible et même probable: le respect de l'oeuvre initiale
comme l'ajout de contenu hétérogène, la fragmentation du texte, voire la
combinaison de fragments dans un processus appelé à renouveler la structure des
oeuvres et leur langage."

C'est déjà fait monsieur, c'est déjà fait. Reste à le faire savoir ;-)