jeudi 19 mai 2016

Brouillon : La Joconde premier tableau Impressionniste ?

Définir l'Impressionnisme est une tâche ardue, notamment si l'on échappe à la seule sphère de la peinture, pourtant omniprésente, à la technique picturale transposée aux autres arts. Quel est le dénominateur commun à la peinture, la sculpture, la littérature, la musique impressionnistes ?
Le temps et sa fragmentation.
Celui de Bergson, et non celui de d'Aristote, des physiciens. Pour s'en approcher il faut confronter quelques textes. Les premiers sont hyper connus.... des spécialistes, des philosophes. Extraits du maître ouvrage de Bergson, L'Évolution Créatrice : “Notre durée (le flux continu du temps) n’est pas un instant qui remplace un instant ; il n’y aurait alors jamais que du présent, pas de prolongement du passé dans l’actuel, pas d’évolution, pas de durée concrète. La durée est le progrès continu du passé qui ronge l’avenir et qui gonfle en avançant. Du moment que le passé s’accroît sans cesse, indéfiniment aussi il se conserve.
Que dit Monet : “Impossible d'envoyer [à Durand-Ruel] une seule toile de Londres, parce que, pour le travail que je fais, il m’est indispensable de les avoir toutes sous les yeux... Je les mène toutes ensemble ou du moins un certain nombre.” En voyant les Cathédrales de Rouen chez Durand-Ruel, Pissarro avait bien perçu l’unicité esthétique de l’oeuvre. Les séparer c’était diviser le temps. Idem pour la série de Charing Cross, Waterloo Bridge ou le Parlement de Londres. Chacune des toiles se nourrit de l’autre l’effet passé produit l’effet à venir.
Cette approche contraire au scientisme conduit à une dualité entre l’intelligence, la science et l’intuition chez le philosophe : “La conscience, chez l'homme, est surtout intelligence. Elle aurait pu, elle aurait dû, semble-t-il, être aussi intuition. Intuition et intelligence représentent deux directions opposées du travail conscient : l'intuition marche dans le sens même de la vie, l'intelligence va en sens inverse, et se trouve ainsi tout naturellement réglée sur le mouvement de la matière. Une humanité complète et parfaite serait celle où ces deux formes de l'activité consciente atteindraient leur plein développement.” Que répond Monet :” Il est près de 7 heures, ma pauvre chérie, et ne puis t’écrire bien longuement, comme je le voudrais ; le même temps qu’hier, et toujours pas l’ombre de soleil, ni d’éclaircie, ce qui me gêne bien ; j’ai un tas de choses auxquelles je ne puis travailler ; cela me désole, parce que le temps marche et le soleil aussi, de sorte que le jour où il décidera à paraître, il ne sera plus à la même place. C’est surtout fâcheux pour mes toiles de l’hôpital (Le parlement de Londres). Je sens bien qu’il a déjà fait une grande course et qu’il ne se couche plus dans mon motif. Le peintre se fout de l’heure, physique, à laquelle le soleil se couche, il a l’intuition qu’il sera trop tard quand son pronostic météo s’avéra exact. Il y aura rupture. D'ailleurs il abandonnera ses effets pour d'autres. L’Impressionnisme, celui de Monet, de Bergson et de Proust, on y reviendra un jour, est un continuum se nourrissant des souvenirs, du passé. 
On pourrait en dire autant de la Joconde. Le tableau ne nous raconte plus une histoire, la “storia” chère à Alberti, et certainement pas celle d’une petite bourgeoise florentine. La nature du temps chez le Vinci est aussi un sujet d’études (cf Milan visites avec Léonard). Toutes ces pistes restent à développer, mais si vous vous rendez à l’Orangerie prenez cette approche comme viatique elle vous permettra peut-être d’aller au-delà des simples titres accolés aux panneaux et dîtes-moi. Si vous allez au Louvre ..... à suivre.

jeudi 12 mai 2016

Les désirs de Daniel Wildenstein exaucés et plus encore.

"Il faudrait tout citer de cette première rencontre avec le peintre...." Ainsi s'exprime Daniel Wildenstein à propos d'une rencontre entre Monet et Gimpel.
Ses désirs sont exaucées et plus encore dans Giverny Motifs et Effets Impressionnistes.
C'est la magie du numérique, on se fout du nombre de signes, de pages, d'images, de couleurs, de musiques, de vidéos, quoique.
Pourquoi ne pas tout citer si ça en vaut la peine ? ce n'est pas plus cher !

Monet Aquarium Part 2

video


Essai pour une nouvelle vidéo sur les grandes décorations de Monet.

mardi 3 mai 2016


Quand Harry Potter rencontre Monet via Camille Sain-Saens ;-)....à condition d'acheter le bouquin, mais ça c'est une autre histoire, n'est-ce pas.

mercredi 27 avril 2016

Pretty Things à Veules-Les-Roses


Pretty Things est une petite boutique à Veules-Les-Roses, l'un des plus beaux villages de France. Elle est tenue par une Anglaise "shoothée". Pas de prise de tête pour savoir comment ça fonctionne le thème lui a plu et elle a dit oui. J'en ai profité pour réaliser une affichette bilingue. On verra l'impact.


Vous noterez la petite touche de Purple, je n'étais pas un fan de Prince, c'est juste un clin d'oeil.

dimanche 17 avril 2016

#NI_2016

Inauguration hier soir du Festival #NI_2016 au musée des Beaux Arts de Rouen.
Si je devais retenir.... si je ne retiens que trois choses:
1) Pourquoi les politiques s'excusent-ils de faire des discours trop longs ? Abrèges ou tais-toi et tout le monde, ou presque, parce que les discours moi j'aime bien, sera satisfait, ou alors ne t’excuses pas auprès d’un aréopage, dont les yeux ne lorgnent que vers le buffet, les jambes longues, très longues d’une jeune-fille, la veste rouge d’un quidam qui s’est trompé de scène, quoique, et cherche désespérément la vedette de la télé dont on sait qu’elle couche avec, avec qui déjà ?
2) L'#Impressionnisme le plus grand mouvement..... pictural du 19e siècle (opinion de divers intervenants). Pourquoi cette restriction ? Quid de l'impressionnisme littéraire, musical, cinématographique ? L'Impressionnisme normand : une pépite (Sic Hervé Morin, le nouveau président de région) à exploiter. Soit mais rendons hommage aussi aux écrivains du cru et notamment Flaubert le premier des Impressionnistes (t’as qu’à le faire puisque t’es si malin, hein !, Ok je vais voir)
3) L’expo Manet, Renoir, Monet, Morisot... est réussie.
Premièrement, la taille du musée ne permet ces présentations fleuve dont on ressort saoulé par le nombre d’oeuvres. Seules les plus fortes trouvent place aux cimaises, pas de digression et les commissaires connaissent leur boulot.
Secondement, vous pouvez y voir l’Aetas Aurea de MEDARDO ROSSO. Un chef-d’oeuvre. Pour l’artiste italien une sculpture est comme un tableau. Un seul point de vue imposé par le créateur. On ne tourne pas autour, Medardo vous plante là où il le souhaite et vous y restez, longtemps pour découvrir toute la tendresse et l’amour entre cette mère et son enfant. Et quoi de plus puissant que l’amour ?

Tertio : Degas et ses sculptures. Je ne sais pas pourquoi la peinture ma laissé de marbre hier soir ;-). Je ne cesserai de l’écrire, Edgar est un sculpteur impressionniste, il prolonge dans la matière son travail sur la toile. Il s’en explique d’ailleurs. Séparer les deux approches : une amputation.
Dimanche je vais à Louviers. Les mêmes discours ? Ça serait drôle.